‹ Grandes voûtes (volume 3)Chapitre 43 sur 649 · Voir · texte numérisé non relu

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20. — t jie voûte d’épreuve faite en Wurtemberg a donné, au bout île 2 ans et 8 mois, une résistance de 52ü‘ par 0*0I2.

Centralblatt der Bauverwaltung, ;6 oct. 1901.

Art. I. — Béton <1 aillé. — Sauf les premières (celles de Pont-sur- Yonne27, qu’on reconstruisit trois fois), toutes les grandes voûtes en béton sont construites par tranches entre cloisons normales à l’intrados ou plutôt à la fibre moyenne, et sur toute l’épaisseur à la fois28. Dans chaque tranche, le béton est pilonné par couches horizontales.

On maintient humide la surface du béton posé le soir : au besoin, on la nettoie et on y applique du mortier.

Pour avoir encore une meilleure liaison, on y ménage quelquefois des rainures 29 .

Art. — Béton moulé. — On a parfois employé des voussoirs de béton moulé d’avance (pierre de taille artificielle) 30 : soit pour la douelle et le queutage31; soit pour la douelle seulement 31 b,s ; soit pour les bandeaux seulement32.

Art. 3. — Voûte partie en béton, partie en pierre de taille. — On fait, quelquefois, le corps seulement en béton et les bandeaux en pierre de taille33; ou les bandeaux et la douelle en pierre de taille, le reste en béton34.

Art. 4. — Parements. — On a renoncé aux enduits; ils adhèrent mal. On fait les parements en même temps que le corps, mais en béton plus fin, qu’on dresse ensuite au ciseau ou qu’on lave quelquefois à l’acide chlorhydrique pour lui donner l’aspect de la pierre35.

On a employé des ciments colorés 35,36, des sables de couleur37.

Art. 5. — Protection contre la gelée. — Quand il a fallu bétonner par le froid, on a ajouté à l'eau du mortier, du sel dénaturé38, du carbonate de soude39.

28. — Sauf les voüles de Guggersbach (III, p. 59) et de Kinclaven (V, p. 21), construites en deux rouleaux.

29. — Big Muddy (I, p. 225), — Avenue du Connecticut (I, p. 67).

30. — On a revêtu sur 0"25 la calotte du souterrain de Montrichard (Ligne de Yierzon à Tours) en briques de béton de ciment comprimé (300“ de ciment de Portland par m. c. de sable à gros grains).

Au souterrain de Puech Mergou (ligne d’AIbi à Saint-Affrique), 960" de longueur, sur 920" dans le schiste compact, on a revêtu la calotte, sur0"25, en briques de ciment : ciment 300", gravillon 1"'.

Dans son Rapport sur les souterrains des Alpes, au Congrès de Berne en 1910, M. Hennings conseille l’emploi des voussoirs en béton, même pour les fortes pressions : alors, les armer.

Au deuxième souterrain du Simplon, on emploie des pierres artificielles de 35' x 17' x 7'4 ainsi composées : 5 % de ciment Portland. 15 % de chaux, 85 ; de sable siliceux. On les chauffe sous pression de 6“ ; elles portent 400 à 600k par (TOI2.

Au souterrain de Puymorens (traversée des Pyrénées, ligne d’Ax à Bourg-Madame), on a prévu ce dosage : ciment à prise lente, 300k ; sable, 400 litres; pierre cassée à l’anneau de 0"04, 800 litres.

31. — Wiesen (I, p. 235). 31b's. — Viaduc des Torrents, à Finhaut (Ligne de Martigny au Chale-

lard), Portée 35“40, Surbaissement I 3.64. Ciment Portland, 400" ; sable 450' ; pierre cassée à 0"04, 900'.

32. — Avenue du Connecticut (I, p. 67), — Cannington (S 2, Art. J, C,).

33. — Reichenbach (IV, p. 183), Wittelsbach (IV. p. 199), Moulins-lez-Metz (IV, p. 202), Mannheim (IV, p. 206), Elise (IV, p. 151).

34. — Bellefield (111, p. 49). 35. — Grasdorf (IV, p. 129). 36. — Munderkingen (IV, p. 55),

Inzigkofen (IV, p. 225). 37. — Wallstrasse (IV, p. 143).

38. — Ai pas d’accident par - 14° (Œsterreichische Wochenschrift fur tien ôffentlichen Baudienst, 1" novembre 1902, p. 777. « l ’ber Betonbauten auf der Salskammergutbahn », M. Karl Muck, Ingénieur.

On a proposé aussi le chlorure de calcium qui abaisse davantage le point de congélation et rendrait le mortier plus étanche.

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