Dans la fable x du livre XI, vers
Il choisit une nuit libérale en pavots.
Soit que l’astre du jour ramène leurs travaux,
Adonis sans relâche aux plaintes s’abandonne;
De sanglots redoublés sa demeure résonne.
Cet amant toujours pleure, et toujours les Zéphyrs*
En volant vers Paphos sont chargés de soupirs”. : 230 La molle* oisiveté, la triste solitude,
Poisons dont il nourrit sa noire inquiétude“,
Le livrent tout entier au vain ressouvenir®
Qui le vient malgré lui sans cesse entretenir.
Enfin, pour divertir’ l’ennui° qui le possède”, 235 On lui dit que la chasse est un puissant remède ".
1. Dans le manuscrit de 1658, on lit, au lieu de ces cinq derniers vers, Ceux qui suivent :
Sous les profonds replis d'un voile ténébreux Cache aux yeux des mortels le sort des malheureux, Soit que l’astre brillant qui le jour nous envoie
De ceux qui sont heureux ressuscite la joie,
Le héros toujours pleure...
2. Rapprochez de ces deux jolis vers le vers 10 de la Courtisane amoureuse et la note.
3. Même épithète et même hémistiche Le le Songe de Vaux (tome LIL M.-Z,, p. 189), et chez Racine, Fe acte I, scène L? vers I16.