‹ Grands & petits maîtres hollandaisChapitre 36 sur 47 · RU AÊL ( JACOB VAN · texte numérisé non relu

RU AÊL ( JACOB VAN

PAYSAGE ( Collection de M. de Jonge )

RUYSDAÈL ( SALOMON VAN )

Imp.Georôes Petit

LA RENTREE DE LA PECHE ( Collection de M. Edouard Kaim)

robe noire à manches noires rayées de lignes blanches. Autour de ses poignets, sous ses manchettes, deux rangées de perles noires. A sa main droite, appuyée sur une table où est couché un petit chien griffon blanc, elle porte deux petites bagues d'or à l'annulaire. Sa main gauche, ornée également de deux petites bagues d'or à l'annulaire, est retenue par le pouce à un sautoir formé de cinq rangées de perles, rattaché à sa ceinture qui comprend trois rangées. Au haut du tableau, à droite : JETA. 26 et, à gauche : i5jj.

Haut., 90 cent. ; larg., 67 cent.

Collection du Baron Hirsch, Paris.

— E. M. Sperling.

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Portrait d'homme.

Un jeune homme brun, aux cheveux courts^ portant toute sa barbe, barbe et moustache presque blondes. Son justaucorps est noir et très montant : à peine, en haut du cou, une petite collerette plissée. Sa main gauche est posée sur la hanche et sa main droite est appuyée sur une table recouverte d'un tapis vert. A droite du tableau, à la hauteur du visage, ce mot en majuscules : IDEM.

Haut., 1 m. 06 ; larg., 80 cent.

Collection Thiébault-Sisson.

MOREELSE (Paulus)

Peintre de portraits, de genre et de quelques tableaux historiques.

Il naquit en 1 571 à Utrecht, et, tout jeune encore, vint se fixer à Delft où il fut l'élève de Mierevelt. Vers 1Ô02. il visita l'Italie. En 1616, il peignit, à Amsterdam, un grand tableau d'arquebusiers qui se trouve maintenant à l'Hôtel de Ville. Il eut de nombreux élèves, et parmi eux Dirck van Babueren.

Moreelse mourut à Utrecht le 17 mars i638.

104 — Portrait de femme.

Le buste d'une femme d'âge mûr, vue de trois quarts, portant une coiffe de dentelles derrière la tête et vêtue d'un costume noir. Sa collerette ornée de dentelles est légèrement relevée sur le dos. Sur la poitrine, une croix de velours noir au

milieu de la collerette. En dessous, un gros sautoir d'or.

Bois. Haut., 72 cent. ; larg., 55 cent. 1/2.

Collection Emile Wauters.

io5 — Portrait de femme.

Le buste d'une femme d'âge mûr, vue de face, portant une coiffe de dentelles derrière la tête et vêtue d'un costume de velours noir. Quatre noeuds marron : un sur la poitrine sous la collerette et deux autres sur chacun des avant-bras. Le quatrième nœud marron au milieu de la collerette.

Bois. Haut., 65 cent ; larg., 57 cent.

Collection Jules Porgès.

106 — Portrait d'homme.

Le buste d'un jeune homme brun, vu de trois quarts, les cheveux longs, le visage énergique, les traits sensuels, vêtu d'un manteau de velours doublé de fourrure. Au cou, une collerette de dentelles.

Bois. Haut., 75 cent.; larg., 5g cent.

Collection du Comte André Mnis\ech, Paris.

(Vente de la Comtesse Mniszech, Paris, 10 mai 1910.)

— Arnold Seligmann, Paris.

107 — Portrait de femme.

Une jeune femme blonde et rose, aux yeux doux et intelligents, aux lèvres d'un rose et d'un modelé charmant, portant une haute fraise tuyautée et sur la fraise, autour du cou, une chaîne d'or. Elle est vêtue de velours et, sur la poitrine, d'un parement de soie dorée brochée, attachée au velours par un lacet de soie noire.

Haut., 75 cent.; larg., 59 cent.

Collection du Comte André Mniszech, Paris.

(Vente de la Comtesse Mniszech, Paris, 10 mai 1910.)

— Arnold Seligmann, Paris.

NEER (Aart van der)

Peintre paysagiste.

i5 octobre 1889; Wœrmann, Tœgliche Rundschau, 1889; Bredius, dans le journal Fur bildende Kunst.

