Ci-dessous, vers bo
+ Et n’ose outrepasser le terme
Que d'invisibles mains sur ses bords ont écrit. 40 Celle-ci seule échappe, et dédaigne son lit : Les nymphes de ce fleuve errent dans les campagnes Sous les signes brülants', et pendant plusieurs jours. D'où vient, dit un auteur”, qu’il enfle alors son cours”? Le climat est sans pluie; on n'entend aux montagnes*
Bruire en ces lieux aucuns torrents :
En ces lieux nuls ruisseaux courants N’augmentent le tribut dont s'arrosent les plaines. Si l’on croit cet auteur, certain bouillonnement Par le nitre causé fait ce débordement, ! $o
C'est ainsi que le sang fermente dans nos veines, Qu'il y bout, qu’il s'y meut, dilaté par le cœur. Les esprits alors en fureur Tâchent par tous moyens d'ébranler la machine*, On frissonne, on a chaud. J'ai déduit ces effets 55 Selon leur ordre et leur progrès”.
Dès qu’un certain acide en notre corps domine, Tout fermente, tout bout, les esprits, les liqueurs ; Et la fièvre de là tire son origine Sans autre vice des humeurs*. 60