Chapitre IX
ART ROMAIN
L'arl romain a son apogée delà période d\An°pste aux Antonins (fm du premier siècle avant J.-C. Premier siècle de notre ère). — Son influence fut considérable et le sol africain et européen se couvrit de grandioses monuments. — Décadence an troisième siècle de notre ère.
Influences
Étriirie Grèce
L'influence grecque, si considérable, a plusieurs causes déterminantes. V Immense rayonnement créé par l'apogée de l'art grec 2' Les arts se transportent, après la mort d'Alexandre, d'Athènes à Rome. 3- Les artistes grecs s'établissent en Italie (écoles grecques d'Italie). L'histoire gênércle de la sculpture grecque se continue en Italie.
4 Imitation des ordres grecs.
5 Pillage des chefs-d'œuvre de l'art grec par les Romains. Statues ramenées à Rome.
f Architecture
Caractéristiques : Ernploiconstant de la voûte (voiîte en berceau, voûte d'arête, voiJte hémisphérique). Les conséquences se traduisent en plan par le renforcement des supports verticaux, la sup- ..^-""^^n.
pression des colonnades ^--sC^^'^ ) /^ 'W=^^'^ -^ '
intérieures ; variations / jl I Lu'--^y ^^^^^ .^Çî ! ^^s-v
position des plans (se rap- -^ |X>.-p«^. '^J J/- — ~~^ ^S^j fWin::..,-''
peler que les temples -^^ - l^^ .Vc^doX.'"
grecs sont toujours des ill f-^^ ^^'^^^ o^Jt^'' ""'
rectangles, condition exi- '^"^
gée par la portée des poutres horizontales). Plans circulaires très fréquents.
Appareil : Les Romains se ser\-irent de l'appareil étrusque, appareil à joints vifs et en assises horizontales.
il ° Opus quadratum ; 2" Opus reticulatum (bel appareil); 3 Opus lateritium (m. brique).
ART ROMAIN
Éléments Grecs dans l'architecture Romaine
Imitation des ordres grecs.
Le Dorique se transforme en Toscan : base, pas de cannelures, le chapiteau se complique d'annelets.
L'Ionique : chapiteau réduit comme hauteur — les volutes ne décrivent plus d'inflexion — rarement des cannelures sur le fût.
Le Corinthien : devient l'ordre le plus employé — chapiteau décoré avec l'acanthe molle et parfois avec la feuille d'olivier.
Entablement corinthien : très chargé de moulures et de bas-reliefs sculptés.
L'ordre corinthien, très fastueux, convenait bien à la noble ordonnance des monuments romains. — Exemple d'ordre dorique romain à Paris : l'Odéon. — Toscan : rez-de-chaussée du Luxembourg. — Ionique: École de pharmacie. • — Corinthien ; Panthéon.
Création Romaine : L'ordre composite, mélange de l'ordre corinthien et de l'ordre ionique (arcs de Titus); exemple : figure 223.
FVoLULei m ^la/t-
Particularités de l'ordonnance Romaine
!• Superposition des ordres : les lois de l'ordonnance hellénique sont méconnues: les ordres romains se superposent (toscan : inférieur; ionique : au centre; corinthien : étage supérieur).
Exemple : Théâtre de Marcellus.
2" Emploi de l'arcade.
3° Colonne juxtaposée à l'arcade : les ordres grecs deviennent de véritables motifs décoratifs : ils sont seulement accolés, la colonne au lieu d'être placée sous la
retombée de larcade se plaque contre le mur, au lieu de poriar l'arcade elle reçoit l'entablement - (défaut de logique).
Les arcades SBT colonnes se trouvent parfois dans l'architecture romaine {Spalatra) — cette ordonnance se généraiise surtout au cinq^iièTie siècle dans les basiliques chrétiennes
Détails de l'ordre corinthien
Chapiteau i différences suivant les époques.
1 Période archaïque 2' Apogée
(a) La deuxième rangée des feuilles , (a) — Les rangées de feuilles sont éga-
d'acanthe s'élève très peu au-dessus de la première (remarquer les deux lignes de niveau B. (Fig. 226).
(b) Acanthe frisée à contours pointus.
(c) Au centre, grande rose épanouie.
Exemple : Tivoli, Preneste, Temple
di Assise.