CRAYONS
Histoire. Le eravon de mine de plomb est une des belles inventions des trois derniers siècles ear on ne peut nier l'haportanee qu'ila eu dans la diffu-
sion des sciences et des arts. On ignorait complètement Pusage du eravon
chez les anciens. Ce n'est qu'au moyen âge qu'il conmnenca à étre em
plové, et encore le craxon de eette époque pourrait il difficilement étre
comparé au cravon de graphite moderne, La pâte était formée de plomb métallique et d'autres substances, et donnait un faible trait sur le papier On ne s'en servait d'ailleurs que pour régler et nullement pour éerire où dessiner. On l'emplovait sous forme de disques eireulaires à arête cou pante et analogues de forme à eeux dont se servaient les anciens dans li méme but, Ce n'est que dans les temps modernes qu'on trouve des des sins au eravon. Au XIVème sièele, les maitres de l'époque et en partien lier les frères Van Eick et au XVème siècle Memlink et d'autres mention nent des études faites avec un eravon sur un papier dont la surface avait été préparée à la ere. On appelait es dessins à Pargent®. terme cer tainement inexact ear de l'argent pur n'a pu être emplové
Au NIVème sièele, on a fait de nombreux dessins en Italie, avee des eravons composés d'un alliage de plomb et d'étain. Ba Laura di Pétrarque fut peinte de cette facon par un de ses contemporans et Le pro cédé était encore en vogue au temps de Michel Ange. Ces cravons pas sérent d'Htalie en Allemagne: en Htalie on les appelait St du latn stylus". En tous cas ils ne furent jamais d'un emplor courant. On s servait alors de plumes pour éerire et dessiner et aussi tres souvent. d cravons noirs et rouges On prétend que les aliens importaient le cravons rouges d'Allemagne, tandis que les eravons noirs venaient d'Espagne
Vasari parlant d'un artiste du XVlème sièele dit qu'il exeellait éga
lement dans L'emploi du stile el dans celui de ia plume, dans emprise
du eravon noir et dans eelui du eva: “one est à cette Épore que fut découvert le graphite dont lt bientet faire les eravons de ‘mine de plomb". La découverte en fut faite en Angleterre sous le règne d'Elizabeth et c'est en 1564 que furent trouvées les fameuses mines de Borrowdale dans le Cumberland. Aussitôt cette mine ouverte on s'efforce d'implanter sur le sol anglais eette industrie des eravons qui devaient, dans la suite prendre une telle importance Bt que les premiers cravons furent fabriques en Angleterre, dans oitié du XVIème siècle, Le graphite extrait de Fa mine était tes tiges de {a dimension vote € lueeé sans autre prepa tion dans bois Î nu que cela puisse sembler étrange, ces preiniers eravons n'ont jinais été surpassés en qwalité: on les emplovait encore aux débuts du siècle passé et leur doucenr ainsi que Le fon de la trace laissée les faisaient préférer à tous les autres. Les cravons du Cumberland ont joui d'une grande vogue non seulement par ce qu'ils ont été les premiers à remplir un besoin lougtemps ressenti mais encore, et surtout parmi les artistes, pour leurs quasités remarquables La mine de Cumberland n'était exploitée que quelques semaines elia que année et cependant on à évalué le graphite extrait pendant courte période à 40,000. Le minéral était envoyé directement à Londres et vendu aux enchères qui avaient Heu le prenter fandi de éhaque mois Le prix moven était de 30 à 46 shillings par livre sais, d'après Dufrenox. la meilleure plombagine du Cumberland était payée jusqu'a LT la Bivre anglaise. Cette mine et l'industrie à laquelle elle donnait naissance était suffisamment importante pour que le gouvernement anglais jugeät à pro pos d'interdire l'exportation du graphitesoustoute autre forme que eelle di CTavVOons. Bien que la mine ne fut exploitée AT quelques semaines cha que année et que le graphite non manafacturé ne pat étre exporté, le rende ment diminua graduellement jusqu'à ce qu'on ne pat plus en chose que des débris inmutilisables par les fabricants de eravons naturel que les Anglais aient alors cherché partout de nouvelles graphite, mais ce Fat on vain La seule chose à faire était de purifier les résidns et di C'est pourquoi on se mit à pulvériser Le nierar tt Sort dd purifier ehimiguement On le comprhnant aide d'une presse et on Le conpait corne lu Malgré tous les efforts faits et toute la setenes des preuves et essar ant d'améliorer Le produit, les
