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Chapitre XXVII

L'ART FRANÇAIS AU XVIIh SIÈCLE

Louis XIV eut pour successeur Louis XV (1715-1774). Pendant sa minorité, la régence fut exercée par Philippe d'Orléans. — A Louis XV succéda son petit-fils Louis XVI (1774-1789}.

Au dix-huitième siècle Ies.iitter ate.urs et les artistes sont indépendants et ne vivent plus sous la tutelle d'un protecteur couronné — c'est l'époque de Voltaire, Chénier, Montesquieu, J.-J. Rousseau, — Idées nouvelles sur la justice, la politique, l'éducation. — Grandes découvertes scientifiques.

A la mort de Louis XIV, réaction contre le joug de solennité et de discipline, le

desordre des mœurs s'étale librement.

Au XVII' siècle Art théâtral majestueux, correct, épris de tradition et de pompe antique.

Au XVIII' siècle (1" moitié) Art recherchant la nouveauté, s'affranchissant du classique. - Les artistes deviennent les interprètes d'une société libertine.

On distingue, dans l'art français au dix-huitième siècle, trois périodes.

1' Style Régence (rocaille).

2' Style Louis XV.

Style Louis XVI (classicisme).

Architecture

Deux école»

École nouvelle

Élégance - style rocaille - lignes ondulcuses et contournées (abandon des lignes droites).

Principales œuvres

Galerie dorce de la Banque de France (par Robert de Cotte, 1656-1735).

L' Hôtel de Soubise (Archives nationales, par Boffrand.)

École classique

(seconde moitié du xviii' siècle).

Retour à l'antique,

Lignes droites.

Ornementation discrète.

Principales œuvres

Les bâtiments du Garde-meuble (place de la Concorde), Y École militaire (par Gabriel, 1710-178S).

L! Hôtel de la Monnaie (par Antoine).

L'ART FRANÇAIS AU XVIII" SIÈCLE

La Place Stanislas à Nancy (par Heré).

Dans les hôtels la distribution intérieure est différente du siècle précédent, tout est combiné pour la commodité et le bien-être .— beaux hôtels du faubourg Saint-Germain.

Le Théâtre- Français, les Galeries du Palais-Royal, le Grand Théâtre de Bordeaux (par Louis, 1735-1807).

Le Panthéon (p^v Soufflât, 1714-1780).

L'Hôtel de Salm (par Rousseau).

Les Jardins n'ont plus le même aspect que ceux du dix-septième siècle — jardins dits anglais — jardin rustique de Trianon (Temple de l'Amour, le Hameau, la Ferme).

Influence de l'architecture française à l'étranger

Extension considérable — architectes français construisent en Russie, en Allemagne, en Autriche (château de Peterhof par Leblond, etc.)

2^ Sculpture

Principales Œuvres

Lemoyne (1704-1778) continue les traditions de l'école des Coustou. /ïz/^/z^/ (1716-1792).

La Baigneuse.

La statue équestre de Pierre le Grand à Saint-Pétersbourg.

Les trois Grâces de la pendule Camonde.

Bouchardon (1698-1762) - Fontaine de la rue de Grenelle.

Dans la seconde moitié du dix-huitième siècle, deux grands noms ' , , , •

'^ ( Houdon.

Pigalle imite l'antiquité : Mercure assis — Vénus - Tombeau du maréchal de Saxe à Strasbourg.

Houdon (1741-1828) - superbes portraits.

Le Voltaire du Théâtre-Français, un des chefs-d'œuvre de la sculpture française ^fig. 567) - bustes de Diderot, de Jean-Jacques Rousseau, de Buffon, de Montesquieu - Diane.

Il existe en sculpture une école qui s'efforce de traduire le goût de l'époque : gracieux et frivole; Clodion en est le principal représentant.

Autres sculpteurs :

Payott (1730-1809) - buste de Madame du Barry (Louvre). - Jean-Jacques Caffieri (1725-1792), bustes de Rotrou et de Corneille (Théâtre-Français).

^3 567 Voltage <ie Houbdon.

ISS

J Peinture

Deux école», d'un caractère bien différent

\* [V- moitié du x\iir siècle) 2= (T moiiié du x\'iii* siècle)

École affirmant les tendances nou- École continuant la tradition clas-

velles — grâce aimable — influence sique (réaction préparée par de nombreux

de la femme — l'art est mondain — i ou\Tages sur l'antiquité — archéologie au

tons roses et bleus employés à l'excès — ' goût du jour — découvertes des ruines

fadeur. , de Pompéi et d'Herai'snu'"'»

H est bon de faire remarquer que le retour à l'antique ne se fait pas d'une façon absolue et complète ; certaines réminiscences fantaisistes se font jour : chinoiserie, anglomanie, etc.

A la fin du dix-huitième siècle le rôle de la peintiu-e devient éducateur et moral.

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