CE QU'IL FAUT POUR RÉSISTER AUX EFFORTS
Aii. I. — La voûte retombe sur le rocher. — On taille le rocher
suivant le dernier lit : c’est le cas des passages supérieurs sur tranchées en
rocher, des arches jetées, par-dessus un torrent entre deux parois de rocher.
\ti. 2. — La culée résiste par son poids.
Si l’on a fondé par épuisement dans un batardeau, ou sur pilotis, ou à l’air comprimé, le sol de fondation est à peu près horizontal : c’est par son poids que la culée résiste à la poussée.
A toute hauteur, la maçonnerie doit ne pas s’écraser, ne pas se couper horizontalement 2.
La culée ne doit ni s'enfoncer dans le sol 3, ni glisser sur lui.
1. — Voir les Tableaux numériquesde M. Flamant 'Annales des Ponts cl Chaussées 18x5, I" semestre, p. 523), reproduits à la fin du Cours de Punis en maçonnerie de MM. Degrand et Késa), Tome I, p. 380 et suivantes.
2. — Soient, par rapport au pied de l’arête postérieure • Pic le moment de stabilité, fût le moment
JR.
de renversement. — On a souvent admis que le rapport C = dit « coelficient de stabilité » mesurait
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la stabilité de la culée, et qu’elle était stable avec C = 1,5. M. Pesai a montré que cette conception était fausse, dangereuse ; que, pour la stabilité de l’ouvrage, on n’en pouvait rien conclure ( Stabilité des
Constructions, p. a59 et suivantes). — Ce n’est pas le rapport — — - qui est intéressant, mais la différence .TTL — dlir, laquelle entre dans l’expression de la pression maximn.
3. — Pour une même pression par unité, la déformation du sol croîtrait avec la surface de fondation.
Zentralblatt der Bauverwaltung, 1893, p. 306 à 308 : « Zur Théorie des Baugrundes » Fr. Engesscr.