qu'ici remplac: r la plomb ivell Borrowdal
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cherché à trouver une subsftäatée Qui pt d'une mamere plus économique, On a SUeeessiVeient essaye du
avec des métaux, puis avee du sonfr 0) à 10°, ce dernier rend |
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graphite eassant et la trace lnissée sur le papier était a peine VII
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blable en apparence au minéral pur: malheureusement il éerivait à peine Vers la fin du XVIème siècle l'industrie des eravons fut introduite en France et x prit rapidement un grand développement. Le pas le plus dé cisif fut fait quand la valeur d'un mélange d'argile et de plombagine fut découverte pour remplacer le graphite pur. Ce procédé fut inventé en méme temps par Conté en France et par Hardmuth à Vienne, en 1795, La méthode avait de grands avantages car non seulement on économisait ainsi le graphite mais les procédés de fabrication étaient en même temps de beaucoup simplitiés, ce qui permettait de réduire le prix des crayons.
Ces progrès ont donné une notable jmpulsion à la fabrication des crayons en France, bien que la production de ceux-ci ne fut pas du premier coup ée qu'exigeaient les besoins de la société. Bien des espèces de eravons furent essavées mais elles ne répondaient pas à ce qu'on en attendait. C'est que dans cette industrie la main-d'oeuvre ne jouait pas un rôle moindre que la technique et les recherches scientifiques.
Eu Allemagne, lindustrie se développa lentement: l'adoption des nouvelles méthodes se heurta d'abord aux préjugés. De plus, cette industrie avait bien peu d'importance dans ce pays. C'est à Stein près de Nuremberg qu'on en trouve les premières traces: le registre de l'église pour l'année 1726, ÿ contient la mention du mariage de ‘fabricants de crayons de mine et plus tard on trouve, dans le même registre, mentions de c'coupeurs de mines" des deux sexes.
Le gouvernement bavarois ne tarda cependant pas à s'intéresser à cette industrie et à l'encourager, En 1766, un comte de Kronsfeld obtint Le droit d'établir une fabrique de crayons à Jettenbach. Plus tard, eu 1816, le gouvernement établit une manufacture royale à Obernzell, près de Passau, et y introduisit le procédé francais. Quand ta fabrique fut complètement organisée, le gouvernement la confia à une compagnie. A Vienne, une fabrique fut établie à la même époque, et le procédé francais V fut également adopté
grande manufacture de AW. Faber, à Stein, à des origines très nodestes: en 1760, Kasper Faber s'établit à Stein et en 1761 il commenait à fabriquer des eravons, Telles sont les origines de cette grande industrie du distriet de Nuremberg qui fut considéré comme le centre ma facturer où le monde S'approvisionnait de eravons, jusqu'à ce qu'une ason de Fuerth, dans la inéème région, ait établi une usine qui est à pré sent dirigée par la Eagle Peneil Company de New-York. Cette eréafon marqua le commencement de la baisse dans les importations américaines. En IX90, celles-ei ont atteint leur maximum avec K169,032.44, tan-
Us qu'en IRO elles baissaient à K07,320 et ont toujours haissé depuis.
\ujourd'hui, les 910 des eravons employés aux Etats Unis v sont fabriques et on en exporte beaucoup. Cette industrie emploie deux mille ouvriers et leur paye *700,000 de salaire annuel, tandis qu'elle produit *2,000,000 de eravons.
