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Son madras et sa collerette sont blancs. Elle est assise dans un fauteuil de bois, les pieds sur une chaufferette. Sur ses genoux drapés dans une jupe d'un vert foncé, elle incline de la main gauche une marmite où elle a trempé la cuillère qu'elle élève dans sa main droite. A droite, sur le sol, sont une assiette et un couvercle jaunes.
A gauche du tableau, un feu de bois brûle dans la cheminée, alimenté par une branche d'arbre. Devant, plus à gauche, des morceaux de bois mort.
Bois. Haut., .p cent. ; larg., 3y cent.
Collection du Baron d'Erlanger.
La Petite Dentellière.
Une jeune fille, assise à côté d'une fenêtre fermée, le bonnet, la collerette et le tablier blancs, vêtue d'un corsage marron et d'une jupe bleue, dont on voit le bord sous le tablier, fait de la dentelle sur un coussin placé sur ses genoux. La chaise sur laquelle elle est assise est placée sur une estrade.
A droite du tableau, nous voyons une sorte de corbeille à papier où a été jeté un drap. Derrière la jeune fille, à droite du tableau, une carte de géographie est pendue à la muraille.
Haut., 35 cent. 1. 2.; larg., 2? cent. 1 2.
Collection de la Marquise d'Aoust.
MAN (CORNELIS de)
Peintre-graveur de genre, de portraits et d'intérieurs d'église.
Il naquit à Delft, le itr juillet 162t. En 1642, le 26 décembre, il se fit inscrire sur les registres de la gilde de sa ville natale, puis il partit pour un long voyage: Paris, Florence, Venise et Rome. En 1654, il rentrait à Delft où il mourut très vieux, en [706. Ses tableaux sont fort rares : nous n'en connaissons guère qu'une douzaine.
90 — Le Jeune Savant.
Coiffé d'un madras vieux-rose et sa perruque encadrant son visage, un jeune savant drapé dans une robe safranée soulève un pupitre. Il est de trois quarts et a repoussé, à droite du tableau, en se levant, le dagobert sur lequel il était assis. Devant lui, — à gauche du tableau, — sa table de travail est couverte d'un tapis oriental sur lequel
est jetée, à l'angle, une étoffe velours violette; à droite de l'étoffe violette, à l'angle avant de cette table, un grand livre feuilleté. Derrière le pupitre, à gauche, une corbeille et derrière la corbeille un flacon à bouchon d'argent. La pièce est éclairée par une fenêtre aux vitres plombées et dont un battant est ouvert ; au pied delà fenêtre, entrecette fenêtre et la table de travail, on voit une banquette sur laquelle est posé un coussin bleu aux dessins russes. Sur la muraille, au-dessus du jeune savant, sont suspendus un réticule gris et un sac-à-main vert et, au-dessus de ces objets, une carte de géographie. A droite du tableau, une haute cheminée en bois sculpté ornée d'un coquillage et d'une théière. Au bois de la cheminée est appendue une garniture en velours vert foncé à franges d'or. Le fond de la cheminée est en faïence blanche à dessins bleus.
Toile. Haut., -3 cent.; larg., 58 cent.
Collection Thoré-Biïrger.
— Jules P orges.
METSU (Gabriel)
Peintre de genre.
Fils du peintre Jacques Metsu, Flamand d'origine, il naquit à Leyde en i63o. Il y demeura jusqu'en 1654, où il vint alors se fixer à Amsterdam, au Prinsegracht. Ses tableaux offrent des analogies avec ceux de J.-B. Weenix, Jan Steen, Gérard Ter Borch, Nicolas Maes et Vermeer de Delft. Metsu eut pour élèves Michiel van Musscher et Jac. Ochtervelt.
91 — La Marchande de gâteaux.
Une vieille femme, coiffée d'un chapeau de feutre sur son bonnet blanc, une collerette froissée autour du cou, vêtue d'un caraco marron, dont on voit la doublure rouge aux manches relevées sur les poignets, et d'un tablier bleu attaché à sa taille, est assise devant une hutte de bois. Dans sa main droite elle tient un couteau et de sa main gauche elle soulève, par la queue, une poêle où vient de frire un beignet sur un trépied au-dessus d'un feu de bois. A droite du tableau, une petite table de bois supporte une assiette de pommes, une assiette de provisions et quelques boites fermées. Sous la petite table traînent quelques coquilles de moules, et devant est posé un pot de graisse. Derrière cette table, se dresse un arbre mort auquel sont suspendus deux récipients de cuivre. La hutte de bois vient ensuite, couverte
d'une bâche grise. La vieille femme se profile devant. A sa droite, sur les planches de la hutte, somnole un chat au-dessus de quatre harengs accroches là.
