Feindre : livre VII, fable vrr, vers
— Lors que l’on se voit assaillir Par un secret venin qui tue, Et que l'on se sent défaillir Les forces, l'esprit, et la vue; Quand on voit que les médecins Se trompent dans leurs desseins, Et qu'avec un visage blême On oit quelqu'un qui dit tout bas :
« Mourra:t-il? Ne mourra-t-il pas? etc. ».
(Vorrure, Poésies, p. 122-123.)
Un autre entre les bras de ses chastes amours!,
Une fille pleurante, et déjà destinée
Aux prochaines douceurs d’un heureux hyménée*.
Alors, alors, il faut oublier ces plaisirs. 270 l'äme en soi se ramène‘, encor que nos desirs
Renoncent à regret à des restes de vie*.
« Douce lumière, hélas! me seras-tu ravie?
Ame, où t'envoles-tu sans espoir de retour ? »
Le malade arrivé près de son dernier jour 295
Rappelle ces moments où personne ne songe
Aux remords trop tardifs® où cet instant nous plongex
Sur ce qu'il a commis il tâche à° repasser :
En vain; car le transport à ce foible penser
Fait bientôt succéder les folles rêveries, 280