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ET L'ARCHITECTURE FR.A.\ÇAISE

Construction» civiles.

(En plan) France Services distincts et groupés dans des corps de bârimenL

Escaliers disposés sans soud de la symétrie.

(En plan) Italie Pièces en enfilade autour d'une cour.

Symétrie des différentes pièces de chaque côté de l'axe principal Escaliers placés à endroits bien définis.

(Extérieur)

Façades avec des décochements, saillies d'avant-corps, etc.

L'escalier est logé dans une tourelle qui se dessine à l'extérieur.

Grande pente des toits.

Lucarnes.

Grandes cheminées apparentes sur la toiiure.

Fenétres inégales et plus souvenl disi posées pour le bon arrangement intérieur que pour laspect de la façade.

(Extérieur)

Façades droites uniformes et sans saillies.

La disposition de l'escalier ne se lit jamais à l'e-xtérieur.

Toits plats.

Pas de lucarnes — attique.

Point de souches de cheminées visibles sur la toiture.

L'ordonnance de la façade ne correspond pas à la distribution intérieure.

Fenêtres égales et symétriquement disposées.

LA RENAISSANCE FRANÇAISE

2° Sculpture

A. — Renaissance franco-flamande

Claiix Sluier, œuvres

École de Dijon

Artistes flamands attirés à Dijon par les ducs de Bourgogne.

Portail de la Cliaitreuse de Champ mol. Puits de Moïse hexagonal orné de statues de prophètes.

Tombeau de Philippe le Mardi.

B. — Renaissance française

{a) École de Tours (q[uinzième siècle)

\ Saint Georges terrassant le dragon.

Michel Colombe (1431-1512)

G"OlMon. . ~

Autres œuvres

Tombeau de François II à Nantes.

(b) École italienne

Sculptures de Gaillon.

Famille des Justi

Tombeau de Louis XII à Saint-Denis.

(r) École française du seizième siècle

Jean Goujon (1515-1568). Œuvres élégantes et fines s'adaptanJ^supérjeuremeiU à J^rch2te^^ qu'elles doivent décorer: ainsi les célèbres Nymphes de la fontaine des Innocents (fig. 509) et la décoration de la cour du Louvre.

nXocJrd. ColorrJ^e. Totvv.t/ca.ci. ci£ "rt^iHO'-* H

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Fig. 5.0

Diane à la biche (Louvre - provenant d'Anet). Les Cariatides de la Salle des Gardes au Louvre.

Œuvres

Germain Pilon (1515-1590).

Tombeau de François I' (bas-reliefs des voûtes et statues). \ Tombeau d'Henri II (Saint-Denis).

ï Le groupe des trois Grâces (Louvre).

( Le Tombeau du chancelier de Birague (Louvre). Le tombeau du chancelier de Birague, composé de la statue de bronze de René de Birague et de la statue de sa femme \ alentine Balbiani, est une des œuvres les plus expressives de l'école française.

(d) Écoles provinciales

Léger Richier (Lorraine) -talent dramatique et puissant. Œuvre: Mise au Tombeau (à Saint-Mihiel).

Jean Trupin : stalles de la cathédrale d"Amiens. Baciielier (Languedoc) ; portail de la Dalbade à Toulouse. Caractères de la sculpture de la Renaissance française.

Elle est avant tont décorative, c'est-à-dire contribue à rornementation des monuments — à l'extcnear, sur les façades, les bas-reliefs sont substitués aux statues en ronde-bosse — la décoration sculptée s allie dune îaçon pa-^faite aux lignes architecturales — "etrôitë coTTaboration entre le sculpteur et l'architecte.

Formes particulières aux statues en ronde bosse : têtes petites, fines et élégantes — coiffure à la mode du temps - cou long et renflé - structure féminine supérieurement rendue.

3° Peinture

La peinture :'.-ar.ç'-":5e a son point de départ dans la miniature et lejïitiajl — de la miniature elle conservera les quahtes de précision et de netteté aussi même de naïveté^i ; — du vit.'^ail elle s'inspirera des effets larges et des co'oratio"nr puissantes qm viendront heureusement corriger ce que la miniature a de trop mesqmn. — Jean BÔurdichon, dans leTjvre d'Heures de la reine Anne, se montre imitateur des enlumineurs italiens.

Tw^l* École»

École de Tours Jean Fouquet

(1410-1480). -Livre

d'Heures d'Etienne

Chevalier.

Portrait de Juvénal

des Ursins (Louvre).

J ean et François

Clouet, portraitistes.

Verrières dçjean

Ecole de Lyon i École de Fontainebleau

Jean Perre'al. (xvr siècle)

I (Colonie italienne de Fontainebleau) I Sons Charles \'III et sous Louis XII des artistes italiens: jardiniers, orre\Tes, peintres, ingénieurs, sont attirés en France (Fra Giocondo, Mazzoni, Ghirlandajo, etc., etc.).

François I" suit ce mouvement et Fon'ainebleau devient un véritable centre actif d'italianisme. Léonard de Vinci.

André del Sarto, etc^ le Rosso, le Primatice et Niccolo dell'Abbate décorent de fresques et de peintures allégoriques les murs du château.

