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A LA RECHERCHE D’UNE MAIRIE. — LOCATION PUIS ACQUISITION

— INSUFFISANCE DE LA MAISON COMMUNE ET ACHAT ü’uN NOU- VEL IMMEUBLE. — LE THEATRE DE GRENELLE. — IL EST REVEN- DIQUÉ PAR VAUGIRARD LORSQUE GRENELLE SE SEPARE DE CETTE COMMUNE. — SON INCORPORATION AU TERRITOIRE DE GRENELLE.

— SON EXPLOITATION DEFECTUEUSE SOUS LA DIRECTION SEVESTE. LA RÉCLAMATION DES SAPEURS-POMPIERS. — LA DIRECTION EN EST CONFIÉE A M. LAROCHELLE. — LES DOLÉANCES DE CE DER- NIER AU MOMENT DE l’âNNEXION DE GRENELLE A PARIS.

La principale préoccupation d’une municipalité naissante est, sans nul doute, la recherche d’un local pour y installer sa Mairie.

Aussi bien cette préoccupation fera-t-elle l’objet de la première délibération que prendra le Conseil Municipal de Grenelle, lors de la réunion qu'il tiendra le dimanche 22 février i83i, dans la propre maison du maire, M. Juge, rue Violet.

Cette assemblée vota, en effet, le prélèvement d’une somme annuelle de 25o francs pour la location d’une maison commune et du bureau de bienfaisance b

1. Archives de la Seine. Registre n" i des délibérations du Conseil Municipal de

Le modeste immeuble, situé à l’angle des rues Violet et du Théâtre, 11e possède, malheureusement, pas plus que le bureau de bienfaisance et le corps de garde, aucun objet mobilier, et le maire, dans son rapport au Préfet, du 7 avril i83i, ne manque pas de le faire remarquer et d'appeler sur ce point la bienveillance de l’Administration supérieure1 2.

Dans le budget de 1 83 1 on voit les frais de bureau de la mairie, le traitement du secrétaire, le chauffage et l’éclairage, fixés à la somme de 1.200 francs. Un crédit de 5oo francs est, en outre, affecté à l’ameublement de la maison commune et du bureau de bienfaisance -.

La maison ainsi choisie pour devenir le siège de la municipalité, appartenait à M. Violet, ou tout au moins à la société des terrains de Grenelle. Dans sa séance du 2 mai 1 832 , le Conseil Municipal approuvait le projet de bail passé pour trois années à partir du ier juillet 1 83 1 . L’immeuble comprenait les locaux destinés à la mairie, le corps de garde et le logement de l’instituteur. Le montant total s’élevait à la somme de 5oo francs par année, dont 25o francs pour la mairie; 1 25 francs pour l’instituteur ; et 126 francs pour le corps de garde3.

A côté de cette maison était un terrain nu, appartenant au même propriétaire, et contenant 233 mètres superficiels. La municipalité, reconnaissant que l’immeuble et le terrain réunissaient toutes les conditions voulues pour y installer définitivement ses services, les écoles et le corps de garde, ouvrit des négociations pour les acquérir. Il fallut trouver

2. Archives de la Seine. Registre n° i des délibérations du Conseil Municipal de Grenelle.

3. Archives de la Seine. Registre n" i des délibérations du Conseil Municipal de

une combinaison particulière pour arriver à ce but. La société propriétaire, en effet, ne voulant ou ne pouvant vendre qu'au comptant, ce fut l’un des actionnaires, M. Letellier, qui acheta le tout pour son compte personnel et le revendit à la commune, par contrat devant Mc Druet, notaire à Paris, au moyen d’une déclaration de commande. L’opération se montait, pour le prix d’achat, à 8.5oo francs ; pour les restaurations, à 5.710 fr. 5o ; et à 600 francs pour les frais, soit 14.810 fr. 5o.

Le Conseil Municipal approuva ce marché par ses deux délibérations des 5 août et 2 novembre 1 833 1 .

L’ordonnance royale du e3 juin 1 835 , dont le texte est ciaprès, régularisait cette acquisition et dotait définitivement la nouvelle commune d’une mairie lui appartenant :

Louis-Philippe, Roi des Français, eic. Art. ier. La commune de Grenelle, (Seine) est autorisée à acquérirdu sieur Letellier, moyennant le prix de8.5oo francs inférieur à l'estimation montant à 16.400 fr. une maison avec cour, jardin et terrain contigu, le tout contenant 432 mètres 12 centimètres pour servir à l’établissement delà Mairie, des Écoles et du corps de garde.

11 sera pourvu au paiement du prix de cette acquisition, des frais accessoires et travaux d’appropriation, montant ensemble à 14.800 fr. au moyen, savoir : d’une somme de 6.000 fr. à prélever sur les recettes ordinaires, de 4.000 fr. provenant de secours accordés sur les fonds de l’État et du département, et enfin d’un autre secours de 4.800 fr. qui est accordé à la commune sur les fonds collectifs des amendes de police correctionnelle de 1834.

Art. 2. — Notre Ministre, etc2.

Cette maison commune était, naturellement, meublée d’une façon aussi sommaire que possible, et dépourvue des objets les plus indispensables à la vie édilitaire. Dans la séance du 6 mai 1837, en vue des prochaines élections et de l’augmentation du nombre des Conseillers Municipaux, porté à 21, la

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