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PONT DE MANSAhT, sur l-allier, a MOULINS (ALLIER

Emporté en 1710 (Arche centrale : 44’" 83)

Le pont d’Hardouin Mansart®, « Surintendant des Bâtiments du Boy », avait 3 arches en anse de panier 1 : une centrale de 23 toises (44 “ 828), 2 de rive de 17 toises 1 2 (34 108), 2 piles épaisses de 39 pieds (12m669).

1. — C’est la portée du Pont de Trezzo, À1 i,te (^- 40mJ^ i Tome III, p. 19.

2. — « De la véritable courbe des arches du Pont de la Trinité à Florence ». Mémoire géométrique et historique de Pierre Ferroni — (Inséré dans le Tome X I V de la Société italienne des Sciences, 1808). Mallbran : « Mission d’Italie, en ISÔ2 ». — (Bibliothèque de l’Ecole des Ponts et Chaussées, M. S, n" 464).

• Ferroni, de Florence (1744-1825), professeur de mathématiques à Pise (Grande Encyclopédie).

3. « ...Il (Mansart) Jil un pont à Moulins, où il alla plusieurs fois. Il le crut un chef-d’œuvre de « solidité; il s’en vantoit avec complaisance. Quatre ou cinq mois après qu’il fut achevé, Charlus, père du « duc de Léri, vint au lever du roi, arrivant de ses terres tout proche de Moulins,... C’était un homme « d’esprit, peu content, et volontiers caustique. Mansart, qui s’y trouva, voulut se faire louer, lui parla « du pont, et tout de suite pria le roi de lui en demander des nouvelles. Charlus ne disoit mot. Le roi, « voyant qu’il n’entroit point dans la conversation, lui demanda des nouvelles du pont de Moulins, u — Sire, répondit froidement Charlus, je n’en ai point depuis qu’il est parti, mais je le crois bien à « Nantes présentement. — Comment '. dit le roi, de qui croyez-vous que je vous parle t C’est du //ont de « Moulins. — Oui, Sire, répliqua Charlus avec la même tranquilité, c’est le pont de Moulins qui s’est « détaché tout entier la reille que je suis parti, et tout d’un coup, et qui s’en est allé à vau-l’eau... »

( Saint-Simon , Paris, 1856-1X57, !.. Hachette, volume 4', p. 133).

De Hégemorles (renvoi 5) spécifie que le pont est tombé le 8 novembre 1710. La conversation rapportée par Saint-Simon est de quelques jours après.

Or, Mansart serait mort en 1708. (Grande F.ncyclopédie).

4. — D’après des dessins dont l’un, du 20j uillel 1709, est signé comme « vu » par « Mansart de Sagone ».

(Bibliothèque de l'Ecole des Ponts et Chaussées, M. S., n° 1628.)

La date et la signature sont d’encre et d’écriture différentes : on a indiqué l’avancement des travaux sur un ancien dessin.

306 VOÛTES INARTICl'I.ÉES >40“ TOMBÉES TENDANT Cl ON I.FS CONSTRUISAIT

« La première pierre fut ponce le 3 Septembre 1705 ; les Arrhes entièrement « fermées étaient encore sur leur ceintre, tans que le d et nus du Pont fut achevé; « lorsque le 8 Novembre 1710, une ci ue cccasicnna la chiite de la plus grande « partie de cet ouvrage, construit avec un soin une exactitude tant sur le choix « que sur l'emploi des matériaux, dont il n’y a peut-être point d’exemple. »5

La clef de l’arche centrale était décorée d'un cartouche; au-dessus, devait se dresser une pyramide comme plus tard à Blois (1716-1724).

Tout était fondé sur pilotis; les voûtes étaient construites sur cintre retroussé, du type adopté plus tard par Perronet.

En 1707, les massifs s’élevaient à 3 assises au-dessus des naissances.

Le 20 juillet 1700, les piles étaient montées à mi-hauteur du chaperon ; comme plus tard à Blois, l’arrière-bec était en trapèze.

Le débouché total, de 58 toises (113“ 04), était tout à fait insuffisant : de là, les affouillements qui ont fait tomber le pont.

Le pont construit plus tard par de Régemortes (achevé en 1763) a 13 arches de 10 toises, soit un débouché de 130 toises (253“ 37).

5. — » Description du nouveau Pont de pierre construit sur la Rivière <F Allier à Moulins, par « M. de Régemortes, Premier Ingénieur des Turcies et Levées ». M. DCC. LXXI, Paris. Imprimerie de Lotlin, (Avant-propos, p. J).

:î. — PONT SL R LE PANARO, PRÈS DK MO DENE ( ITALIE )

Arche de VJ"1 376, tombée en 1780

Dans l’Italie entière, il n’y aurait [>as eu un pont si extraordinaire et majes- « tueux que celui que Boloynini... voulut de nos Jours éleoer sur le Panaro, le « composant d’un seul arc de 152 pieds de Paris de cordc (49 m 376), 48 de flèche « (15m592)étf 8 d'épaisseur à la clef (2ra599), sur la nouvelle route de Modène... <' mais... quoique moins grand... il eut le même sort sinistre... déjà arrivé à « Bartolotti. » 6.

Au sujet de cet ouvrage, M. l'Ingénieur en chef Zanotti a bien voulu consulter le Directeur des Archives de Modène, M. Giovanni, lequel lui a donné les renseignements que voici :

Une ordonnance du duc Hercule III, en date du 19 mars 1786, approuva la construction d’un pont à une arche sur le Panaro, de 152 pieds d’ouverture, 48 pieds de flèche, appelé Pont Saint-Ambroise, à construire sous la voie Emilienne, entre Modène et Bologne, à environ Gk de Modène.

On commença les travaux le 24 avril 1788; mais, le 24 juin 1789, le cintre céda, entraînant la voûte.

PONT

DE SAINT-GEORGES, si r le liri htalie)

lioute de Formia à Cassino

Voûte de /t7)m tombée en 187 3 7

L’entrepreneur devait exécuter l’ouvrage en deux ans, pour 134.000 lires.

f( — ^Élévation et Cintre — 2mm

En 1872, on construisit les culées ; en 1873, le cintre et la voûte. On allait la terminer8, lorsque, dans la nuit du 15 octobre, elle s’écroula avec son cintre.

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