L'histoire, l’histoire suivie : chris vers
7. Ce petit discours.est résumé très brièvement ou, plutôt, sousentendu, chez Ovide :
Ante gradus sacros cum starent forte, locique
Inciverent casus. ss.
(Vers 713-714.)
Philémon regardoit Baucis par intervalles;
Elle devenoit arbre, et lui tendoit les bras;
. Ïl veut lui tendre aussi les siens, et ne peut pas. 150 Il veut parler, l'écorce a sa langue pressée *.
L'un et l'autre se dit adieu de la pensée :
Le corps n’est tantôt* plus que feuillage et que bois*, D'étonnement la troupe, ainsi qu'eux, perd la voix. Même instant, même sort à leur fin les entraîne; 155 Baucis devient tilleul, Philémon devient chêne.
On les va voir encore, afin de mériter
Les doucéurs qu'en hymen Amour leur fit goûter:
Ils courbent sous le poids des offrandes sans nombre. Pour peu que des époux séjournent sous leur ombre, Ils s'aiment jusqu’au bout*, malgré l'effort des ans.
1. Pour ce tour et cet accord, voyez ci-dessus, p. 37 et note 4.
— Il voudroit lui parler, sa langue est retenue, (Les Filles dé Minée, vers 133.)
2. Tantot ne signifie pas précisément ici bientôt, sens dans lèquel il est encore très usité; mais, comme le remarque Geruzez, il indique put la antoniabon qui s'achève. Comparez le conte xx de la Il° partie; vers 24.
3. Chez Ovide ils se disent adieu non seulement de la pensée mais de la voix (vers 714-719) :
....Frondere Philemona Baucis, Baucida conspezit senior frondere Philemon :
… Jamque super gelidos crescente cacumine vultus, Mutua, dum licuit, reddebant dicta : « Valeque, . … © conjuz », Pare simul, simul abdita texit ’ . Ora frutez.
%. Ci-dessus, vers 129.