TOUR
Zones horizontales
•n/^ME: pg PARI 5.
{b) Extérieur : Façade se divise nettement en trois zones verticales et trois zones horizontales.
Ces zones définissent exactement la distribution intérieure. 1° Portails (au nombre de 3).
2' Galerie et rose. (Galerie : niches avec statues de
saints).
3° Les Tours.
Il" Tour (nef latérale).
2° Rose (nef centrale).
3" Tour (nef latérale).
Entrées latérales aux extrémités du transept. Clocheton au carré du transept et de la nef.
Sur les côtés : Contreforts - arcs-boutants - pinacles — clochetons - gargouilles.
Couronnement avec corniches - (crochets) - balustrades - combles aigus recouverts de lames de plomb.
(c) Intérieur : Hauteur de la voûte. (Parfois cette hauteur constitue une véritable audace de construction, elle varie de 38 à 56 mètres, aspect impressionnant).
ins
Disposition intérieure clairement indiquée. — De chaque côté de la nef centrale et au-dessus des nefs latérales se trouve une galerie qui fait le tour de l'église (Triforium).
Au-dessus de cette galerie s'élèvent de hautes fenêtres (vitraux) - à l'extrémité de la nef se place le chœur, vaste enceinte clôturée dont la plus belle expression est le jubé.
(d) Vitraux : Véritable peinture architecturale. (Fig. 445 à 447.)
Les vitraux sont disposés d'une façon rationnelle :
La verrière du chevet du chœur était consacrée à Notre-Seigneur.
Les verrières des bascôtés représentaient les légendes pieuses des saints et les paraboles.
Les verrières des chapelles absidiales représentaient la vie de la Vierge.
Les verrières des fenêtres supérieures du chœur : apôtres et saints.
Les verrières des fenêtres hautes de la nef centrale: patriarches, rois et prophètes.
Primitivement tons vigoureux et profonds sujets mis en plomb au moyen d'une grande quantité de compartiments - au quatorzième siècle les vitraux perdent de leur éclat - grisai Hes figures grandeur nature.
Verrières de la Sainte-Chapelle (Paris), Vitraux de Bourges, Chartres, Rouen, Tours, ete.
Le jubé est une enceinte clôturée où les prêtres se retiraient pour éviter la foule bruyajite qui remplissait les églises. Les stalles qui servaient aux chanoines étaient magnifiquement sculptées (Jubé de Sainte- Cécile d'Albi.)
Les premières cloches remontent au septième siècle, on les multiplie et on forma les carillons. Les fêtes religieuses étaient nombreuses : Noël, Epiphanie et la célèbre fête des fous. La Confrérie de la Passion jouait sur les parvis des mystères, moralités et farces.
Les c-gues furent importées d'Orient et les premières notes de musique datent du dixième siècjej.
Décoration architecturale
Les sculptures des cathédrales peuvent se comparer à un vaste musée iconographique.
1' Sculpture.
a - Statues — au trumeau de l'entrée principale statue de saint, en ronde-bosse.
Galerie des rois du premier étage.
ART FRANÇAIS DES XII r. XIV" ET XV' SIÈCLES
b - Petites statues et ha^-relieFs.
Tympan de l'entrée principale (généralement ce bas-relief représente le Jugement dernier).
Tympans des portes secondaires représentant l'histoire de la Vie de la Vierge, les Vertus et les Vices, etc., etc.
Sur les jambages des portails : les signes du Zodiaque (représentés par les trav?,ux propres à chaque mois).
Sur les voussures des portails : la Hiérarchie céleste.
Sur le pourtour du chœur : Vie du Christ.
Aux extrémités d.s balustrades et au sommet des tours : animaux grotesques.
2» - c - Peinture. Us voiissoirs des façades étaient quelquefois peints.
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marbre - tapisseries,
Grandes Cathédrales. - Noy
Jn (transep: arrondi;, Soissons,
Laon (chevet rec-
ART FRANÇAIS DES Xlir, XIV' ET XV= SIECLES
tangulaire), Notre-Dame de Paris (belle ordonnance de la façade), Chartres (clocher, beaux portails), Amiens (nef remarquable), Reims (belles sculptures), Trinité de Fe'camp, Rouen, le Mans, Limoges (jubé), Deauvais (chœur), Sainte-Chapelle de Paris (véritable verrière), Saint-Nazaire (Carcassonne, quinzième siècle), Tours, Brou (quinzième siècle), Église fortifiée : Sainte-Cécile d'Albi (beau jubé.)
Esthétique de t' architecture gothique
Développement exclusif desjignes verticales.
Grande hauteur de la nef
élancement vers le ciel.
Beauté des tons éclatants
des vitraux.
(Répercussion morale d'une sensation physique). Élancement de l'àme vers le ciel, profonde impression religieuse.
Recherche du beau.
Perfection des détails.
Caractère éducatif des sculptures.
Édifices correspondant bien à leur destination (édifices pour le peuple).
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Fig. 4S7 à 462.
(Interprétation orneinentale de la flore, frises, clefs de voûte, crochets.)
Esthétique de l'art gothique.
« C'est la formule la plus solennelle qu'ait encore revêtu la pensée religieuse depuis l'origine des cultes. > (Henri Marti.m.)
« Le plus pauvre monument français du moyen âge fait rêver même un ignorant. » (VIOLLET-LE-DUC.)
L'étude de l'art gothique permet de justifier le grand principe décora :if qui admet deux moyens d'expression :
I " L'analogie ;
2' Le contraste.
\'' Analoge. Art antique. Egypte, pays plat — ses lignes architecturales sont en harmonie avec le paysage — horizontalité.
2" Contraste. — Art gothique, né aussi dans une grande plaine — adoption d'un parti complètement opposé — lignes verticales.
Les grandes Époques
Naissance dans l'Ile-de-France
1" Transition
2" Primaire
3» Secondaire
4° Tertiaire
(fin du xir siècle)
(xiir siècle)
(xiv'= siècle)
(xv^ siècle)
L'arc brisé se mé-
Style à lancette
St}>le rayonnant
Style flamboyant
lange avec l'arc en
Emploi de l'ogive
Emploi de l'ogive
Emploi de l'ogive
plein cintre.
aigtie.
Baies accolées
équilatérale.
obtuse.
(Pontigny, Saint-
Germain-des-Prés).
deux à deux sous
Baies de plus en
Arcs en anse de
une arche commune
plus grandes.
panier.
Meneaux simples.
Meneaux très
Meneaux courbes
nombreux.
et tournientéiI>
Agrandissement
Chapelle latérale
du chœur.
le long des murs des
Moulures angu-
nefs.
leuses et prismati-
Gros piliers.
ques.
Colonnes se CTTûu-
Prolongement des collatéraux au-
pent et deviennent
Voiites se compli-
maigres.
quent.
tour du sanctuaire.
• Clefs iiendantes.
Les arcs-boutants
Périodes :
\'itraux tons vifs.
se terminent dans les
Presque__]2lus__de
Primaire, a com-
culées avec cloche-
chapiteaux.
mencésous Philippe-
Ornementation
tons.
Auguste et prend fin à la ^ mort de saint Louis.
prise dans la flore indigène.
Le Triforium est éclairé par des fenê-
Bases très moulu rées, souvent les ner-
tres.
vures tournent en
Secondaire, de
spirale, autour du
Philippe le Hardi à Charles Vl.
Sculpture moins naïve mais plus sè-
pilier.
Tertiaire, sous
che.
Ornementation
Charles VI.
Vitraux moins
particulière : feuilles
déchiquetées..
brillants de tons.
Substitution du des-
sin à la couleur.