Par Michel de Tours , Paris, Fezandat
6. Paris, veuve de Jehan Trepperel, s. d., petit in-8, goth. avec figures?
Any mil cinch cents e hu. Petit in-4 de 12 flf., tous encadrés dans une bordure gravée'.
Les prouesses et faicts merueilleux du noble Htum de hordeaulx, per de France... Paris, Michel le Noir, 1516, in-fol., gothique, nombreuses figures.
Qvesta opra da ogni parte e un libro doro... Venetijs. 1476. Bernardus pictor de Augusta Petrus loslein de Langencen Erhardus ratdolt de Augusta. Gr. in-4 ^^ 3^ ff-j ^^nt 2 contenant des planches à volvelles collées dos à dos ^.
Nous ne savons exactement ce que nos sagaces amateurs payèrent une si belle série de livres rarissimes; mais, à tout prendre , on est fondé à croire que même les consolidés anglais ou le trois pour cent amortissable — avec tous ces bruits de guerre — ne sauraient primer cet achat comme placement de père de famille.
Le lecteur sera sans doute disposé à croire qu'en thèse générale, de pareilles occasions ne sont guère plus fréquentes que les éclipses. Cest oublier qu'elles se produisent dans le pays où Ton se détache le plus facilement des choses de ce monde 3, surtout
1 . Sous le lavage du bas du dernier f. on discerne encore quelque mots de l'écriture de Femand Colomb. Avant d'être mutilée , cette plaquette rarissime portait sur le titre : Este lihro asi encuadernado costà cinco dineros en Barceîona par Junio de iJS^* y ^^ ducado vole 288 dineros. Elle est décrite dans VEnsayo de una bibîioteca espaiioîa, de Gahzido y tome II,col. 979, no 2152, comme se trouvant à la Biblioteca Colombina.
2. Cest la première édition italienne du Cakndarium de Regiomontanus. Sous le lavage du dernier feuillet, on lit encore, de l'écriture de Femand Colomb : Este libro costo 4,. 6 quatrines,
3. Le bel exemplaire de la Bible nuK^arine ayant appartenu à Henry IV de Castille, et portant ses armes au milieu d'arabesques rehaussées d'or (au jour-
•lorsque personne dans le voisinage n'en soupçonne la valeur. Q.ui n'a entendu mainte fois en Espagne cette belle et sincère parole, digne de l'antique : A la disposicion de usted?
C'est guidé par ce souvenir et comptant sur le savoir particulier des heureux habitants de l'Andalousie, qu'un amateur
d'hui dans une bibliothèque du comté de Kent); le Virgile du xe siècle (maintenant à Metz); les deux manuscrits étonnants de V Apocalypse, de Beatus, du xiie, dont un a rapporté en vente publique 30,500 fr. (Didot, 1879, no II); le plus bel exemplaire qu'on eût encore vu du Lactance de Subiaco; un des plus remarquables Groliers connus {Regimiento de los principes) ; — pour ne pas citer la bibliothèque de l'abbaye de Silos , vendue en bloc avec sa Bible ma\arine sur peau de vélin et sa collection extraordinaire de manuscrits wisigothiques dont l'arrivée à Paris, en 1878, « fut un événement dans le domaine de la paléographie et de la bibliographie » (Delisle), ni une véritable cargaison d'ouvrages extrêmement précieux, acquis de custodes espagnols par des brocanteurs à noms tudesques ou lusitaniens , et qui , après être venue échouer à Lyon, alimenta et alimente peut-être encore nous ne saurions dire combien de collections étrangères , — sont tous venus d'Espagne en ligne directe , et ce, depuis très peu d'années. Qjaand il n'y en a plus, il y en a encore. Ainsi, dernièrement , on colportait , dans les passages , le plus beau manuscrit héraldique qu'on ait jamais vu (acheté en 1884, à Madrid, par un libraire parisien à un ex-préfet de Tolosa) :
Status de Lordre de Thoyson d'or avec les dite || rations y ordonnées en divers chapitres Tant par H Lempereur de Romme Charles le quint que par || Mssrs. ses prédécesseurs Duc de Bourgoingne |] chiefs et souverains du dit ordre plus linstitucion II dicelluy iusques au xx® Chapitre inclusivement tenu \\ en Tournay par Lempereur au mois de Décembre || de Lan quinze cent et trente et ung, || Sur peau de velin, in-fol., de 226 ff., reliure du xvie siècle, maroquin brun à compartiments , aux armes de Charles-Quint. Portraits de Philippe le Bon , Charles le Téméraire , Maximilien et Philippe d'Autriche , Charles-Qjiint , Philippe II et Philippe III (ces deux derniers peints plus tard , et beaucoup moins bien , sur les ff. laissés exprès en blanc lors de la reliure). Environ 200 blasons, les cent premiers tous plus beaux les uns que les autres. Ce manuscrit est tellement royal que nul à Paris n'osait y toucher (c'était avant le jugement rendu dgns l'affaire du saint-ciboire). Il vient de passer en Angleterre.