11 naquit en i6o3 à Amsterdam, et Houbraken nous conte que Van der Neer fut, dans sa jeunesse, au service desseigneursd'Arckel et qu'il ne commença à peindre qu'4 un Age avancé. Van der Neer mourut le 9 novembre 1677. Ses fils.Jan et Eglon Hendrick, furent peintres, mais sans avoir les qualités de leur père.

108 — L'Aube.

Au premier plan, le rivage et l'eau. Sur le rivage, un arbuste et des canards. Sur l'eau, une barque à la voile repliée et deux hommes dans la barque. Surle rivage, devant la barque, un pêcheur soulève des filets. A droite, un arbre dépouillé. Et, plus à droite, un pécheur s'en va chargé de deux rames. Au fond, à droite, une chaumière, derrière laquelle est le soleil. A gauche, des maisons, des arbres, un clocher dont l'ombre descend sur le fleuve. Au fond du tableau, le fleuve s'ouvre largement, semé de bateaux à voiles. Le ciel est rougeàtre et nuageux.

Haut., ?o cent.; larg., 68 cent.

Collection Edouard Kann.

109 — Clair de lune.

Au premier plan, le rivage éclairé par la lune. A gauche, des arbres et un homme portant un ballot sur son dos. A droite, au milieu d'une sorte de sentier, deux gentilshommes, drapés dans leurs pèlerines et tournant le dos, regardent le clair de lune sur l'eau. A leur droite, une barrière. L'n chien est derrière eux.

De l'autre côté de l'eau, des arbres, des murailles, un château délabré. Au fond, le fleuve s'élargit, où sont des bateaux à voiles. La lune sort des nuages noirs.

Signé du monogramme, à droite, sous un arbre mort, et daté : i6j6.

Bois. Haut., 58 cent.; larg., 82 cent.

Exposé à Leipzig en 1889; à Munich en 18

Voir descriptions et mentions suivantes :

Bode, Die Grossherjog Gemœlde Galerie, a Schwerin, page 110; le Journal de Cologne, octobre 1889; cité dans la séance publique de la Société d'histoire de l'art, à Berlin, du 3 janvier 1890; I.ùckc, Dresdcner Nachrichten,

Collection Lcehr, Leipzig.

— Keil, Leipzig.

— Schubart, Munich.

— F. Kleinberger, Paris.

— Max Flersheim, Paris.

110 — Paysage d'hiver avec personnages .

Le fleuve est glacé et paysans et paysannes y jouent au golf ex y patinent. Il y a soixante et un personnages, lointains ou proches, dans ce tableau. Au premier plan, un gentilhomme nous tourne le dos et se drape dans son manteau noir. Un paysan, à la veste rouge, se penche vers le sol.

A gauche, des arbres dépouillés, des chaumières, deux clochers d'église. A droite, trois arbres longs et dépouillés, des barques, des chaumières, un moulin.

Siané du monogramme, à droite, sous une barrière.

Toile. Haut., 60 cent.; larg., y5 cent.

Collection de S. A. la Priiicesse Murât.

NEER (Eglon Hendrick van der)

Il vécut à Amsterdam (1643-1703) et fut l'élève de son père et de Van Loo.

iii — Femme jouant du luth.

C'est une jeune femme blonde. Elle est vêtue d'une robe vert d'eau un peu décolletée, mais sa poitrine est couverte d'un voile de tulle. Une écharpe rouge à lignes blanches part de son épaule droite et descend sur sa taille, à gauche. La lumière vient sur elle d'une fenêtre drapée de rideaux safranés. Au premier plan, à gauche, un chien dort sur une chaise.

La jeune femme appuie son bras droit sur une table couverte d'un tapis oriental sur lequel est placé un pupitre où se trouve la partition qu'elle déchiffre.

Derrière elle, nous apercevons un tableau dans un beau cadre : ce tableau représente une jeune femme, le sein nu, un glaive à la main, qui se précipite vers un corps couché. A droite du

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tableau, une grande cheminée de marbre sur laquelle est posé un buste antique, un buste de femme.

Bois. Haut., 43 cent.; larg., 35 cent.

Collection Jules Porgès.

OSTADE (Adrien van)

Peintre-graveur de genre, de portraits et de natures mortes.

