‹ Grandeur de Jésus-Christ [microforme]Chapitre 1 sur 4 · Grandeur de Jésus-Christ [microforme] · texte numérisé non relu

Grandeur de Jésus-Christ [microforme]

Aux immenses trésors que nous offre la terre, Or, pétrole, charbon: aux flammes du volcan:

A tous les végétaux de la montagne altière.

Pins de Californie et Cèdres du Liban:

Aux reptiles. poissons, de l'onde océanique : Aux papillons légers, aux oiseaux rois de l'air; Aux monstres fabuleux du temps préhistorique ; A tous les animaux dont on mange la chair:

A la terre elle-même: au genre humain lui-même, Semblable à des fourmis s'agitant et courant :

A tous les empereurs ornés du diadème :

A tous les grands guerriers ls monde conquérant :

Aux massifs monuments; aux palais grandioses ; Aux fiers chars et vaisseaux, jouets de la vapeur, Des montagnes portant aussi bien que des roses, Et dévorant l'espace avec des cris d'horreur;

A toute invention et machine électrique, Parlant, chantant, avec où sans fils de trajets: A toute nef plongeant dans l'abime aquatique, Ou volant dans les airs par-dessus les sommets:

A toute nation où l'on voit des génies S'élever au-dessus du commun des mortels; Adam, Noé, Moïse et leurs races bénies,

David, Salomon, Paul et nos saints des autels.

ES

À la lune, au soleil, à toutes ses planètes Roulant et circulant sans jamais défaillir.

Astres nous étonnant de leurs courses parfaites Et ne paraissant pas ni changer ni vieillir:

Au nombre illimité d'étoiles radieuses,

Points d'or étincelants, autant de vrais soleils. Emettant des rayons. effluves lumineuses.

Qui les font scintiller, tous au nôtre pareils:

Aux corps tombés de l'air. aux étoiles filantes. Aux comètes qui vont, vagabondes des cieux, Errer d'un astre à l'autre, et toujours affolantes, Reviennent quelquefois comme glaives affreux :

A l'électricité—chaleur, force et lumière

Ame de l'univers, irrésistible aimant,

Par qui tout reverdit, refleurit sur la terre.

Tout se meut dans l'espace et dans le firmament : pas,

A tout cet univers, à ce monde admirable

Que l'homme, se mettant un bandeau sur les veux, Ne voit plus qu'isolé, sans F'Auteur adorable

Qui de rien le eréa d'un Fivt glorieux. —

Je dis, en proférant de grands eris dans l'espace “Etres faibles, bornés, que vous êtes petits !... En vous n'existe pas la raison efficace

Et de votre existence et de vos appétits.”

Page 1