Même locution et même tour aux vers 249-250 de Belphégor
3. Chez Pétrone : Matrona quædam Ephesi tam notæ erat pudicitir, ut Vicinarum quoque gentium feminas ad sui spectaculum evocaret,
4. Comme une rareté, à cause de sa rareté. — « …..Sérieusement, rien n’est plus beau (que ce tour de perles); il vient de l’ambassadeur de Venise..., qui en donnoit par rareté, » (Mme DE Sévi- Gxé, tome II, p.523.)
5. Semblable expression autome V, p. 63 et note 2.—ChezJodelle (tome I, p. 98) ::« Ma femme..., honneur des aultres dames, »
6. Pour modèle. Comparez Montaigne, tome I, p. 162 : « Ce prince est le souuerain patron des actes hazardeux »; Malherbe, tome I, p. 178:
Belle âme! beau patron des célestes ouvrages !
ibidem (tome IV, p. 222) : « Souvenez-vous que vous avez un frère que non seulement votre cour, mais toutes les cours étrangères, prennent pour un patron de vertu. »
7. Si la rime n’appelait pas ce mot, on pourrait y voir une intention quelque peu ironique.
8. C'est Molière qui a illustré cette antique maison dans George Dandin, joué en 1668, quatorze ans avant la publication de la Matrone d'Éphèse : « Monsœur pe Sorenvizce. Ne comptez-vous rien, mon gendre, l'avantage d'être allié à la maison de Sotenville? Mapame DE Sorenvizze. Et à celle de la Prudoterie, dont j'ai l’honneur d’être issue, maison où le ventre anoblit, et qui, par ce beau
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. Son mari l’aimoit d'amour folle‘.
Il mourut, De dire comment,
Ce seroit un détail frivole?.
Il mourut; et son testament n.a5 N'étoit plein que de legs qui l’auroient consolée, Si les biens réparoient la perte d'un mari
Amoureux autant que chéri‘.
Mainte veuve pourtant fait la déchevelée’,
privilège, rendra vos enfants gentilshommes ? » (Acte I, scène 1 : voyez le tome VI de Molière, p. 520 et notes 2 et 3.)
1. Comparez, pour le genre, ci-dessus, vers 14, et, pour le tour, tome Il, p. 361. — Dans /e Faucon, vers 8:
Comment aimer? c'étoit si follement, etc.
2, Tour et locution analogues aux vers 193-194 du Magnifique :
.…. Dire comment les choses s'y passèrent, C’est un détail trop long.
3, Rapprochez le Faucon, déjà cité, vers 105 et suivants: Mort vint saisir le mari de Clitie, etc.
4. « Aïmés aussi bien qu'amoureux » (/a Fiancée du roi de Garbe,
vers 131).
5. Laisse flotter ses cheveux en désordre, comme si elle avait envie de les arracher. — « La nouuelle mariée pleurante rioit,
riante pleuroit, de ce que Chicanous l’auoit lourdement descheuelée. » (Ramzaïs, tome II, p. 325.) « Elles (les veuves) ont beau s'escheueler et s’esgratigner, etc. » (Monrarone, tome II, p. 116.) Ce participe se rencontre aussi dans le zxvni dialogue des morts de Fénelon, où la duchesse de Montpensier reproche à Henri III les repas qu'il faisait avec ses mignons, et où il était « servi par des femmes nues et déchevelées ». Il est également chez Joinville, chez Juvénal des Ursins, chez Comynes (voyez le Dictionnaire de Littré), chez Chappuys, tome I, fol. 130 v° : « une femme descheuelée ». — Comparez Brantôme (tome IX, p. 660) : « l'ay cogneu une trez belle dame, laquelle, aprez la mort de son mary, vint à estre si esplorée et desesperée qu'elle s'arrachoit les cheueux, se tiroit la peau du visage, de la gorge, l'allongeoit tant qu’elle pou-
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Qui n'abandonne pas le soin du demeurant!, 30 Et du bien qu’elle aura fait le compte en pleurant. Celle-ci, par ses cris, mettoit tout en alarme”;
Celle-ci faisoit un vacarme?, Un bruit‘ et des regrets à percer tous les cœurs ;
uoit; et, quand on luy remonstroit le tort qu'elle faisoit à son beau visage : « Ah Dieu! que me dictes vous? disoit elle ; que « voulez vous que ie fasse de ce visage ? pour qui le contregarde- « ray ie, puisque mon mary n’est plus? » Au bout de huict mois aprez, ce fut elle qui s’accommoda de blanc et rouge d'Espagne, les cheueux de poudre : qui fut ung grand changement. »
1. Au sens propre du mot, ce qui reste : ci-dessus, p. 10 et note 2, « le demeurant non compté par la belle ».
2. Tome V, p. 413, note 9; et ci-dessous, p. 114.— Comparez un tableau contraire dans la comédie de Je sous prends sans verd, scène 1:
On ne parle que joie et que réjouissance.