Il naquit en tbio à Harlem. Élève de Frans Hais, il fut vivement influencé d'abord par Adrien Bramver, son condisciple dans l'atelier de Hais. En 1662, il fut nommé doyen de la gilde de Saint-Luc, à Harlem. Il eut comme élèves son frère Isaac, Cornelis Bega, Cornelis Dusart, qui l'a souvent copié, Michiel van Musscher, Richard Brakenburgh et Jan de Groot. Il fut enterré à Harlem le 2 décembre 1 685.

112 — Intérieur' de cabaret .

Au premier plan, nous tournant le dos, un homme en gilet, assis sur un siège à trois pieds, lève un verre de vin dans sa main gauche. A sa gauche, deux paysans sur un banc, un pot de vin à la droite du premier : l'un fume, l'autre bourre sa pipe. A droite, contre un mur en planches, un homme vu de trois quarts entreprend une femme la tête couverte d'un linge blanc, et qu'un petit enfant supplie. Au-dessus du mur en planches, monte une échelle vers le plafond. Au fond du tableau, à gauche, un homme se penche vers un tonneau.

Haut., 23 cent.; larg., 20 cent..

Collection du Baron d'Erlanger.

1 1 3 — Scène d'auberge.

Cette auberge est sombre comme une cave et la lumière qui vient du côté gauche semble descendre d'un soupirail. Au premier plan, au milieu du tableau, nous voyons un homme assis sur un banc, à côté d'un escabeau tombé à terre, et cet homme, les yeux avides et la bouche ouverte, se penche vers une femme à demi allongée sur le sol et met sa main sous le tablier de cette femme. Celle-ci, le bras droit levé et de sa main droite agrippée au bonnet de cet homme, le tirant à son tour vers elle, rit aux éclats et se renverse. Derrière eux, l'aubergiste, un pot à la main, une plume sur son couvre-chef, s'ébaudit de voir ce couple pris de vin, et, derrière l'aubergiste, à gauche, un

homme sur un banc, une pipe et un vase de vin à ses pieds, ronfle, ivre-mort. Au second plan, au milieu du tableau, derrière le couple, un enfant rit, appuyé contre une barrique derrière laquelle une femme assise lève un verre qui penche dans sa main gauche. Puis, à côté de cette femme, s'élève obliquement une traverse de bois qui soutient en deux parties les poutres du plafond. Derrière cette traverse, à droite du tableau, un couple s'embrasse, un homme est à demi couché, une femme, auprès d'une autre femme, s'agenouille devant la cheminée et, au fond du tableau, un personnage obscur monte sur une échelle. Signé en toutes lettres, à droite.

Bois. Haut., 43 cent.; larg., 5g cent.

Décrit par le Dr Bode dans le catalogue de Ridder.

Collection Colel Legh ofLeghhall, Kuntsford.

— L. Venon, Paris.

— A. de Ridder, Cronberg.

— F. Kleinberger, Paris.

— E. M. Sperling.

114 — Le Peintre dans son atelier.

On le voit de profil : il a le nez recourbé et une barbiche; il porte sur la tête un haut bonnet marron et un manteau à capuchon également marron. Il est assis sur un escabeau et peint devant son chevalet; la toile qu'il peint est encadrée. A gauche, une fenêtre garnie de vitraux d'où la lumière tombe. A gauche de la fenêtre, et au premier plan du tableau, une petite table chargée de pots à couleurs et un bahut. A droite du peintre, au premier plan, un petit meuble où sont des couleurs et un livre sur un pupitre, placé de façon que Van Ostade y puisse lire en travaillant.

A droite du tableau, un escalier en colimaçon : la rampe et les marches sont en bois. Sous l'escalier, et derrière le chevalet du peintre, deux jeunes élèves préparent des couleurs. Au-dessus d'eux, et presque au premier étage, sous le plafond et contre la rampe de l'escalier, on aperçoit deux moulages d'après l'antique.

Bois. Haut., 43 cent.; larg., 33 cent.

Collection Jules Porgès.

1 1 5 — Intérieur de cabaret.

C'est un cabaret qui ressemble encore à une cave. Un homme ivre est tombé de son siège.

Derrière lui, une femme vêtue d'un caraco bleu et deux hommes ont éventré une barrique qu'ils fouillent. Au fond, à gauche, une vieille femme vêtue d'un corsage rouge, et un homme, vêtu d'un costume marron, se penchent sur un tonneau. Derrière eux. au fond du tableau, une porte s'ouvre dans sa partie supérieure.