alléché s'Ingéra de faire explorer certains réduits plus ou moins obscurs de Séville. Son obligeant émissaire revint à Paris , le 14 avril dernier, avec un bon nombre d'objets d'art superbes et quarante opuscules, chacun délicatement enveloppé dans une feuille de papier à musique '. C'étaient encore des plaquettes gothiques, italiennes et catalanes, provenant de la Colombine de Séville !
Une heure après, avec une intuition qui tient du prodige, le plus matinal de nos amateurs frappait à la porte de l'habile envoyé, et, incontinent, tenait dans ses mains le lot complet. Rien ne saurait surpasser l'ampleur du geste et la majesté du regard avec lequel il offrit généreusement pour trente-six de ces merveilles bibliographiques le prix insensé de quifiT^e cents francs ; si ce n'est la joie et la reconnaissance dont témoigna celui qui les vendit en recevant cette somme inespérée.
Il est contraire aux bons principes de ne point exploiter sur le champ les heureux hasards de la fortune. C'est en vertu de cette maxime, dont la profonde sagesse n'échappera pas au lecteur,
I . Nous tenons de source certaine qu'environ cent plaquettes semblables et provenant delà même source, mais dépourvues de belles images, furent alors laissées dans un coin. Cette indifférence ayant provoqué ici quelque surprise , une lettre fut envoyée à Séville pour qu'on expédiât tous ces opuscules à Paris. Lorsque la demande arriva à sou adresse, il en restait seulement vingt. Ceux-d devaient — toujours à l'état de tampons — accompagner un certain objet d'art, de la nature d'une célèbre statue-fontaine de Bruxelles. Malheureusement, les indiscrétions noveîescas y fantàsticas des journalistes et autres folliculaires, ayant jeté un froid dans ce genre d'opérations, l'envoi paraît avoir éprouvé quelque retard. Nous tiendrons nos lecteurs au courant.
Par contre, au moment de mettre sous presse, on nous signale l'existence à Paris de cinquante-cinq plaquettes françaises, italiennes et espagnoles, plus extraordinaires encore que celles décrites ci-dessus , provenant également de la Colombine, et vendues sur les quais avec le premier lot, en novembre 1884.
qu'on voit des bibliophiles se dessaisir de raretés dont la possession paraissait essentielle à leur bonheur. Parfois il vient se mêler à ce sacrifice de vagues inquiétudes , que de malins propos et les indiscrétions des feuilles publiques finissent par rendre intolérables. C*est probablement sous Tempire de ces noirs soucis, que des négociations furent entamées avec Rome, à Teffet d'éloigner une cause d'insomnie, et non, comme on serait porté à le croire, afin d'obtenir l'absolution.