La ville de Nuremberg et ses environs sont encore le centre de la Fa brieation des eravons en Europe: ee distriet anjourd' hui, n'a pas moins
de 25 manufactures ot emploie 3,000 ouvriers
Fabrication des crayons.
Nous avons déja indiqué quelles sont les variétés de graphite qui conviennent à la fabrication des eravons, e'est la variété laminaire qu'on re. cherche et le minerai a d'autant plus de valeur qu'ilest plus pur et plus homogène,
Très peu a été publié sur ce sujet: on peut même dire que rien ne l'a été en anglais L'auteur à donné dans ee qui va suivre, nn ré sumé de ce qui est connu sur la question, surtout en 6e qui concerne Les manufactures allemandes, en se basant sur ses observations personnelles lors de ses visites aux établissements de Nuremberg, et aussi sur les in formations publiées dans leur traité par le docteur Donath, professeur de Chimie technologique à l'Ecole technique de Brenn, Autriche, et par A. Buchwald (Bleistifte und ihre Herstellung nach bewaehrten Verfahren
Conté se servait, pour la fabrication des mines, de planches de bois bouilli dans l'huile de lin de manière à éviter toute déformation sous linfluence de l'humidité. Les rainures correspondant aux mines étaient remplies à l'aide d'une spatule avee la pate à eravon et la seconde moitié du moule était placée pardessus: on laissait le tout sécher en le maintenant serré par des vis. Puis on ehauffait légèrement au four: après quoi on ouvrait les moules et détachait les mines. Ni tout est fait avee soin, toutes les mines seront parfaitement droites et bien peu seront brisées
Plus tard, Conté remplaca Je bois toujours susceptible de se déformer sous l'influence de l'humidité par du cuivre où du laiton. Les rainures étaient rapprochées et les mines enlevées à laide d'un instrument, inventé par Conté, qui consistait en une série de lamelles de fer mainte nues par deux barres: en glissant celles-ei sur les plaques de euivre pa rallèlement aux rainures, les mines étaient toutes entrainées et déposées sur une table,
On peut encore faire les mines de la manière suivante: On fixe verticalement à l'intérieur et sur le fond d'une boîte en fer de petites tiges de fer où d'acier qui ont la forme de la mine (en tenant compte du retrait On verse dans la boîte un alliage facilement fusible: on laisse refroidir et on retire les barres de fer. On a alors un bloe métallique tubulaire à travers lequel on comprime la pâte. On sèche près d'un four: les tigelles de graphite, grâce au retrait, peuvent être retirées et séchées à Pair
Thompson dans les Records" à publié Les données suivantes sur la
fabrication des crayons en Angleterre, de IS10 à 1830. On x fabriquait
trois sortes de cravons: les ordinaires, les ‘‘’ever-pointed®" et les “plu
mets. ces derniers formés d'un tiers de soufre et antimonne et de Geiix
tiers de graphite Pour les deux Prentieres espèces ot coup d'abord de
minces languettes de cèdre: parmi celles-ei les unes étaient munies d'une rainure de section carrée et les autres étitient unies. Du graphite pur était alors taillé en prismes de méme seetion que les rainures et placé duns celles-ci: on mivelait la surface puis on collait par dessus une des pièces unies. On divisait ensuite en cravons de longueur convenable et on tour nait ceux-ci dans des tours spéciaux. Six crayons de cette sorte, surtout les ever-pointed"" coûtaient 2 shillings 6 pence et un eravon de graphite dans du bois de cèdre coûtait 6 pence. Le coupage du graphite était fait à la main ou à laide d'une seie mue par le pred.
