FONDATIONS
Je ne puis évidemment donner ici que des indications très générales.
i." — Il ne faut pas être aussi exigeant pour les fondations d'un ouvrage courant que pour celles d'un grand : il est absurde, comme je l'ai vu faire, de fonder à 14" de profondeur un ouvrage de 2",
2° — Quand le rocher est trop loin, on peut : soit fonder sur radier, soit descendre sur lo rocher des piliers que l'on relie par des voûtes sur lesquelles on établit les pieds-droits, soit encore soutenir le radier par de petits pilotis dont les pointes touchent le terrain ferme. (Exemples, p. 28, 29.)
3» — Pour les petits ouvrages, il n'est pas nécessaire d'avoir un terrain do fondation incompressible : il suffit qu'il soit peu, mais uniformément compressible.
Quelquefois le terrain est moins solide en dessous qu'en dessus ; dans ce cas, se garder de descendre trop bas.
4° — Quelquefois, une partie de l'ouvrage se trouve sur le rocher incompressible, l'autre sur des apports, sur des terrains vaseux, etc... ; dans ce cas, il se cassera au point de passage — c'est sans grand inconvénient. On peut d'ailleurs, par un coup de sabre vertical, ménager d'avance une séparation régulière.
5° — Quand il n'y a aucun danger d'affouillement, on peut, à l'extnïme rigueur, fonder les aqueducs hors la voie de 0"60 à l™ sur une couche uniforme de pierres cassées, de gravier ou de sable, arrosée d'un lait de chaux.
Coupes en long sur l'axe et coupes LIGNE DE MENDE A LA BASTIDE Aqueduc voûté de 1 "00 d'ouverture
Aqueduc voûté de l'W d'ouverture
LIGNE DE BRIOUDE A SAINT-FLOUR Ponceau voûté de 2"00 d'ouverture, biais à 50°
FONDATIONS en traveis sur xx des coupes en long — 5°""
LIGNE DE BRIOUDE A SAINT-FLOUR Aqueduc voûlé de 0"70 d'ouverture
LIGNE DE MOREZ A SAINT-CLAUDE Aqueduc voûté de 0"70 d'ouverture Ponceau voûté de 1"50 d'ouverture
Aqueduc voûté de 0"70 d'ouverture
6" — Il conviendra quelquefois de réunir, par une voûte dont l'exlradoe forme radier, les fondations des deux pieds- droits.
7° — Dans les terrains en penle, on accroche Irëe solidement l'ouvrage au sol par des redans, pour qu'il ne glisse pas.
Ne faire des redaos que dans les terrains à peu près incompressibles.
Ne pas les foire trop hauts, afin d'éviter des Assures résultant de tassements inégaux.
On disposera les redans :
comme au croquis (f,J si l'on ust sur rocher ; comme au croquis (f„) si l'on n'est pas sur rocher. 8° — Il ne faut pas placer systématiquement le radier des ouvrages au niveau du fond du lit des cours d'eau, même quand ce Ht est tout à fait plat; d'abord, parce qu'en gênerai les terres de surface sont moins résistantes et plus compressibles ; ensuite, parce qu'il y a tout avantage à faire aboutir les eaux, tout au moins à l'aval de l'ouvrage, dans un fossé d'un peu de profondeur pour les y concentrer, et les. empCcher de s éparpiller a la surface du sol. Il n'y a évidemment pas de règle générale pour la profondeur des fossés d'amont et d'aval; à moins de circonstances locales spéciales, on peut admettre 0™25 à 0*30 pour un ouvrage de 0~60 ; O°30 à 0°40 pour un aqueduc do l", etc. . .
9" — Il peut arriver qu'un radier AB (f„), tout en ayant ses extrémités A et B assez enfonf cées dons le terrain naturel, soit en remblai au-
dessus de trous C et D. On peut accepter cette disposition en remplissant les trous, soit de pierres sèches rangées à la main, soit de gravier pilonné arrosé d'un lait de chaux, ou, plus simplement, de terre pilonnée; mais il vaut mieux, en général, enfoncer le radier au-dessous des trous
lO — Dans les ouvrages à radier, la profondeur des parafouilles dépend de la vitesse des eaux, de leur rétrécissement sous l'ouvrage, et de 1' » afTouillabilité > du terrain.
11" — Il y a généralement avantage, pour les ouvrages sur torrents, à tenir le radier en contre- bas du lit actuel, de 0"50 à O°80 suivant les cas ; les apports ont vite comblé le dessus du radier et lé garantissent ; dans ce cas, on augmentera la hauteur des pieds-droits de la hauteur présumée des apports.
12° — Dans les alluvions très meubles à grandes déclivités, le radier général doit être défendu, à l'amont et à l'aval, par un parafouillo s'élendant entre les bouts des deux murs en aile, avec une profondeur dépendent de 1' « afTouillabiliié n du lit, de la pente, de l'étranglement sous l'ouvrage, etc... (en général de 2" à S").
Dans ces terrains, les radiers sont souvent afTouillés par l'aval , il faut défendre l'aval par des enrochements.
A l'abri de ces parafouilles, il est inutile, sauf en mauvais terrain, d'enfoncer les culéesen contre-bas du radier.
13° Quand le radier et le lit à l'aval ont peu de penle, et que les eaux charrient, il y a quelquefois, pour les aqueducs de 0'°60 â l°'0O, avantage, pour éviter les obstructions par l'aval, à tenir l'aval du radier en contre-haut du lit, de O°-10 à O°50.