Haut.. 23 cent.; larg., 32 cent.

Collection F. Kleinberger, Paris.

— de la Marquise d'Aoust.

OSTADE (Isaac van)

Peintre de scènes populaires et champêtres.

Il naquit à Harlem en 1621, et fut l'élève d'Adrien van Ostade, dont il était le cadet.

Il mourut en 1649.

116 — La Plage de Scheveningen.

La plage est à gauche, et l'on voit des bateaux. Des dunes s'élèvent du rivage jusqu'au premier plan, à droite du tableau: au milieu des dunes est placé un mat à signaux. Au pied des dunes, sur la route qui conduit à la plage, apparait une haute voiture à deux roues à laquelle est attelé un cheval gris. Des pêcheurs et des paysannes emplissent cette voiture de paniers, tandis qu'une dame, vue de profil, et un gentilhomme, vu de dos, les considèrent. A droite, se trouvent d'autres pécheurs et un cavalier sur un cheval marron, lue maisonnette est à demi visible à droite, au premier plan, et nous apercevons, à peu près au milieu, un tonneau et un chien. Dans le fond du tableau, à gauche, c'est la mer. Une autre voiture s'éloigne sur la route, et, au bord de la plage, près d'un bateau, il y a un groupe d'hommes debout ou à cheval. Le ciel bleu est pommelé de nuages.

Signé en toutes lettres avec le prénom à droite, en bas, et daté : 164g.

Bois. Haut., 66 cent.; larg., 92 cent.

Gravé par Dehuney.

Collection M. Schneider, Paris, 18-6.

— Karl of Dudley, 1892.

F. Kleinberger, Paris.

— Sperling.

117 — Les Patineurs.

Au premier plan, un traîneau auquel est attelé un cheval et. dans ce traîneau, assise, tournant le dos au cheval et regardant le spectateur, une jeune femme couverte d'une mantille noire; le cocher est debout derrière le siège, en jaquette rouge, un fouet à la main. A droite, un cocher sans voiture, tenant un fouet sur l'épaule gauche et chaussé de patins. A côté de lui, un patineur ramasse son chapeau que le vent a projeté à terre. A gauche, un pavsan pousse un traîneau qui porte un tonneau. Au premier plan, un notable et sa femme emmitouflés. Çà et là, traîneaux, chevaux patineurs.

Au fond, à gauche, un château et, plus à droite, un bateau à voiles arrêté dans les glaces. Le ciel est bleu et couvert çà et là de nuages.

Haut., 43 cent. 1/2; larg., 63 cent.

Collection de la Princesse Murât.

PALAMEDESZ (Anthony)

Peintre de genre.

Il naquit à Delft en 1601. Comme Willem Cornelisz Duyster et comme Jean Duck et Hendrick Gerritsz Pot, il fut un peintre de réunions galantes et de sociétés musicales. Il mourut en 1673.

118 — Femme au clavecin.

Une jeune femme blonde, la tête tournée à droite et vue de trois quarts, vêtue de noir, les cheveux ornés d'une coiffe de dentelles et le cou d'une magnifique collerette empesée, est debout devant un clavecin sur lequel est posée sa main droite.

A droite du tableau, un tabouret devant une chaise, et la chaise est garnie d'une étoffe rouge, et contre le pied du clavecin est appuyé un métier à dentelles. A gauche, à droite de la jeune femme et sur le clavecin, nous vovons trois peintures représentant trois paysages.

Derrière la jeune femme, par une porte ouverte dont le chambranle imite une colonne dorique, on distingue, dans une autre pièce, un meuble clair en bois sculpté.

Le parquet de la pièce est dallé rose et gris.

Collection Jules Porg'es.

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119 — Réunion musicale.

