PUISARDS
Pour les ouvrages à flanc de coteau, il faut souvent placer un puisard à la tôte amont.
L'inconvénient *^ des puisards est qu'ils s'obstruent par les matières entraînées, la neige.. . : il est particulièrement grave là où, comme dans les Cévennes, tombent de grosses pluies d'orage et où le terrain est très friable.
Pour réduire le danger d'obstruction, il faut :
1® — diminuer, autant que possible, le cube des matières entraînées, en maçonnant les fossés, les descentes d'eau et les parois des puisards, quand la roche n'est pas très solide ;
,,jS:jJJJ5J!5SSJ;'^^
2® — pour que les matières ne séjournent pas dans le puisard, se bien garder, comme on l'a fait souvent fort à tort, d'araser horizontalement le plafond du puisard (f^J : il faut, tout au contraire, lui donner beaucoup de pente, ou le dresser en courbe à très forte pente (f, J ;
S*» — pour éviter., en outre, les accumulations d'atterrissements le long des pieds-droits et faciliter le nettoyage du puisard, dresser en fruit ses muraillements (f^j) ;
4*» — pour que les matières soient facilement entraînées par l'aqueduc, lui donner une très forte pente, 20 0/0 au moins si on le peut.