Ils s’évitaient l’un l'autre
2. Comme à la fête des Rogations, mais c’est une fête chrétienne, qui tire son origine, il est vrai, nous l'avons dit (p. 173 et note 4), des fêtes de Cérès. Ici et plus bas, notre poète semble oublier que nous sommes en Orient.
3, Mollement étendus ils consumoient les heures, (Adonis, vers 1391)
À. Le bonheur : ibidem, vers aax et note 3, 5. Ou plutôt de ceux qui les gardaient. 6, Voyez le Psautier, vers 56-57 et note 5 ; et Ronsard, tuitie À, p. 192 :
En Îeune et oraison ie passerois le iout, 7: Une jeune ingénue en ce lieu se vient rendré,
Ils défendoient ce lieu du chaud et des hivers.
De degrés en degrés l’eau tombant sur des marbres Méloit son bruit aux vents engouffrés‘ dans les arbres. Jamais désert ne fut moins connu des humains;
À peine le soleil en savoit les chemins’.
La bérgère cherchoit les plus vastes campagnes:
Là ses seules brebis lui servoient de compagnes;
Les vents en sa faveur leur offroient un air doux°; 155 Le Ciel les préservoit de la fureur des loups,
Et, gardant leurs toisons exemptes de rapines,
Ne leur laissoit payer nul tribut aux épines.
Dans les dédales verts que formoient les halliers*, L'herbe tendre, le thym, les humbles violiers’, 160 Présentoient aux troupeaux une pâture exquise.
En des lieux découverts notre bergère assise
Aux injures du hâle° exposoit ses attraits,
Et goûter la fraicheur sur ces bords toujours verts. (Ze Fleuve Scamandre, vers 36-37.) 1. ..Des autans engouffrés Le triste sifflement. (Lamanrine, Jocelyn, 11° époque.) 2, Dans la fable 111 du livre X, vers 28 :
Nul que Dieu seul et moi n’en connoît les chemins; dans Adonis, vers 330 :
. Un séjour Jusqu’alors ignoré des mortels et du j jour.
3 Et comme un jour les vents, retenant leur haleine, etc. (Livre IV, fable xx, vers 16.) 4. Dans l'édition originale : hailliers, 5. Giroflées sauvages.
Parmi chardons et espineux halliers Naissent les fleurs des tendres violiers.
(Amxor, Comment il faut ouir, tome I des OEuvres morales dé Plutarque, p: 85.) 6. Tomé V; p. 487 et note 4 :
Le hâle avoit fait tort A son visage, etc.
Et des pensers‘ d'autrui se vengeoit sur ses traits.
Sa beauté lui donnoit d'éternelles alarmes. 16005 66 Ses mains avec plaisir auroient détruit ses charmes? : Mais, n’osant° attenter contre l'œuvre des cieux,
Le soleil se chargeoit de ce crime pieux.
O vous, dont la blancheur est souvent empruntée", Que d’un soin différent votre âme est agitée! 170 Si vous.ne vous voulez priver d’un bien® si doux,
De ses dons naturels au moins contentez-vous.
Tandis que la bergère en extase ravie
Prioit le saint des saints de veiller sur sa vie’,
Les ministres divins* veilloient sur son troupeau. 175 Quelquefois la quenouille et l'artiste fuseau
Lui délassoient l'esprit, et pour reprendre haleme
De ses propres moutons elle filoit la laine,
Pendant qu’elle goûtoit ce plaisir innocent,
Tournant parfois les yeux sur son troupeau paissant,
« Que vous êtes heureux, peuple doux°! disoit-elle, Vous passez sans pécher cette course“ mortelle :