Au centre, en pleine lumière, une jeune femmeblonde, vêtue d'un manteau de velours d'un gris jaune et d'une robe bleue, est assise et regarde le spectateur. A droite, en retrait, et nous tournant le dos, une jeune femme, assise devant une table recouverte d'un tapis rouge, cause avec un jeune homme debout inciiné vers elle et dont nous voyons le profil. A droite, au premier plan, un jeune homme debout, coiffé d'un chapeau gris, joue de la guitare en regardant une jeune femme assise et vêtue d'une robe gris-fer recouverte d'un manteau de velours jaune. Derrière elle, une jeune femme, de face, et un jeune homme, coiffé d'un chapeau gris, qui nous tourne le dos. Au premier plan, à gauche, un personnage sombre, placé hors du rayon de lumière qui descend à gauche derrière un grand rideau de velours rouge, se tient debout, nous tournant le dos et tend de la main gauche un verre vers un laquais qui y verse du vin. Derrière le laquais, à gauche, une table chargée d'aiguières et de flacons. Au mur, sont pendus deux paysages et, entre les paysages, une carte de géographie.

Collection Jules Porgès.

POTTER (Paulus)

Peintre-graveur de bestiaux et de paysages.

Il fut baptisé à Enkhuizen, le 20 novembre 1625. Son père, le peintre Pieter Potter, fut son maître ; mais, vers 1642, à Amsterdam, où il était venu se fixer tout jeune, il eut pour maîtres, Nicolas Moergaert et Jacob de Wet. Potter, qui mourut fort jeune, travailla infatigablement. Il fut enterré à Amsterdam, le 10 janvier 1654.

Ses chefs-d'œuvre sont conservés au musée de Saint-Pétersbourg et dans la collection du duc de Westminster, à Londres.

Jean Duck, Albert Klomp, Emmanuel Murant et Adriaen Verdoel furent ses élèves et ses imitateurs.

120 — Paysage avec animaux.

Cinq vaches paissent, et nous voyons aussi, çàetlà, trois autres vaches et un chien. A gauche, une jeune paysanne, debout, cause avec le berger assis. Au centre du tableau, derrière deux vaches, un saule à demi dépouillé.

A gauche, des arbres; à droite, un coin de paysage, vallée et collines au loin.

Signé à gauche, en toutes lettres.

Toile. Haut., 40 cent.; larg., 5o cent.

Collection Jules Porgès.

RAVESTEYN (Jan Anthony van)

Peintre de portraits.

Fils du peintre sur verre, Anthony van Ravesteyn, il naquit en 1572. Les registres de la gilde de Saint- Luc de La Haye le mentionnent le 17 février 1598. En 1640, Ravesteyn maria sa fille avec le portraitiste Adriaen Hannemann.

Il fut enterré à La Haye, le 21 juin 1657. Van Dyck a peint le portrait de Ravesteyn.

121 — Portrait de femme.

Une jeune femme blonde, vêtue d'une robe d'apparat. Sur sa tête est posé un diadème. A son cou, trois rangées de perles fines, et, à la dernière rangée, pend un lacet qui retient, sur la poitrine, une bague dont la pierre sombre n'apparaît pas entièrement. Une magnifique double collerette de dentelles orne son cou, et ses manches sont bouffantes, agrémentées de ganses de rubans marron, de la même couleur que la ceinture; sur la collerette, en dessous de la bague, un sautoir d'or ciselé part d'une broche ronde où des émeraudes sont enchâssées. A ses poignets, sous les manches de dentelles, sept rangées de perles fines. Sa main gauche pend le long d'elle, relevant légèrement un pli de sa robe. Sa main droite, posée sur le dossier d'une chaise rouge à clous d'or, tient un éventail de plumes noires.

Signé en toutes lettres, suivi du mot fecit, et daté : anno i632.

Bois. Haut., 1 m. 12 ; larg., 89 cent.

Collection F. Kleinberger.

— Noël Bardac.

122 — Portrait de femme.

C'est le buste d'une jeune femme aux cheveux châtains, ornés d'une coiffe bordée de dentelles, et portant au cou une fraise, et sous la fraise une dentelle semblable à celles de la coiffe. Elle est

vêtue de noir : un galon à dessins dorés descend au milieu de sa poitrine.

Bois. Haut., 70 cent.; larg., 36 cent.

Collection Stanislas Lami.

REMBRANDT VAN RYN

Peintre-graveur d'histoire, de portraits, de paysages et de genre.

Gerritsz est peut-être son véritable nom : en tout cas, tel était le nom de son père, meunier à Leyde, où Rembrandt naquit le i5 juillet 1606. Le moulin de (ierritsz était situé sur les bords du grand fleuve qui va se jeter à la mer non loin de là, et de là vient le surnom de Van Ryn. Rembrandt van Ryn fut l'élève, à Leyde, de Jacob van Swanenburgh, et, pendant six mois, vers :6i3, de Pieter Lastman, à Amsterdam. Il vécut à Leyde jusqu'en i63i; ensuite, il habita Amsterdam jusqu'à sa mort.

