‹ Grandes voûtes (volume 5)Chapitre 207 sur 505 · S, - p. 112 (verso · texte numérisé non relu

S, - p. 112 (verso

10. — S, - p. 113 (recto). — Eugène de Narbonne conte celte jolie anecdote :

Le Constructeur s’aperçut, la voûte presque clavée, qu’il s’était trompé dans ses projets, et qu’elle tomberait sûrement au décintrement ; il confia ses angoisses à sa femme. Celle-ci, jalouse de la réputation de son mari, mit, une nuit, le feu aux bois du cintre ; l’arclie s’écroula, mais sa chute fut attribuée à l’incendie.

I.’Archevéque répara, à ses frais, le dommage. La femme lui avoua ce qu’elle avait fait, et pourquoi: le Prélat goûta fort son action, et l’en récompensa.

11. — Sur le « Pont de l’Archevêque » s’élevaient deux hautes tours. (Los Reges nuevos de Toledo. Christoval Lozano, 1667. — Bibliothèque nationale. 01. 387. Réserve, p. 267).

On ne les y voit plus.

312 VOÛTES INARTICULÉES AUXQUELLES ON A ATTRIBUÉ A TORT 40m OU PLUS

A la voûte du milieu, on a attribué une ouverture de 44ral\ 43“451®, 39m". Elle a, réellement, 37m60 de portée et 19“60 de montée; elle est légèrement surhaussée, en ogive peu pointue, comme celle du pont Saint-Martin, à Tolède.

<1» — Arches centrales, - aval1’’.

La base des piles de la grande voûte est à grand appareil, peut-être romain.

Toute l’élévation est du moyen-âge : par les rampes qui étaient de 91",ni elf)6",m avant la modification de 1880; — par ses ogives, dont quelques-unes ont un joint à la clef; — par le petit appareil de ses voûtes; — par ses becs pointus; — par ses deux rouleaux superposés de l'"40 et 0m50.

Aux reins de la voûte, on voit des trous carrés comme au pont de Céret1* : sans doute des trous de boulin pour appuyer le cintre.

Tout est en granit : il y a quelques mauvaises pierres.

Ces renseignements ont été, sur ma demande, gracieusement donnés par M. Juan H. Uriarte, Ingénieur des Ponts et Chaussées à Orense.

12. — Germond de Lavigne : « Itinéraire de l’Espagne », — Paris, 1866, p. 273. — M. Alfred Léger: « Les travaux publics, les mines et la métallurgie au temps des Ilomains. »

Dans la Statistique des Annales des Ponts et Chaussées d’octobre 1866, p. 542‘". n° 25, j'ai reproduit cette indication « sous toutes réserves ».

13. — M. L. Gaztelu. Marquis d’Echandia : « Los grandes Arcos de Fiihrica en los Puentes de Espaiia ». (Revista de Obras Piiblicas, 12 juin 1899).

14. — Croizelte-Desnoyers, « Construction des Ponts », Tome I, p. 45.

15. — Photographie qu’a bien voulu remettre M. Juan R. Uriarte.

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