OGIVES 15 O
Ogive surhaussée. — C’est l’ogive des cathédrales46.
Sur la ligne des naissances AC(f3i), prenons, à égale distance du milieu B, deux points D, E, comme centres des arcs de rayon DC, EA. Elus 1) et E seront loin de B, plus l’ogive sera haute et pointue. S’ils se confondent avec les naissances A et C, l’ogive est équilatère 17> ‘8.
Vrt. *2. — ( )mve surbaissée. — J’ai cité
(Tome III, p. 313) le pont de Martorell sur le Llobregat :
2 a = 37ra30 ; b = 15m30 ; <7 = 0,56
45. — Sont déjà en ogive, par assises horizontales empilées en surplomb : le Dûme d’Abydos (Egypte) (Choisy : Histoire de V Architecture, Tome I, p. 19, 20) ; le « Trésor d’Atrée », à Mycènes (Id., p. 231 ; — Raynaud : « Art de bâtir », p. 356, PI. 44).
L’ogive remonte, en Syrie, à l’antiquité romaine (Choisy, Tome 11, p. 20). Elle parait avoir été importée de Syrie vers la fin du XI' siècle par les pèlerins et les Croisés (Id., p. 512).
46. — Soit A R C D (f,,) le plan d’une voûte d’arête. Les arcs diagonaux AC, RD étaient presque toujours en plein cintre, les arcs « formerets » AD, RC, les arcs « doubleaux » A R, CD, eu courbe brisée.
Or, c’étaient les arcs diagonaux en plein cintre AC, Rl), et non les arcs pointus des tètes, qu’au moyen-àge on appelait « augives » (Choisy, II, p. 271).
47. — En pratique, on divise A R, RC(f34) en n parties égales; les centres sont les premiers points de division.
On a pris, en Syrie, n = 8 (Choisy, 11, p. 115); en Occident au XII' siècle, n = 5; au commencement du XIII', n = 3 (ogive tiers-point); puis n = 1 (ogive équilatère) (Choisy, II, p. 342).
48. — M. Dieulaloy a relevé un grand nombre de ponts persans et indiqué le tracé d’une ogive assez compliquée, presque inscriptible dans une demi-circonférence. (Annales des I’onts et (.haussées, Juillet 1SS3 : Notice sur la construction des ponts en Perse, p. 23).
On n’en voit guère l’application à nos intrados : autant adopter le plein cintre, qui a un peu plus de débouché et qui, lui, n’a pas besoin d’être chargé à la clef.
On a profilé «n ogive persane les becs des ponts de Charrey, d'Orléans ( I orne 111. p. 257).
VOÛTES INARTICULÉES — COMMENT ON TRACE UNE VOÛTE
:no
L’intrados du pont de la Trinité à Florence (milieu du XYT siècle) est fait de deux courbes elliptiques qui se coupent ,9,S0 (fM).
Art. 3. — Arcs I irisés.
brise l’intrados (f31, f3i).
Pour soutenir un poids isolé en O, on
f3t — Arc brisé surbaissé
f3J — Arc brisé surhaussé
°hA
Aux arcs de cercle, on peut substituer une autre courbe, pour mieux encadrer les courbes de pression.
Si l’intrados doit passer par deux points M, M', (fjs) on peut adopter la forme :
On a fait ainsi à Fontpédrouse (Voir l'ome V)31.