Influence sur l'art français surtout au point de vue ornementation.

Cousin à Saint-Qer^-ais et à Sens,

LA RENAISSANCE FRANÇAISE

4° Art décoratif

L'Ornementation

L'ornementation est extrêmement complexe -les éléments sont à la fois puisés dans lafloreeidanslaiaJine ZZ^IZZZ!!ZIZZZ__

- les conséquences de l'infiuenceitalienne

sont \Vintroduction dans le décor des arabesques et des grotesques.

Répartition des motifs. - La façon dont les motifs sont disposés permet d'établir une des principales caractéristiques du style Renaissance ; ceux-ci

cuse

■ Qîa/jIaJSÂ -joot>vti^e6.

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f!a "rlB à. 520.

sont, en effet, placés symétriquement

, Kc, : 526 . f<Mv\xje^3JU. 'Hjt'*'OUù>'icwvoe

ry"^ P'^'' ''opport à un

^-•-',sy'r «££ fictif ou non

"^ — qui passe par le

com-

La figure 528

montre ce système décoratif qui est utilisé pour toute la décoration des pilastres, panneaux, etc. ; l'impression produite est la rectitude, l'équilibre parfait, et la différence avec l'art gothique est très sensible).

La flore employée est entièrement conventionnelle et fantaisiste, la belle tradition du moyen âge qui confiait à la nature le soin d'orner les corniches, pinacles, etc., est complètement abandonnée, l'acanthe classique fait son apparition, mais elle se transforme et la feuille revêt une formeparticulière (fig. 515 à 520).

Les tiges s'enroulent en rinceaux et dans les mouvements courbes se meut tout un monde de personnages étranges et grotesques ou d'animaux grimaçants et fantastiques (fig. 526) - des personnages sortent des gaines et des feuillages, leurs bras se terminent en rinceaux et ils sont coiffés de palmettes.

Style Louis XII

Ornementation végétale, les fonds ne sont pas très garnis, les feuillages assez fins sortent d'un axe mé-

dian très marqué formant tige centrale, cette tige est coupée par des culots, fleurons, et prend naissance dans un vase.

Symétrie des motifs

Le porc-épic est remblème de Louis XII.

Style François I"

Les animaux et les personnages se mélangent à la flore^les fonds sont presque entièrement couverts par l'ornementation, les sujets mythologiques dominent dans la décoraration murale des salles de fêtes.

La salamandre et l'F couronné sont les emblèmes de François I'■^

Style Henri II

Plus de retenue,^ réadion contre le style François I".

Les fruits sont souvent employés dans le décor, du reste celui-ci se fait plus géométrique.

L'H au double C et le triple croissant sont les emblèmes de Henri II.

Art industriel

Ameublement. — La sculpture sur bois prend un armoires et les cabinets revêtent les formes les plus variées;

essor considérable — les généralement à deux corps.

LA RENAISSANCE FRANÇAISE

leur façade rappelle l'ordon tons, arcades, niches, etc. : I dante surtout sous François I"

wss^wMm

nance architecturale, colonnes, fron-

'ornementation, extrêmement abon-

■■, se compose de panneaux sculptés ; dans les niches se placent des personnages allégoriques et mythologiques; enfin les colonnes sont souvent remplacées par des cariatides. Les lits sont de dimension considérable, les montants qui supportent le baldaquin forment d'élégantes colonnes dites quenouilles (fig. 529). — Les tables ont des pieds en forme d'animaux, chimères, etc., leur tablette supérieure est composée d'une série de moulures sculptées (fig. 529). Les moulures ont du reste des profils bien caractéristiques ; quant aux ornements qui les recou-

Figures 529

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vrent, les figures 527, 510, 511 et 512 en donnent une idée.

La colonne française (fig. 513) et la colonne torse (fig. 514) se rencontrent très

fréquemment dans l'ornementation des meubles.

La physionomie particulière du meuble, à la période François 1", réside dans la profusion de l'ornementation, l'exubérance des saillies et des cavités; à la période Henri II, le meuble devient plus géométrique, plus régulier, les courbes sont plus rares, les cariatides font place à de petites colonnes souvent accouplées ou à des pilastres.

La Céramique

Rustiques figuUnes de Bernard Palissy.

Célèbres faïences d'Oiron (ou d'Henri II, ou de Saint-Porchaire) caractérisées par leurs formes architecturales : piliers, consoles, vasques, 5Eil2i232!l3 cartouches avec attributs de François I" ou d'Henri II, mascarons— orne- "^'S- 515-^4 mentation avec des arabesques, entrelacs en imitation des fers de reliure (fig. 530).

L'Orfèvrerie

Abandon complet des traditions gothiques - la figure humaine y fait son apparition - influence de Benvenuto Cellini.

Orfèvrerie d etain illustrée par Briot.

Émaillerie

Émaux peints substitués aux émaux cloisonnés — Léonard Limousin, Pierre Reymond Courtois, etc. (Musées du Louvre et de Cluny).

Tapisserie

Importance donnée aux bordures — ateliers de Fontainebleau (Histoire de Diane).

L'art français du dix-septième et du dix-huitième siècle est étudié plus loin, après les Renaissances Flamande, Hollandaise, Allemande et Espagnole.

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