Les réponses furent favorables, mais l'esprit de sacrifice a des bornes. On ne se sépare pas volontiers de cinquante-neuf plaquettes gothiques. Il faut, pour s'y résigner, une force de caractère qui n'est pas donnée à tout le monde. Les plus braves même allègent la douleur et diminuent les risques , en préparant des partages et de petits paquets, disposés selon la rareté et la valeur des livres dont on désire faire profiter les nations amies. C'est dans ces conditions que le moins important de ces lots, composé exclusivement d'opuscules imprimés en Italie dans les premières années du xvi* siècle, devint l'objet d'échanges internationaux , et chemine présentement vers la ville éternelle.
Une bonne fée , qui présida à l'emballage , daigne nous dicter les titres suivants :
Sonetti del[\Narnese. (| S. 1. n. d. [vers 1500], petit in-4 goth., titre en capitales romaines de grand format, 4 flf. impr. à 2 col.
%* Au titre, un bois assez grossièrement gravé qui représente un page jouant de la mandoline sous la fenêtre de sa dame , comme dans les Stramhotti du catalogue Rothschild , cités d-après sous le no 7.
Inconnu à tous les bibliographes. Nous ne saurions dire s'il s'agit ici du Namese, dont Bindoni publia des poésies (Opéra nova) à Venise en 1508, ou de Casio da Nami, auteur bien connu de La morte del Danese, et qui est peutêtre le même que ce dernier.
' ce P^^^^^ de latte del bene morire facta dal || Reuerendo p'adrefrfUc Hieronymo da Fer || rara a di . ii , di Nouembre . Mcccc . Lxxxxu &\\ facolta da Ser Loren/(p Violi da la viua || voce del predecto padfe mentre che predicaua, |](Infine) f^ Impresso in Milano per Magistro Alderico Scin:(en T^elerW Ne lanno del Signore, Mcccclxxxxviiij . adi\ ii. de Mar^o. || Petit in-4 goth. de 14 fF. n. c.
. %* Le titre est au verso du premier f., feuillet dont le recto est rempli par un i)ois représentant la mort debout sur un corbillard attelé de quatre bœufs et fauchant des êtres humains.
Inconnue aux bibliographes. On ne connaissait jusqu'ici d'autre édition milanaise de ce célèbre sermon de Savonarole , que celle comprise dans la collection imprimée à Milan en 15 10. Grattages au bas du dernier feuillet.
^ Historia noua cauata délia Bibia : laqtuile traita in che H modo naque Sansone et Ii granfatti e mirabil proue che || lui fece contra Ii Philistei et in che modo moritte. |] S. 1. n. d., in-4, ^i^^^ ^" go^h. mais texte en caract. ronds, impr. à 2 coL, 8 fF. n. c.
%* Au titre , un double bois , représentant à gauche Samson luttant contre le lion, et à droite , un couple agenouillé écoutant l'ange. Autres doubles bois au recto de Aiu , au recto de Ami et au verso de l'avant-dernier f. A la fin , bois qui représente un vase. Lavage au recto du premier f.
Connu jusqu'ici seulement par la description que donne Molini, Opérette bihîiogr.y n*» 331 , page 193 , qui en fixe l'impression circa i$oo,
^ Historia celeberrima di Gualtieri Marchese \\ di Salu:(;(o il quale elesse di maritarsi in Griselda contadina a lui grata ma pouerissima so || lum per fugire la bestiale subieâione doue per dotta molti trabucchano. Vnde con acu || tissimi experitnenti quella prouando
fèsUlsê' ton -idlperfetta'^eâé e'. patiente constàn- \\ tîà che lingua hùfnàna tàl cosà difficil sarebbe poterla exprimere, Per tanto quelle^ donne felke dir potrannossi chalcuna perfectione in exemple de la constan- 1| te e paciente Griselda ne seguiranw, Nouamente stampata. Il *|| S. 1. n. d. Petit in-4, caract. ronds, de 4 fF. n. c, impr. a 2 col. La première ligne du titre est en gothique.