Tous les jours ce ne sont que plaisirs bout à bout, Promenades ici, ménétriers partout,
Petits jeux, cotte verte, allégresse, ripailles, Sérénades, concerts, charivaris, crevailles,
Vous voyant tout de bon gisé dans le cercueil;
Et c’est de la facon qu’elle en porte le deuil.
KL La nuit ni son obscurité, Son silence et ses autres ‘charmes, De la reine des bois n’arrétoit les vacarmes.
(Livre X, fable xxx, vers 5-7.) 4. La perte d’un époux ne va point sans soupirs; On fait beaucoup de bruit, etc. * (£a Jeune Veuve, vers 1-2.)
5, Au tome III, p. 221 : « pousser maint regret »,
= …. Loris encor faisant Épnti à part soy ses regretz et clamours. (Manor, tome II, p. 271.)
«& +... En ayant sceu la mort, elle en fit des lamentations si grandes, des regretz si cuisans, qu'oncques puis elle ne se put remettre. » (Branrôme, tome VIII, p. 1x9.) « Ainsy prioit nostre reyne pour l'ame du roy son mary, qu'elle régretta extresmement, en faisant
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Bien qu'on sache qu’en ces malheurs, 35 De quelque désespoir qu’une âme soit atteinte, La douleur est toujours moins forte que la plainte ! : Toujours un peu de faste entre parmi les pleurs *.
ses plainctes et regretz, non comme une dame desesperée et forcenée, faisant ses haultz cris, se deschirant la face, s’arrachant les cheueux, ni contrefaisant la femme qu'on loue pour plourer, mais se plaignant doulcement, » (Zbidem, tome IX, p. 595.) « À ce mesme massacre de la Sainct Barthelemy fut faicte une vefue par la mort de son mary, tué comme les aultres : elle en fit un tel extresme regret que, etc. »(/4idem, p. 666.) — Au vers 138 de Féronde etnote 1: « faire un soupir », Chez Marot, déjà cité, tome I, p. 31:
Fay faict tout ce qu’on scauroit faire, Tay souspiré, j’ay faict des cris,
— Et quant ce vint à l’enterrer, Dont oïssiez fame crier.…., Et poins detordre et cheueux trere..… Quant li corps fut en terre mis, Dont s’escria à moult haultz cris; Si ce decire, et pleure, et brait..….
(De Celle qui se fit, etc., fabliau cité à la notice.)
1. Comme le dit un ancien proverbe rapporté par Brantôme (ébidem, p. 694) : « Plus de mine en une femme perdant son mary que de melancolie. »— « Les unes (nos veuves déplorées) despitent le ciel, les aultres maugreent la terre; les unes blasphement contre Dieu, les aultres maudissent le monde; les unes font des esuanouyes, les aultres contrefont des mortes; les unes font des transies, les aultres des folles, des forcenées, et hors de leurs sens, qui ne cognoissent personne, qui ne veulent parler. Bref, ie n’aurois famais faict si ie voulois specifier toutes leurs methodes hypocrites et dissimulées, et symagrées dont elles usent pour mons- -trer leur deuil et ennuy au monde. » (Jbidem, p. 658.)
2. J'irai me délasser parmi les bienséances, Briller au plus profond d’un noir appartement, Me parer ds l'éclat d’un lugubre ornement, Promener en spectacle un deuil en grand volume, Et donner en public des pleurs à la coutume.
(Je vous prends sans verd, scène vr.)
Comparez la maxime cexxxmr de la Rochefoucauld et les notes.
LE
72 CONTES. - le. vi
Chacun fit son devoir dei dire à l’affligée
Que tout a sa mesure, et que de tels regrets 40 Pourroient pécher par leur excès * :
Chacun rendit par là sa douleur rengrégée*.
Enfin, ne voulant plus jouir de la clarté Que son époux avoit perdue,