Rembrandt fut profondément estimé dans la première moitié de sa carrière (t63o-i65o); par contre, pendant les dernières années de sa vie (1654-1669 . il fut en butte à de grandes difficultés financières et mourut pauvre; « mais, dit le docteur Bredius, il travailla toujours avec une force indomptable, en cherchant et en donnant jusqu'à sa mort plus d'originalité et de grandeur à ses créations ». Sa fécondité fut extraordinaire : il peignit environ cinq cents tableaux et laissa deux cent soixante-quinze eauxfortes et ;. peu près quinze cents dessins.

Parmi ses élevés, dont il eut un grand nombre, mentionnons : Gérard Dow, Jacob Baclier, Govert Flinck, Ferdinand Bol, Philippe de Koninck, Gherbrandt van der Eeckhout, Johannes Victors, Jamnel van Hoogstraten, Karel, Bernard Fabritius, Nicolas Maes et Aart de Gelder. Les plus grands artistes hollandais du xvn" siècle ont subi l'influence de Rembrandt.

Son fils, Titus van Ryn, peignit aussi.

Les plus beaux tableaux de Rembrandt sont en Hollande, dont douze au Mauritshuis, puis au Louvre et surtout en Angleterre et dans les musées de Saint- Pétersbourg et de Cassel.

123 — Le Bon Samaritain.

Au pied d'une montagne boisée, à la lumière d'un crépuscule, un voyageur blessé, étendu en chemise sur le sol, se redresse sur son coude gauche. Au pied d'un arbre, le bon Samaritain ^sis auprès de lui, en robe rouge et turban jaune, tenant des deux mains un flacon qu'il vient de prendre dans sa boite de pharmacie, posée à terre à côté de lui.

Au second plan, son cheval est attaché à un arbre et. non loin, son serviteur lit dans un livre.

Une luxueuse couverture est posée, à droite, derrière le blessé.

A gauche est un ciel verdàtre.

Signé en toutes lettres, à gauche, au bas du tableau.

Toile. Haut., 98 cent.; larg., 1 m. 29.

Peint vers i65o.

Décrit par le D' W. Bode dans son œuvre Rembrandt, vol. V, n' 33o.

Décrit par le D' Michel, p. 33o et 564.

Reproduit dans les Klassiker der Kunst, vol. Reirbrandt, p. 3o2.

Exposé à Amsterdam en 1898.

Collection T. Humphry Word, Londres.

— Jules P orges.

124 — La Vieille Femme à la Bible.

C'est une vieille femme au front ridé, la mère de Rembrandt peut-être. Elle est assise sur une chaise dont nous voyons le dossier, la Biblerepose sur ses genoux. Sa main gauche, qui tient un lorgnon entre ses doigts, est appuyée sur la Bible, au bas du livre. Une attache noire sort de la partie supérieure de la reliure de la Bible et descend sur les tranches jusqu'à la couverture inférieure. Un signet de papier sort du milieu des pages, en tête du livre, au premier plan. La vieille femme porte sur la tète une sorte de turban auquel succède un voile gris que l'on voit descendre sur son dos. Ses épaules sont couvertes d'une fourrure de loutre; sa main droite est ramenée derrière la Bible et sa main gauche est posée sur son ventre, enveloppé d'une large ceinture plissée. de la même couleur que la fourrure et ornée d'une frange d'or. Autour de son cou, dans l'échancrure formée par la fourrure, apparait un vêtement de dessous, un corsage brun, bordé autour du cou de deux rangées de galon vieil or. La jupe, dont l'étoffe est abondante, est d'une belle coloration rougeàtre.

Cette vieille femme penche légèrement la tête ; elle baisse les yeux, qui apparaissent très marqués et enfoncés sous les arcades sourcilières.

Au haut du tableau, à gauche, nous voyons pendre un rideau marron.

Toile. Haut., 98 cent.; larg., 78 cent.

Teint vers 1649.

Gravé par J. J. van den Berghe en 1788. Décrit par le D' W. Bode dans son œuvre Rembrandt, vol. V, n* 392.

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