RECONNAISSANCE DU SOL DE FONDATION A REMPLACEMENT DU VIADUC
A temps pour changer le tracé, si on rencontre de trop mauvais terrains.
C'est par des puits qu'on reconnaît le mieux le sol : on le voit, on le touche, on l'éprouve."
11. — Dans les terrains argileux, mouillés, la surface est une bouillie sans consistance: il ne faut pas s'en effrayer. ^
Au pont de Peseux, sur le Doubs, fondé à l'air comprimé sur de la marne argileuse, on enfonçait dans cette marne des cubes de 0«30 de côté à l'aide de vérins pressant contre le plafond de la chambre de travail. (Il ne faut pas opérer sur de petits cubes, qui s'enfoncent tout de suite parce que la terre se soulève tout autour).
Voici ce qu'on a constaté:
Enfoncement en centimètres
Culée Lons -le-SauInier
Charge
par 0-01
Pile 1
Pile 2
Culée S* Jean-de-Losne
3no
L'ouvrage (métallique) terminé et surchargé, ne pèse pas plus de 5*5 par W^,
Sous l'ouvrage achevé, le sol ne peut pas refluer latéralement parce qu'il est maintenu par le poids des couches supérieures; la pression est réduite par le frottement latéral des massifs de fondation.
Sans doute, Tessai ne dure que quelques minutes et l'ouvrage, lui, pèsera indéfiniment; l'expérience montre que l'on peut conclure de l'un à l'autre.
Art, 1 • — Quand doiton faire les sondages ?
Art. 2. — Puits de sondage.
VIADUCS
Art. 8. — Sondages à la tige.
Art. 4. — Nombre et profondeur des sondages.
Si on ne peut pas les foncer par épuisements, on descendra à Tair comprimé^^ un petit caisson en tôle.
Les puits seront, en général, creusés à côté des fondations et non à leur emplacement même, car, comme d'ordinaire ils descendent plus bas, il faut les boucher, ce qui est une dépense inutile ; de plus, dans les terrains un peu compressibles, les maçonneries qui les rempliesent forment, sous les massifs de fondation, des points durs qui peuvent les faire casser".
Quand le sol de fondation est trop bas ou quand il y a trop d'eau, on fait peu de puits parce qu'ils coûtent cher : on achève de le reconnaître par des sondages à la tige dans des tubes en tôle".
Ils n'indiquent guère que l'épaisseur et la nature des couches ; ils renseignent mal sur la quantité d'eau, assez peu stir la résistance^*, surtout des sols argileux^*.
Il en faut assez, et assez poussés :
1*^ pour bien définir la nature du terrain sur toute la surface de chaque fondation: le rocher rencontré au milieu peut disparaître sur une partie de la fouille^' ; . .
2** pour représenter sur la coupe en long de l'ouvrage, par des lignes continues, les différentes couches ; quand on fonde par épuisements, il ne faut pas se tromper sur la position
Pont
de Caronte
du Marais de S*-- Marie
du Prégo-Diéu sur la Durance
Ligne de
Miramas à l'Estaque
Frasne à Vallorbe
Ch orges à Barcelonnette
Date
Caissons
Nombre
Forme
rcctangul"
rond
ronds
Dimensions
ou
diamètre
Profondeur
Terrains traversés
Prix
Total
• Pour 195"* occupés par le caisson, on a déblayé 542"'. 13. — Dit pour les ouvrages dé 8" et au-dessous (p. 27).
vase, ) argile molle,! 74624 £r.
sablon i
vase molle 1 51 193 fr.
sable, ) graviers, 1 62670 fr.
galets 1
par m. c*
de descente
1192 fr.
1855 fr.
1050 fr.
par m. c.
du volume occupé
par les caissons
238 fr. 56
262 fr. 40»
148 fr. 48
14. — Sondages de 0"21 — Vallée de la Garonne (Ligne de Marmande à Casteljaloux) — 28 sondages — longueur cumulée 451" (1879) — Prix moyen du mètre courant : dans la terre et sable 26 fr. 58 ; dans les graviers et galets 97 fr. 85 ; dans le « tuf » 64 fr. 62 — en moyenne 65 fr. 65 (Annales des Ponts et Chaussées — février 1883, p. 174).
Au pont de S*-Loup sur l*Allier (Ligne de Gannat à La Ferté-Hauterive), profondeur de 4»52 à 33n»22 — longueur cumulée 275"38 (1907) — 70 fr. le mètre courant.
15 — On a essayé de s'en rendre compte d'après le nombre de coups de trépan produisant un
enfoncement donné.
Au pont d'Orléans, (III, p. 255) on traçait une courbe dont les ordonnées étaient les profondeurs, et les abscisses les nombres totaux de coups de trépan depuis le commencement du sondage : la courbe se couche dans un terrain dur, se redresse dans un terrain mou. (fi,).
On peut aussi (fis) indiquer par un trait l'enfoncement correspondant à une volée de 50 coups, de 20 coups. Plus les traits sont rapprochés, plus le terrain est dur. Annales des Ponts et Chaussées, octobre 1893. Notice surla Construction d'un maduc à la traversée du Val de la Loire à Gien (Ligne de Bourges à Gien) M. Rossignol.
16 — Dans ces sols, le trépan fait une bouillie de terrains souvent suffisamment solides, et on n'amène au jour qu'une boue liquide.
17 — Au viaduc des Crottes (Ligne de Morbier à Morez), deux piles se sont trouvées en porte-à-faux sur la tranche d'un feuillet calcaire relevé verticalement.
(Voir plus loin, renvoi 73, f,o).
Terrain traverse
enfoncement
parPcou^
cfe trépan.
Homère Je cou^s (/e érêûan
Terx/re
Mou
Assez </ur
Trésc/ur