‹ Grands EcrivainsChapitre 127 sur 339 · Ci-dessus, p. 48 et note · texte numérisé non relu

Ci-dessus, p. 48 et note

10, Voyez le conte rx de la Il° partie, le Berceau, nouvelle tirée de Boccace. — Lève la paille, emporte le prix, en italien, palio, proprement le prix de la course. Le passage suivant de la comédie de Larivey intitulée le Fidelle (acte IV, scène xu), explique bien l'origine et le sens de cette expression : « M. Josse. Ne pensez

126 CONTES. [e. vin

Car, quant à moi, ma main pleine d’audace

En mille endroits a peut-être gâté

Ce que la sienne a bien exécuté. 35 Or il est temps de finir ma préface,

Et de prouver par quelque nouveau tour

Les quiproquo de Fortune et d'Amour‘.

On ne peut mieux établir cette chose * Que par un fait à Marseille arrivé * : &o Tout en est vrai”, rien n’en est controuvé *.

pas, combien que me voyez mal vestu, que ie ne sois ung docte personnage, pour ce que sub sordido pallio sæpe latet sapientia. Sercens. Vien donc, car ie te sçay dire que tu auras le palio, M. Joss. Vous ne m’entendez pas, et faites ung equiuoque : ie dy pallio auec deux /, qui signifie ung vestement, et ie imfere que soubz ung pauure vestement se trouue quelquefoiz la sapience ; et non palio auec ung /, qui signifie recompense de coureur. » Cette figure n’est donc pas empruntée à l’ambre, « qui a la propriété de lever, d'enlever, la paille ». Voyez plusieurs exemples de la même locution chez Quitard, Études sur les Proverbes, p. 37; dans le Lexique de Mme de Sévigné; etc.; ceux-ci de Brantôme, tomes II, p. 333 : « l'en ai veu une centaine (de lettres du roi Louis XI) qui leuent la paille et subellines », IIT, p..405 : « Et m'en alla faire des contes qui leuoient la paille », V, p. 152 : « Il nous en fit (des bons mots) qui leuoient la paille », VIL, p. 199, IX, p. 217 : « Ie n'ai veu iamais p.... qui ne fust trez habile et qui ne leuast la paille », ibidem, p. 570 : « Il nous en conta bien (des proposet négociations des dames), et nous en fit une douzaine de contes qui leuoient la paille»; et chez d’Aubigné, les Aventures du baron de Fæneste, livre III, chapitre x : « le vous en veux dire trois ou quatre (mots) qui leuent la paille. »

1. Ou,comme dit Marivaux, qui, lui aussi, s'est souvenu de cette vieille histoire : les Jeux de l Amour et du Hasard.

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