Le salaire : tome II], p. 314 et note à
14, Plages de sables.
— Tel on voit qu'un lion, roi de l’ardente plage, . De sang et de meurtre altéré,
Et pour deux jours de vie abandonnoïent un bien
Près de qui‘ vivre un siècle aux vrais pères n’est rien. . L'amant et la compagne à ses vœux destinée Quittoient le doux espoir d'un prochain hyménée?: 90 Malheureux! l’un fuyoit; on eût vu ses amours °
Lui tendre en vain les bras implorant* son secours.
Une dame encor jeune, et sage en sa conduite,
Aux yeux de son époux dans les fers fut réduite.
Le mari se sauva regrettant sà moitié ; 95 La femme alla servir un maître sans pitié : k Au chef de ces brigands elle échut en partage.
Cet homme possédoit un fertile héritage,
Et de plusieurs troupeaux dans l’ardente saison Vendoit à ses voisins le croît* et la toison. y ro0 Notre héros suivit la dame en servitude. ; Ce fut lors, mais trop tard, que pour sa solitude,
Pour son cher directeur‘ et ses sages avis,
Il reprit des transports de pleurs en vain suivis.
« Forêts, s'écrioit-il, retraites du Silence’, 105
Porte sur les chasseurs un regard assuré, (Lettre au chevalier de Sillery, tome III .-L., p. sé a"