‹ Grands EcrivainsChapitre 174 sur 339 · Serius egressus, vestigia vidit in alto · texte numérisé non relu

Serius egressus, vestigia vidit in alto

Pulvere certa feræ, totoque expalluit ore

Pyramus; ut vero vestem quoque sanguine tinctam

Repperit : « Una duos nox, inquit, perdet amantes,

E quibus illa fuit longa dignissima vita!

Nostra nocens anima est : ego te, miseranda, peremi,

In loca plena metus qui jussi nocte venires,

Nec prior huc veni! »

- (Zbidem, vers 105-112.)

Et, dans son désespoir, Pyrame invite tous les lions d’alentour à déchirer son corps. Comparez la tragédie de Théophile, ibidem :

Toi son vivant cercueil, reviens me dévorer, Cruel lion, reviens, je te veux adorer.

S'il faut que ma déesse en ton sang se confonde, Je te tiens pour l’autel le plus sacré du monde,

3. Encor si je pouvois le suivre en ces lieux sombres! (Adonis, vers 571.) 4. Accipe nunc, inquit, nostri quoque sanguinis haustus. (1bidem, vers 118.) 5. Quoque erat accinctus demittit in ilia ferrum. (Zbidem, vers 119.) — Ce couteau, dis-je, alloit du saint couper la trame. (Saint Male, vers 281.) Rapprochez Adonis, vers 303 ; etCorneiïlle, le Cid, acte III, scènemr:

\ Mon père est mort, Elvire, et la première épée Dont s’est armé Rodrigue a sa trame coupée,

Que devint-elle aussi‘ ? Tout lui manque à la fois, Les sens et les esprits, aussi bien que la voix? Elle revient enfin*; Clothon*, pour l'amour d elle,

“Laisse à Pyrame ouvrir sa mourante prunelleÿ. 130

Il ne regarde point la lumière des cieux*; Sur Thisbé seulement il tourne-encor les yeux’. Ilvoudroïit lui parler, sa langue est retenue :

Il témoigne mourir content de l'avoir vue*.

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