QUELLES VOÛTES FAUT-IL ARTICULER
nécessaire, — les autres très surbaissées : pour celles-ci, grandes ou petites, à peine de fissures graves, il le fallait.
Art. t2. — Nobles sur appui ci ni pont céder : articuler au
inouïs les très surbaissées. — La grande voûte peut être imposée par motif d’aspect, sur terrain un peu compressible 31, 32 : d’ailleurs, il va quelquefois des surprises en fondation.
On peut être forcé d’appuyer contre une haute pile-culée, qui se courbera sous la poussée, les voûtes d’accès à une travée métallique33, de jeter une voûte plate d'élégissement entre deux grandes voûtes, qui oscilleront sous les variations de température 34 .
Dans tous les cas oû les appuis de la voûte peuvent reculer, s’enfoncer inégalement, il convient vraiement d’articuler.
Une voûte articulée est souple, flexible : il n’est plus nécessaire de l’appareiller : le béton y suffit.
Art. 3. — Réserves sur la durée des articulations métalliques. Les premières grandes voûtes articulées (à partir de 1885) ne l’étaient qu’au poids mort : on condamnait les articulations avant l’ouverture à la circulation, ce qui préservait de la rouille les rotules en fonte, en acier.
C’est seulement de 1895 que datent les premières grandes voûtes articulées de façon permanente.
11 y a donc encore lieu de faire toutes réserves sur la durée et le fonctionnement de tout système d’articulation, — sur la conservation d’articulations métalliques qu’il est très difficile d’entretenir, impossible de remplacer.
31. — Ponts sur pilotis de Vizille, Tome I, p. 93 ; de Turin, Tome III, p. 199.