‹ Greco; ou, Le secret de TolèdeChapitre 14 sur 14 · ÉPITAPHE DE GRECO · texte numérisé non relu

ÉPITAPHE DE GRECO

AU TOMBEAU DU GRAND iVlAITRE DOMENICO GRECO

0 passant, ce beau monument, dure voûte de brillant porphyre, dérobe désormais à l'univers le pinceau le plus doux qui ait fait frémir la vie sur le bois et la toile.

Son nom, digne d'un souffle plus puissant que celui qui remplit le clairon de la Renommée, s'étend et brille sur ce champ de marbre lourd. Révère-le et passe.

Ici gît le Greco. Si l'étude lui livra les secrets de l'art, l'art lui révéla ceux de la nature. Iris lui légua ses couleurs, Phébus sa lumière, sinon Morphée ses ombres.

Que cette urne, écorce funèbre de l'arbre sabéen, boive nos larmes et que, malgré sa dureté, elle en exsude autant d'aromates.

(Traduction Francis de Miomandre.)

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