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VOÛTES INARTICULÉES — SÉRIE S' S' P" (> 40°) — MONOGRAPHIES

tranche inférieure T*: on les noyait ensuite dans le béton.

On laissait ie béton durcir 48 heures, puis, on «décoffrait», en «décollant» les coins G (f,) ; on réemployait les bois aux joints suivants.

Pendant l'exécution d'une tranche, l'appui en arrière lassait d'environ 2™: moins, pendant celle de la tranche suivante. Dans un cintre à poteaux et contrefiches, les déformations d'un appui sont indépendantes de la charge sur les autres".

Toutes les tranches faites, on a rempli les vides entre elles avec le même béton bien pilonné.

6. Décintrement. — On a décintré, par un procédé fort ingénieux, inventé par l'auteur du projet M. Freyssinet, et éprouvé par lui à des arcs en béton armé '".

Au lieu d'abaisser le cintre sous les voûtes, on soulève les voûtes au-dessus du cintre, en écartant l'une de l'autre les demi-voûtes de part et d'autre de la clef par des vérins hydrauliques assez puissants pour y produire un effort égal ù la poussée qui serait créée par le décintrement".

Supposons exécutée la dernière tranche T' de p J la demi-voûte de gauche (fj : on enlève le coffrage

Y ^ 7~ qui maintenait le joint de clef j'j, on graisse ce

joint pour que le béton de T n'y adhère pas, et, contre lui, on exécute la tranche T. L'arc est ainsi coupé à la clef par un joint j'j sans épaisseur.

e qui a été fait pour retenir les tranches au pont de Walnut Lene II, p. 9

10. — Arc A deux articulations (portée 50*, montée 2") que M. F. Mercier, Entrepreneur, a Tait construire i, Moulins en 1903, à titre d'expérience : on l'a décinirè en y enronçant des coins à la clef.

Ponts en béton armé sur l'Allier : du Veurdra 1910 (3 arcs de T2°i56 et 67- surbaissés ou 1/15, (1910) — de Boutjron, (1912). Entrepreneur à forTail M. P. Mercier.

11. — Dans un mémoire inséré aux Annales des Ponts et Chaussées d'octobre 1881, p. 472, j'indiquais que ]e système des élevages multiples matés • crée entre les vouaaoira des clavages des réactions qui soulagent le cintre et préparent le décintrement. >

Dans son rapport du 20 juin 1913 sur les projets présentés pour le pont de Villeneuve, M. l'Ingénieur en Chef Bory fait celte observation ;

• Il convient de remarquer ici que le système de décintrement très particulier qui sera employé au < pont de Villeneuve n'est que l'application systématique de ce dernier principe.

i On crée à la clef des réactions, non par le clavage et le malage du joint, mais par l'action de vérins ■ hydrauliques. Le principe reste le même et les moyens sont diFTérents. ■

A' A' r" (> W")" PONT DE VILLENEUVE

Dans des vides ménagés à la clef à chaque lête, on a placé quatre vérins V capables chacun de 500 (f„, f„, f„) : ils pressaient par des plaques d'acier P de 5' d'épaisseur des tranches T^ en mortier à 1.000 kg de ciment par mètre cube, tenu par une armature ù mailles serrées.

Dispositif de décintrement (0°K)3 p. m.).

f„ — Coupe sur yy de f„

Pour ne pas surcharger les croquis. OD n'a figuré qua la moitié des barres (I), (2), (3).

k — Joint de 25--.

1 cimenl t. 000"

mortier pulvérulent maté.

■ Coupe sur j-a- de f„

Sous une pression de 260^ par vérin", le joint vide jj (f,., f„) s'est ouvert de 2' environ sans soulèvement au-dessus du cintre, puis, la pression atteignant 270^, de 8' à l'extrados, de 7' A l'intrados, avec un soulèvement d'environ 9' audessus du cintre.

Dans le joint ainsi ouvert, on a introduit deux plaques en mortier P' (f„, f„) armées d'un quadrillage à mailles serrées, de 5" d'épaisseur A faces parallèles, garnies sur chaque Tace d'un enduit frais de pâte de ciment pur de 3°"°.

On a laissé échapper l'eau des vérins. Le joint ouvert s'est refermé sur les plaques P' : l'écartement de ses faces est devenu uniforme et égal à 53"", le soulèvement au-dessus du cintre était réduit à 5', Entre les 2 plaques P' (c'est-à-dire en mn de f„), on a maté du mortier pulvérulent de ciment.

— Soit 1.040''' pour les i. Lo poussée calculée de I'

ll.Oas''', soit 24 k. /o-Ol'.

216 VOÛTES INARTICULÉES — SÉRIE A' A' l'" (> W") — MONOGRAPHIES

Cet allongement artificiel de SS""" de la fibre moyenne primitive compense :

1° le raccourcissement par compression de l'arc, sous son poids ;

2° le recul des appuis ;

3" le retrait, réalisé avant le décintrement ou â prévoir après.

Les cales P' introduites à la clef, en supprimant les couples de flexion dus aux raccourcissements, réduisent et égalisent les elîorts maxima.

Malgré la précision des mesures, on n'a pu constater de déplacement latéral dû au flambement.

Par contre, en refermant le joint de clef sur des cales d'épaisseur inégale, on a provoqué des déplacements latéraux: on les a fait ensuite disparaître, en refermant sur des cales d'égale épaisseur.

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