%* Au titre , un bois qui représente la rencontre du marquis de Saluces avec Griseldis» Lavage au bas du. dernier f. Cette édition est mentionnée par Passano, INoveîîieri italianiin versoy 1868, page 96, mais d'après un exemplaire unique de la Melziana.
Precatio pietatis pie- (| na ad devm omnipoten- || tem cpmposita ex dvo II bvs et septvaginta \\ nominibvs divinis |1 hehraicis et la- 1[ tinis vnà cvm'W interprète || commenta || riolo, S. 1. n. d. Petit in-8 de 17 ff. n. c, le dernier et le verso de Tavant-dernier blancs.
%* Le texte est en caractère ressemblant à du mauvais italique mêlé de semigothique, avec des abréviations et des formes menues tout à fait singulières. Bois couvrant le verso de Aiiii et le recto du f. suivant ; une demi-page d'hébreu au recto de B. Le livre commence par une épitre intitulée Avgustinvs Ivstinianvs genyensiSy predicatorii ordiniSy Stephano Savlo salytem, et datée Bononia Catien. Aug. m.d.xiii. Il s'agit évidemment de notre vieil ami, Agosrino Giustiniano , évéque de Nebbio. Le bas du dernier f. a été arraché.
Selon QjLiétif et Echard, Scripiores ord, pradic, tome II, page 98, et Fabricius, Bihliot. latina (Florent., 1858), tome III, page 486, cette plaquette aurait été imprimée à Venise par Alexandro Paganino di Paganini, en 151 3.
Predicatio amoris. Incipit tema || S. 1. n. d., in-4 ^^ 4 ff* "• ^^ en caract. ronds, impr. sur 3 col., titre en goth.
%* Au titre ^ bois représentant un prédicateur dans un champ, entouré de . fidèles. Le bas du premier f. a été arraché , et le bas du dernier, lavé fortement , a maculé le cahier entier. Le texte est en italien. ;
A la Bibliothèque de Wolfenbûttel , il y a un opuscule dont le titre rappelle le nôtre : Predica Samort, mais comme il est en iulien, et porte, en outre, nuommente siampata^ ce ne peut être qu'une édition différente et postérieure. Voir la note de M. G. Milchsack , dans l'appendice des Dm farse del secoîo xvr» Bologna, Romagnoli, 1882, p. 214.
Strambotti dogni sorte : & Sonetti alla || bergantasca gentilissimi da cantare insu \\ liuti & tmriati stormenti. || S. 1. n. d. [vers 1500], in-4 goth. de 6 ff. impr. à 2 col.
Au titre, un bois qui représente une dame prenant le menton d'un jeune homme. Le vo du dernier f. est blanc. Pour filigrane, cordelière en losange dans un cercle. Grattage au bas du dernier feuillet.
Ce petit recueil de poésies chantées par les amoureux à leurs maîtresses, n'était connu jusqu'ici que par un exemplaire unique d'une autre édition. Voir le catalogue Rothschild, n» 1029, où ces poésies légères sont dites rappeler celles de Leonardo Giustiniano.
Fioretti di Patadini, |1 (In fine) Stampata in Roma ad instan- 1| tia di maestro loanne Car- 1| minate de Lodi, (| S. d., in-4 ^^ ^ fF. Titre en gothique, mais texte en caract. ronds, impr. à 2 col.
\* Au titre, un bois représentant cinq paladins assis ; bordure dans le genre florentin ; voir le frontispice de la présente publication. Lavage au bas du dernier f. Superbe plaquette , propre et non rognée.
Poème en octaves appartenant au cycle de Charlemagne , représenté ici par une édition inconnue aux bibliographes. Celle du catalogue La Vallière , tome n, page 532, no 3735, est certainement différente (à cause des mots : di Francia); il en est de même de l'édition citée par Melzi, Bibî, dei romani^iy page 47 , qui est de 18 ff, et s. 1. Les Fioretti ^ de Brunet, tome II, col. 1265 , ne sont que ceux de Melzi. La présente édition nous parait être antérieure aux autres, et ne contient pas la pièce in ierça rima.
