DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE DES VOÛTES ARTICULÉES
Art. I. — Pays où Ion na articulé <jue très exceptionnellement les voûtes. — Je connais seulement :
en France", les deux anneaux de 25“ du pont Branla12, les 10 voûtes de 25 à 29“43 des Ponts algériens de l’Oued Dar-el-Oued13, de l’Oued Amacin ", et de l’Oued Üjemaa15;
en Autriche, les voûtes de 30” des deux ponts de Tarvis 16 et du pont de Forst 17 ; aux Etats-l nis, la voûte de 28”04 du pont de Brookside Park, à Cleveland18. On a articulé :
en Italie : au poids mort seulement, la voûte de 70“ du pont de Morbegno **, les deux voûtes de 22“ du pont de Sinigaglia 20 ;
en Suisse : au poids mort seulement, les deux voûtes de 40“ du pont de la Coulouvrenière 21 à Genève; la voûte de 18“50 du pont sur la Vieille-Route à Lichtensteig 22 ; — et aussi sous les surcharges : les 2 voûtes en plein cintre de 25“ du viaduc sur la Sitter23, encadrant la travée métallique du milieu; la voûte en arc de 24“82 du pont de Nesslau 24.
Art, 2. — Ail emagne. — C’est en Allemagne qu’on a commencé à articuler les ponts et qu’on en articule le plus.
7. — A un arc de J3”, surbaissé à 1/7,86, à articulations roulantes en béton, la culée rive gauche avait, à la suite d’une inondation, tassé au point que le contact de clef ne se faisait plus qu’à l’arête supérieure.
On consolida la culée en mouvement ; on remit la voûte sur cintre; on remplaça les blocs de clef qu’on lit se toucher plus bas qu’au milieu.
Deux ans après, on n’avait pas constaté de nouveau mouvement.
Deutsche Bauzeitung, 1908, 23 mai, p. 283 à 288; — 3 juin, p. 303 à 307 : « Die Anwendung von Gelenken bei Brückenbauten ». Communication faite au XI* Congrès du « Deutschen Béton Vereins » tenu à Berlin en 1908, par M. l’Ing. dipl. A. Kôhler, Directeur technique de la maison Windschild et Langelott, de Cossebaude près Dresde.
8. — Au pont de la Schwimmschule, à Steyr (arc en béton armé de 42" a 1/16, à 3 articulations) la culée tassa beaucoup au décintrement. — La voûte ne souffrit pas.
Kcrsten. Brücken in Eisenbeton. — II « Bogenbrücken », p. 143.
9. — M\l. Dyckerhoff et Widmann ont construit, en 1902, pour l’Exposition de Dusseldorf, un pont en béton à 3 articulations roulantes en granit (Tableau synoptique, p. 266).
Bien que le sol de fondation fût peu résistant, le pont se comporta très bien pendant 6 ans.
Avant de le démolir, en octobre 1908, on l’essaya à outrance, en chargeant une 1/2 voûte.
Des fissures se produisirent sous les efforts de :
196“ à la compression dans la 1/2 voûte chargée; 30" à la tension, dans la 1/2 voûte non chargée.
Les articulations de clef seules s’exfolièrent.
On dut faire sauter le pont.
IJ' Ing. F. von Emperger. — Handbuch für Eisenbetonbau, 2* édition, vol. I, p. 2:4 à 230.
10. — Voir Tome 111, Livre II, litre III, chap. IV, § III, art. 4.
11. — M. Mesnager a articulé, en réduisant la section en 3 points, les voûtes en béton armé : 1° - du Canal Saint-Martin à Paris (Annales des Ponts et Chaussées, 1910, vol. IV, p. 176); 2* - d’Amélie-les-Bains (arche de 44" à 1 6,66) (dénie Civil, 27 août 1910).
12 à 21. — \ uir, pour ces ponts, les t ableaux synoptiques, Tome IV, pages 261, 264, 266, 269, 271.