A gauche du tableau, au premier plan, en face de la vieille femme, un enfant du peuple, blond et mal peigne, enveloppé d'un grand pardessus marron, attend. la tète inclinée surl'épaule gauche et le chapeau à la main. Derrière l'enfant, s'élève le feuillage bronzé d'un arbre, et, plus à gauche, c'est un coin de paysage sous un ciel nuageux. Toile. Haut., 66 cent.; larg., 5o, cent.
Collection du Prince A. de Broglie.
92 — Portrait de femme.
Le buste d'une jeune femme blonde, aux yeux noirs, coiffée d'un capulet blanc cachant complètement sa chevelure, les oreilles ornées de longues boucles d'or ciselé, portant sur sa robe noire une collerette empesée et brodée. Les manches de sa robe s'arrêtent aux coudes et font place à des manches de lingerie. L'avant-bras gauche, nu, est ramené sur la poitrine; au poignet, un bracelet avec des perles noires. Le bras droit tombe naturellement et lavant-bras et la main sont invisibles.
Bois. Haut., 64 cent.; larg., 48 cent.
Collection de M. Reyre.
MEYER iHendrick de)
Peintre d'histoire.
Il naquit en 1620 et mourut en 1690.
93 — Le Siège de la ville de Hulst.
Au premier plan, au milieu du tableau, trois hommes, assis par terre, lisent un parchemin. luche, les deux nobles cavaliers qui commandent le siège, plumes rouges au chapeau, causent. Derrière eux, leur état-major, lanciers et porte-drapeaux. A droite, deux trompettes à cheval sonnent aux champs et une troupe de mousquetaires à cheval descend un sentier vers la droite. A droite, au second plan, avec ses canaux et son port, la ville de Hulst s'étend. Dans un canal, on voit un grand bateau à voile. Au large, d'autres bateaux.
Adroitedutableau.au premier plan, un chien
lève la patte gauche. Un paysan assis, vêtu d'une casaque bleue, cause avec un gentilhomme enveloppé d'une pèlerine rouge, et enfin une carriole monte, conduite par un vieux paysan : une dame est assise au fond.
Signé.
Haut., 90 cent.; larg., 1 m. 4b.
Collection F. Kleinberger.
— Roger Douine.
MIEREVELT (Michiel Jansz van)
Peintre-graveur de portraits et de quelques tableaux historiques.
Il naquit à Delft, le Ier mai 1667, et fut l'élève de Willem Willemsz et d'Anthony van Montfoort, dit Blockland. Il eut un grand nombre d'élèves : ses fils Pieter et Jan, son petit-fils Jacobus Delft, Willem et Hendrick van der Vliet, Claes Cornelisz, Pieter Dircksz, Paulus Moreelse, Jan van Ravesteyn et Pieter Gerritsz Montfoort. Son gendre, Willem Jacobsz Delft a gravé sur cuivre un grand nombre de ses portraits.
Mierevelt mourut à Delft, le 27 juin 1641.
94 — Portrait d'homme.
Le buste d'un jeune homme au visage allongé et amaigri, aux cheveux châtains assez longs, frisottant sur le front; au cou, une collerette montante, unie, empesée, attachée par deux glands argentés; il est vêtu de noir. En haut du tableau, à gauche, un blason.
Bois. Haut., 5o cent.; larg., 40 cent.
Collection Emile Wauters.
MIERIS (Frans van)
Peintre de portraits, de genre et d'histoire.
Né à Leyde, le [6 avril i635, il était le fils de l'orfèvre Jan Bastiaensz van Mieris. Il fut l'élève du peintre sur verre Abraham Torenvliet, de Gérard Dow et d'Abraham van der Tempel. Inscrit le 14 mai 1658 sur les registres de la gilde de Saint-Luc, à Leyde, il en devint le commissaire de 1662 à i665 et, en l665, il en fut nommé le doyen. Nombreux furent ses élèves, et parmi eux citons : ses fils Willem et Jan van Mieris, Arie de Vois et Karel de Moor.
Son petit-fils, Frans van Mieris, peintre d'ailleurs sans mérite, fut surnommé le Jeune et, par contraste, on appela Mieris, le Vieux. Ses chefs-d'œuvre s. nt