La CatiT^ona de AuerT^ || Marcolina : con la ris- \\ posta insieme di Marcolina : & vna \\ bella Branata : & vno bello So || netto : stampata nouamente. || (In fine^ Stampata per Giouanpiero || Stampadore, jj S. 1. n. d., très petit in-4 en caract. ronds, de 4 flf. n. c.
** Titre en gothique, précédant un bois représentant Marcolina, la tête ceinte d'une couronne , recevant son amoureux. Inutile de rappeler que Auet^i Marcolina doit être traduit par « Ouvre-moi, Marceline ».
Inconnu à tous les bibliographes. Le belb sonetto est en ces termes :
Sonetto morale.
Se Ihuomo alcuna uolta si pensassi
Esser humano , fragile , e mortale
îo credo non faria mai tanto maie
Luno uer laltro come sempre fassi.
Guerra mai non saria , che bisognassi
Lascîar il proprio nido, e metter laie
Pur questo me par sia uniuersale
H adesso si usa piu che mai si usassi Onde io non scio doue tal crudeltade
Auengit allhuomo si degno animale
Se non per nostra mala iniquitade.
Puoi non e ciascadun mai si leale
Che riconosca la sua falsitade.
Ma sempre uuole che il compagno sale.
E questo e naturale Che se dal ciel per gratia non ci e mostro
Tardi si accorgiam noi dellerror nostro.
IJbro Del Gigante nwrante. & dere Carlo, & de tutti || lipaladini, & del conquisto che orlando Fece de || la cita de sannia. |] (In fine) ^ Impresso in Venelia per marchion Sessa || nel. m.ccccc.xi. adi. xx. de. Zugno. || In-4 de 16 fF. n. c, en caract. ronds, à 2 col. Titre
en gothique.
V Au titre, un grand bois qui représente le géant Morgant, appuyé sur un bouclier portant la représentation d*une écrevisse. Sept petits bois dans le corps du livre. A la fin , marque d'imprimeur , chat mordant une souris.
Cette plaquette est en superbe état , malgré les lavages au bas du dernier f.
Edition inconnue aux bibliographes. Melzi BibL d. Romaniij page 219, ne connaît pas d'édition antérieure à 1534. Haym, Bibliotheca italiana, tome II, page 44, cite une édition s. 1. n. d., qui a probablement été publiée avant la nôtre. Ce petit roman de chevalerie a été souvent réimprimé jusqu'au milieu du xvii« siècle.
^ Epistola del Tibaldeo de Ferrara che jinge chel || habia faéla una donna e mandata a lut, E capitolo || medesimamente Damore a SdruTplo bellisimo, E cani^ona di Patientia. E piu Can^pnette mortale Il Corne e quella del Viuere a speran^CLy E fu ferrato || nel dolore, e Lasso oime che glie gran tempo ^ e Vox |] clamantis in desertOy E tutti questi trouereti istam- jj pati in questo foglio col principio el fine, || S. 1. n. d., in-4 goth. de 4 ff. n. c, impr. à 2 col., excepté le dernier f. Le titre seul est en caract. ronds.
%* Très belle plaquette , en excellent état , malgré les forts grattages au bas du dernier f. VEpistola se trouve dans l'édition des Opère de Tibaldeo , donnée à Venise par Alex, de Bindoni en 1 5 1 1 , avec cette différence que dans cette dernière, le premier vers commence ainsi : O expecto gia mai con tal disio; tandis qu'ici , on lit : Non expecto gia mai con tal disio. Cette édition est restée inconnue à Baruffaldi , à Barotti , à Paterno , à Dolce , à Castelvetro , à Pina , à Audiffredi, à Hain, à Panzer et à tous les bibliographes qui se sont occupés de Antonio Tibaldeo, prénommé par Jôcher, dans son Algemeines Lexicon, Jacobus , par suite d'une confusion avec Jacobus de Thebaldeis , son cousin , auteur de l'épître dédicatoire des Opère.
