L AZOTE DANS LES FEUILLES PANACHEES
naires, ce passage n’a pas lieu; enfin, lorsqu’on constate des variations quantitatives, on peut souvent les expliquer par les changements de nutrition dus au greffage sans recourir au transport lui-même.
Ilien de ce qu’on sait maintenant sur les variations chimiques dans le greffage ne permet de supposer que le sujet et le greffon s’influencent spécifiquement de façon à mettre en évidence l’existence de ce qu’on appelle l’hybridation asexuelle. Cette conclusion qui, comme je l’ai dit au début, ne vise pas le cas encore discuté de repousses anomales du bourrelet, est pré- Gisement la même que celle à laquelle j’ai été amené à la suite de mes recherches sur les variations morphologiques et biologiques dues au greffage; ces changements sont toujours des variations de nutrition, et jamais des variations spécifiques (sensu stricto) attribuables à une hybridation asexuelle.
M. Molliard prend la parole pour la
L’azote dans les feuilles panachées et les feuilles normalement dépourvues de chlorophylle;
par M. Marin MOLLIARD.
C étude chimique des galles m’a montré 1 que le taux de 1 -izote soluble y est beaucoup plus élevé que dans les organes sains homologues et j’ai fait observer que le même fait se *etrouve dans les feuilles panachées comparées aux feuilles 'ortes normales; c’est sur ce dernier point que je désirerais revenir ici, àyant étendu depuis mes recherches à d’autres espèces que VEvonymus japonicus et Y Aspidistra elatior que j avais tout d'abord seules considérées.
^ ous les matériaux qui ont servi aux analyses dont je donne plus loin les résultats ont été récoltés simultanément pour une uiune espèce et desséchés dans les mêmes conditions. Pour Y Acer e Qundo les feuilles vertes, les feuilles panachées et les feuilles entièrement blanches proviennent d’un même individu; les
Molliard (M.), L'azote et la chlorophylle dans les galles et les feuilles unachées. G. R. Acad. Sc., 30 janvier 1911. 152.