Matériaux
A. Pierres. — La grande voûte est en moellons de « phylitte » de 1<> à 12"“ d’épaisseur, schiste résistant à 1580k en moyenne (S.), des carrières de Teuma et Tirpersdorf près Plauen, bien lavés à l’eau sous pression (SJ.
Avec ces petits voussoirs, on a employé 12 à 45 % de mortier (S,). Cette grande voûte est donc, pour près de moitié, en mortier.
Au lieu de montrer sur les tètes les petits moellons, on a simulé des pierres de taille de granit de gros appareil, par un crépi de 1 de ciment et 5 de sable blanc de la vallée de Lauten (SJ.
On a barbouillé la douelie d’un crépi uniforme, sans lits ni joints. On dirait d'un pont en béton (SJ.
Très évidemment, on s’est peu préoccupé de l’aspect.
B. Mortier. — Le ciment (Portland) devait avoir séjourné 1 4 jours au moins dans le hangar.
Le mortier à 1 3 de sable normal résistait (moyenne de (i à 10 épreuves) : à 15 jours, à 407k à la compression, à 40k à la traction (SJ ; après 24 semaines d'exposition à l'air, à G00k à la compression (SJ.
(). Calculs. — On admis deux hypothèses de surcharge (SJ :
1° - une file de véhicules à essieux de ln,25, chargés de 15 tonnes, espacés de 3m50, avec une foule de 560k par mètre carré;
2° - 3 rouleaux à vapeur pesant chacun 23 tonnes, avec une foule de 575k par mètre carré.
Les efforts ont été calculés par deux méthodes.
.">4 VOÛTES INARTICULÉES — SÉRIE A' rte (> 4U“) — MONOGRAPHIES
Des courbes de pression avec points de passage arbitrairement choisis 1, indiquent dans la voûte surchargée un effort maximum de 53k4, à 32"' ÔO de la clef, aux « joints de rupture » (S,).
En appliquant la théorie de l’élasticité, avec l’aide des lignes d’inlluence, à une voûte élastique de üT>“ d’ouverture, (>m50 de Mèche, jiortée par deux culées en surplomb de 12“50, reposant sur un rocher invariable, M. le Professeur I-ucas, de l’Ecole Polytechnique de Dresde, a trouvé, pour la position la plus défavorable de la surcharge et en tenant compte de la température (S,), une pression maxima de (ilé et une tension maxima de 4kr>(S,).