Le sette dolori dello Amore || Le setie allegreT^e dello Amarre || La can:(pna dellamicitia || La can^pna di lassa far ami || La epistola del Tibaldeo ciœ || Non aspetto giamai con tal disio || La risposta di Non aspetto giamai con tal disio || Capitolo di versi SdruT^oli || Sonetto délia Fedelita || Sonetto dun amàte allô idio cupido \\ Sonetto a vno
amante che giace\\ morto in sepoltura. || S. 1. n. d., in-4 de 4 fF.
n. c, en caract. ronds, à 2 col. Grattages au bas du dernier f.
%* Au titre , dans le milieu de la page , et suivi par le commencement du texte, un bois représentant une femme vêtue , le bras transpercé par une flèche que Cupidon vient de décocher. Cette femme porte la main gauche sur Pépaule d'un jeune homme assis, et le menace d'une épée qu'elle tient dans l'autre main. Au dessus une banderole portant ces mots : chi pvo non vvole CHi WOLE NON PVO. VEptstoîa de Tibaldeo et les versi sdru:(^oliy de ce petit recueil, sont ceux qui figurent dans l'opuscule précédent (no 11). Dans un recueil de la Colombine, rubrique 13. 2. 16, M. Rajna a vu, en 1880, une pièce dont le titre rappelle assez celui-ci , mais qui est différente , tout en étant aussi rare. Elle est intitulée : SetU peccati mortali de Amore con diversi Sonetti. Cotnposti per Notturno Napolitano. S. d.
4£ Quesia sic, Vna Nouella bellis- [) sima di Antioco figluolo di Seleu II co successore di Alixàdro Magno- [j & Re di Syria : Elq\m\le Antioco si in || namoro di Stratôice sua matr[i^na \\ elq[ua]le p[er]lo tàto inuetrato atnore di uene in grade malatia, p[er] nô uoler \\ màifestar il suo amore : El medico || conoscedo el suo amore màifesto || alpadre^ elq\ud\le p[er] nô p[er] dar elfiglolo || // decte Stratôice sua sposa p[er]. ma- Il glie, j] 4£ Composta da Misser Leonardo || [Bruni] dAre:(o p[er] opposito delà No \\ uella di Giuscardo et Gis [\ môda figluola di Ta\n\ Il cr\e\di Principe di Sa || lerno. Nouella || del Gento. \\ (In fine) 4£ Impresso in Siena per Simione di Nicco- || /(?, & Giouanni di AlixandrOy Librai || da Siena. Adi. xxviii, di Gîina || io, Anna Domini. M. || .D. XI, || Petit in-4, ^^ ^ fF. n. c, en caract. ronds. Le titre dans une bordure.
%* Le bas du dernier f. a été arraché, mais on y lit encore trois lettres de récriture de Fernand Colomb : por.
Cette plaquette a été décrite par Gamba, Testi, n© 1060, par Molini, dans ses Opérette bibîic^rafiche , et par Passano, / Novellieri italiani in prosa, 1878, Part. I, p. 156, mais seulement d'après l'exemplaire de la Palatine, jusqu'ici le
seul connu. Opant à ce petit roman, il a été reproduit à Florence, en 1817, d'après un ms. de la Biblioteca Capitolare de Vérone , qui présente quelques lectures différentes.
Questo sotto scritto sic tut- 1| to el via^^o de andare in || Jérusalem & per 11 tutti li lochi (| sancti. || * || (In fine) ^ Stampato in Venetia per Alexandre di Bindoni. || Nel Anna. 1^22, Adi. 21. del mese di Luio. Il Petit in-8 goth. de 8 fF. n. c. Au titre, un bois qui représente le Christ sur la croix entouré des saintes femmes ; 4 autres
bois d'un caractère religieux dans le corps du livre.
