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Comparez la Mätrone, vers 32 et note

7. Il a déjà dit (vers 260) qu'il ne le connaît pas. — Disse al re:

& vi CINQUIÈME PARTIE. 15

On vous le happe* et mène à la potence.

Comme il alloit haranguer l'assistance”,

Nécessité * lui suggéra ce tour :

Il dit tout bas qu’on battit le tambour,

Ce qui fut fait; de quoi l'esprit immonde* . 585 Un peu surpris au manant demanda :

« Pourquoi ce bruit? coquin, qu’entends-je là ? » L'autre répond : « C’est madame Honesta

Qui vous réclame”, et va par tout le monde

« Sire, come vi ho detto, e* ci sono di molti spiriti, che sono si maligni, che con loro non s'ha alcun buon partito, e questo à un di quegli. »

1. Maint estañer accourt : on vous happe notre homme, (Livre XII, fable xxrr, vers 11.)

3 Le procès fait, une belle potence .

À trois côtés fut mise en plein marché.

L'un des quidams harangua l'assistance.

: (L'Oraison, vers 347-349 et note 3.)

3. « Nécessité, mère de stratagèmé » (les Lunettes, vers 53 et note 6). E

4. C'est le terme biblique : il revient constamment chez saint Mare et saint Luc et dans les Actes des Apôtres.

5. Chez Machiavel, ce sont, outre les tambours, au moins vingt personnes, avec des trompettes, des cornets, des cors de chasse, des cornemuses, des cymbales, qui, au moment où Matteo lève son chapeau en l'air, commencent leur tapage, en s'avançant vers lestrade, et annoncent la prétendue arrivée de Mme Honesta; Belphégor s'enfuit, effrayé par l’idée de retomber sous le joug conjugal, et retourne en enfer : Tutto spaventato se ne fuggi, lasciando la fanciulla libera, e volle piu tosto tornarsene in inferno a rer derragione delle sue azioni, che di nuovo con tanti fastidii, dispetti, e ericoli, sottoporsi al giogo matrimoniale. —Rapprochons la fin de la fable de Straparole : « …. Le matin ensuiuant, Gasparin s’en alla vers lepalais, et commença à coniurer l’esprit du due, et ce pendant qu’il le coniuroit, on commença à ouyr trompettes, timbres, tabourins, bucins, cloches, artillerie, et tant de sortes d’instrumens de musique, qui sonnoient en ung mesme temps, qu’il sembloit quasi que le monde deust ruiner. Or ainsi que Gasparin poursuiuoit sa

ut

116 CONTES. [e. vu

Cherchant l'époux que le Ciel lui donna. » 290 Incontinent le diable décampa',

S'enfuit au fond des enfers, et conta

Tout le succès qu’avoit eu son voyage.

« Sire, dit-il, le nœud du mariage?

coniuration, le Diable luy demanda que signifioit telle diuersité d’instrumens, et si grande confusion de sons, que iamais il n’auoit ouy. « Ne le sçauez vous pas bien? respondit Gasparin. — Non « dit le Diable. — Est il possible ? respondit Gasparin. — Oui, dit « le Diable; parce que nous aultres, estans enueloppez en ces corps « humains, ne pouuons sçauoir ni entendre tout, à cause que ceste « matiere terrienne est trop grosse. — le vous le diray en peu de « parolles, si vous m’escoutez sans molester ce pauure duc. — « Dites le moy, ie vous prie, dit le Diable, et ie vous escouteray « voluntiérs, vous promettant de ne luy donner point de fasche- « rie. » Alors Gasparin luy va dire: « Sçachez, mon compere mon « amy, que le duc voyant que vous ne le voulez pas laïsser,et que « ne cessez de le tourmenter, ayant entendu que vous auez laissé « vostre femme, pour le grand tourment qu’elle vous donnoit, il l’a « enuoyé querir, tellement que toute la cité fait feste et triumphe « pour sa venue, » Ce qu’entendant le Diable, luy va dire : « O « meschant compere, vous estes plus fin et plus rusé que moy. Ne « vous dis ie pas hier qu'on ne trouua iamais compere qui fust « loyal à l’aultre! Vous auez esté l’inuenteur, et celuy qui l'a fait « venir. Mais j'ay en si grand horreur et en si grande haine le « nom de ma femme, que i’ayme mieulx demourer au plus profond d’enfer que de la voir prez de moy. Au moyen de quoy, ie me « veux partir d'icy, et m'en aller si loing que vous n'aurez iamais « nouuelles de moy. » Et ayant dit cela auec ung enflement de gorge, et tournant les yeulx en la teste et aultres signes espouuantables, il se partit du corps du duc, tellement qu'ayant laissé une grande puanteur, le duc fut deliuré du tout de cest esprit, »

1. Sur une des gravures qui illustrent ce conte dans nos anciennes éditions, on voit un petit diable qui, à ce moment, sort, entouré de fumée, de la bouche de la princesse. — Ruse analogue dans la fable que nous avons citée d'Abstemius : ....Tandem exorcista, cum omnia prius frustra tentasset, sciens nullum uxore majus esse tormentum, minatus est, nisi egrederetur, se uxorem illi daturum. Tum demon alta voce clamapit : « Egredior, egredior, noli me jugalibus vinculis irretire », statimque exivit.

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