Comme le graphite assez pur pour étre employé anse était rare et qu'il sv avait beaucoup de pertes. des efforts furent faits dès le «dix huitième siècle pour utiliser tous les débris et, aussi, les graphites terretix et luminaires. Pour cela il fallait pulvériser le minéral, Le purifier et le rendre plastique par l'addition que quelque substance Tiante. AUX débuts mn comprhmalt la pate en Une IMasst qu'on coupait après durcissement
comme le graphite naturel eu'est que plus récemment qu'on a adopte le procédé par la compression de Fa pate semi solide à travers des tubes avant a Se6TION VOHEnE
La prineipale difficulté était d'obtenir une pate queent la consistanec conteur du graphite naturel Les colles et les gommes devaient etre produire une masse avant une cohésion trop cure pont BHISSET TE iateue SH be mes aussi honregene 4 le graphite na
nant portant pour les bons eravons: enfin
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Un autre avantage des cravons à pate argileuse sur eenx de graphite
pur est que la trace laissée sur le papier n'a pas Péelat métallique et est
d'un noir plus intense, Pour obtenir ce résultat, où ajoute à la pate un
peu de noir de fumée pour les eravons de bonne qualité, et un peu de char
bon de bois pulvérisé pour les autres,
Atin de vérifier si le graphite est assez Fin on en mèle an pen avec de l'argile, on sèche et on enit. Ni le graphite est suffisamment fin, la masse coupée ne doit pas laisser voir de lameiles brillantes: SE 4 en à on pulvérise Le graphite d'avantage, Sion a ajouté du noir de fumée on du charbon il faut éviter avee soin Faceës de quand on cuit la pate ear le carbone pourrait S'oxvder. On mélange les ingrédients à see puis où ajoute de L'eau pour former une pâte épaisse. On pulvérise jusqu'à et qu'un échantillon essayé comme plus haut, n'ait pas de lamelles brillantes On passe au filtre-presse pour rendre la pâte épaisse puis on malaxe et triture jusqu'à ce qu'il y ait plus de bulles d'air et que la masse soit bien homogène. Les grandes fabriques de erasons emploient des machines
perfectionnées et spéciales pour la préparation de pate
Les mines sont formées en comprimant la pate à laide d'un piston plongeur dans un exlindre muni d'oritices particuliers qui donnent aux filets plastiques la forme et la dimension désirée. On coupe à li longueur voulue et on l'ait sécher. La pâte subit un léger retrait. Aussitôt le sé chage terminé Con l'aetive en chauffant légèrement les mines sont euites au four. Plus la température de celuiei est élevée et plus on \ laisse les mines longtemps, plus eelles-ei deviennent dures. On détermine d'avance par une série d'essais la chaleur et la durée de enisson qui conviennent pour chaque composition de la pâte. faut veiller à maintenir la tempe vature uniforme si Fon veut des mines de qualité régulière. La eisson à lieu dans des ereusets où des capsules réfractaires et à L'abri de Pair. On les protège avec de la poussière de charbon de bois, Celle-er est souvent
omise pour les crayons ordinaires,
Si la température est brusquement élevée pendant la euisson, les mities deviennent eassantes, se brisent où se déforment et deviennent omutinisi bles eur elles ont perdu leur plastieité. Les erarons ordinaires qui se bi sent facilement quand on des taille on quand'on éerit ont étroits
rapidement
Les eravons emplovés pour certains dessins teehniques et la stenogri phie, ne doivent pas S'épointer trop rapidement et cependant ne doivent
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pas être durs. Dans ee but on saturée ées CFaX ns di cire apres bi emisson
et en les faisant chauffer de nouveau D'ailleurs, de tels eravons ne sont relativemens que peu employés paree queonnt peut effacer leurs marques avee une gomme, celle-ci n'avant pas de prise. On les utilise souvent pot
le dessin d ‘architecture.
Après la cuisson, les mines sont placées dans les rainures des bois préalablement préparés (Fig. 42); on nettoie la surface et on colle le se.
cond morceau, puis on fait sécher. Les bois contiennent de 4 à 12 eravons
Fig. 42
ou plus, suivant le bois employé: eelui-ei est du eèdre pour les meilleurs cravons, Après le séchage, on sépare chaque erayon que l'on tourne ou coupe en primes oetogonal suivant le eus: puis on le vernit et le marque. IL est alors prêt à être vendu.
La fabrication des crayons comprend done les opérations suivantes :