‹ Grandes voûtes (volume 5)Chapitre 172 sur 505 · Voir plus loin, Tome 111, Livre · texte numérisé non relu

Voir plus loin, Tome 111, Livre

Coupe en long sur l’axe — 3mm Demi-coupes en travers

PONT D’ORLHANS

Anrte(>W“)4

4. Piles. — Comme au pont de Charrey 4, les becs sont en ogives persanes, et les retombées des voûtes s’appuient sur le couronnement, qui est en saillie de 0m20 (fj.

Par suite, l’ouverture réelle de chaque arche est : 43n,85 + 2 x 0n,20 - 44"‘255. L’épaisseur des piles se réduit à : 4m15 — 2 x 0m20 - 3m75 (h).

Les chaperons sont imités du pont de Homps sur l’Aude (1781-1788) 0 (SJ.

(J’, — aval (S” J

5. Tympans. Couronnement. Aspect. — La corniche esi empruntée aux pilastres du pont de Navilly sur le Doubs (1782-1790) 7 (SJ.

Les tympans sont en briques ; elles y font bon effet.

Sur ce pont léger, le parapet plein, avec ses dés en pierre de taille, paraît

un peu lourd.

4. — Annales des Ponts et Chaussées, 1893 , 2' semestre, p. 737 et suivantes : « Xotice sur le grand « pont en maçonnerie construit sur la Saône à Charrey », M. Mocquerv, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées (5 arcs de 30" au 1 S').

5. — Aux culées, le couronnement n’est pas en saillie : l’ouverture des arches de rive est 43“85 + 0m20 = 44”05.

6. — M. de Darlein. Ktudes sur les Ponts en pierre remarquables par leur décoration. Ponts français du XVIIIe siècle, volume III. — Languedoc. Paris, Béranger, 1908, p. 173 à 184, PI. 41 à 44. ■ Le Pont « de Ilomps sur l’Aude ».

7. — id. — , vol. IV. — Bourgogne, p. 173 à J89, PI. 23 à 30. « Le Pont de Xacilly sur le Doubs

VOÛTES INARTICULÉES — SÉRIE An rte (> 4()m) — MONOGRAPHIES

Fers ronds de O oZS

Müjrçile en briques

Fer- rond ci 6 0.0 2 5

11 y a, à 6G0m en amont, un fort beau pont du XVIIIe siècle8, vigoureux, robuste, solide.

Très sagement, on a traité le nouveau de façon tout opposée : ce pont léger, presque trop, à lignes fines, presque menues, fait un heureux contraste avec la lourde masse du vieux pont.

(>. Dispositions pour permettre, sans fissures, les mouvements des iMiipansdus aux variations <le température. — En s’abaissant par le froid, les grandes voûtes entraînent avec elles leurs tympans, d’où lissnre inévitable au-dessus de la pile, point fixe.

Il fallait donc l'accepter, la cacher, et, en même temps, contre-buter la poussée de la dernière voûte d’évidement.

Voici le très judicieux dispositif adopté (SJ :

Armature des voûtes d’évidement — 1"'" f„ — Coupe en long sur xx de fls

8. — 1751-17(10. — 9 arches en anse de panier à 3 centres. Arche centrale de 100 pieds (32m48) d’ouverture, 2K pieds (9'“K >) de montée ; arches de rive de 92 pieds (29,n89) d’ouverture, 25 pieds (N"‘12) de montée. — Largeur entre télés : 46 pieds (14'"94). — Longueur entre culées : 166 toises, 4 pieds (324'"84). — Projet de Ilupeau, adjugé le 29 mars 1751. — On a mis 4 ans à le fonder, 4 ans à faire les voûtes, 2 ans à l’achever. — Livré au public fin 1760. — Fondé, après épuisements dans des batardeaux, sur pilotis et grillage. Les fondations ont été fort dilliciles. — On en lira la description avec intérêt et profit.

Perronct. Description des Projets et de la Construction des Ponts de Xeuilly, de Mantes, d'Orléans et autres . .. » Tome second, Paris, Imprimerie Royale, MDCCLXXXIII, « Pont d'Orléans », p. i à 24, PI. XXXI à XXXIX.

Iu — Coupe horizontale sur yy de f

pi vitqpWmÇ' " cn tir, gués ~ ~

O Largeurs moyennes Ri

Coupes en travers

sur zz de fie sur nu de f16

Les voûtes d’évidement sont coupées, par des plans parallèles aux têtes, en tranches, alternativement en maçonnerie et en béton ( Ijj, celles-ci armées de fers longitudinaux qui absorbent la poussée de la dernière voûte (lj6 à fj,,).

Entre la demi-pile du viaduc d’évidement et le pilastre, est ménagé, jusqu’au parapet, un vide masqué en élévation par le pilastre qui, lui, est fixe comme la pile (f,).

C’est le premier grand ouvrage français en maçonnerie oû l’on ait assuré le jeu de la dilatation.

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PONT D ORL1ÎANS

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