%* Inconnu à Tobler, à Chitrowo, à Ponomarew, àRÔhricht et Meisner, et à tous les bibliographes. La description qui en approche le plus est celle que donne Ternaux, Bihliot. africaine^ no 142, sous la date de 1520. Rien dans le livre ne permet de déterminer quand ce voyage fut accompli , ni par qui. On y voit seulement que c'était un noble pèlerin : Questo via:(;(o ha fatto vno dignissimo peîegrino gentUhuomo, Cependant dans Lechi, Tipografia hresciana nel secolo XV, page iio, on trouve un titre en tout semblable à celui-ci , mais dont le colophon porte : Stampato in Salo [au lac de Garde], ad instantia de Alex. Paganino di Paganini brixiano, nel anno mdxvii. Qjiant au voyage même, Lechi Tattribue à un nommé Francesco de Alexandro da Modena , d'ailleurs complètement inconnu. Ce nom se trouve peut-être dans quelque partie préliminaire, ici omise, de l'édition de 15 17. Les signatures dans le présent exemplaire montrent , cependant, qu'il est complet.
Dimostration fatta il Giouedi || di Carneuale in Venetia (| sopra la Pia^^a disanto[\MarcOy Con il Prolo- 1| go al Serenissimo\\ Principe , & alla\\ Illustrissima || Signoria, \\ M. G. \\ m. d. xxviii. || S. 1., mais Venise, naturellement. Petit in-4 de 4 fF, n. c, en caract. ronds. Le titre est dans une bordure très ouvragée.
%* Ce petit poème est resté inconnu à tous les bibliographes. La plaquette fut probablement achetée à Venise par Fernand Colomb en 1530. La fête qui en fait l'objet se trouve décrite dans les Diarii de Marin Sanuto, ms. de la Marciana, tome XLIX, page 301.
Si ces quinze plaquettes ^ sont seulement celles que cet ama^
teur, aussi docte que fortuné, ne se souciait pas de garder,
comment était donc le dessus du panier ?
Ces volumes, comme les autres, ont tous un air de famille qui saute aux yeux. Ils viennent directement de Séville , sont antérieurs à l'année 1539^, et portent sur le titre, ainsi qu'au bas du dernier feuillet, de profonds grattages identiques. Parfois, la partie inférieure de la dernière marge a été enlevée avec des ciseaux ou simplement arrachée , après tentatives de lavages. Ces mutilations demandent à être expliquées.
A fur et mesure que Fernand Colomb achetait des livres^ il inscrivait sur chacun d'eux, en tête du premier feuillet, une rubrique de classement et, au bas de la dernière page, une notule énonçant la date, le lieu et le prix d'acquisition, en y ajoutant quelquefois des renseignements particuliers. C'est à l'aide de ces annotations que nous pûmes naguère reconstituer les détails de la vie et l'itinéraire des voyages de ce bibliophile aussi méthodique qu'intelligent 3. Sous l'administration de Fernandez, on apposa sur beaucoup de ces volumes un cachet noir, de la dimension d'une pièce de deux francs, portant une représentation de la Giralda, flanquée de deux vases de fleurs, et pour
1 . Ces quinze imprimés proviennent de huit recueils différents , ainsi qu'on le voit par les marges, les tranches et les dos. Comme les recueils factices de la Colombine contenaient, au dire de Loaisa, jusqu'à 40 opuscules chacun, on peut juger des ravages commis en ces derniers temps. Et si Ton songe que cette proportion doit s'appliquer aux 1 1 5 plaquettes françaises et catalanes que nous avons décrites ou dont nous connaissons de source certaine la venue à Paris, en ligne directe de Séville, depuis le mois de novembre 1884, un frisson vous court par tout le corps.