Archives de la Seine. Vaugirard. Carton D
65 individus. II est possible que la demande des pétitionnaires soit fondée sur les motifs qui les ont portés à demander leur réunion à la commune de Grenelle, mais je vous prie de remarquer, Monsieur le Sous-Préfet, que les charges que ce hameau occasionne à la commune ne balancent point les produits qu'elle en retire car il se trouverait au moins 80 hectares de bonnes terres détachées de notre territoire. C’est une considération que le Conseil Municipal saura apprécier lorsqu’il sera appelé à donner son avis, conformément à l’article 2 de la loi du 18 juillet 1837. Agréez, etc. Signé: Le Maire d’Issy L
Les territoires dont l’annexion était ainsi demandée comprenaient, d’après le plan dressé par M. Herr, les lieux dits suivants : les Belles-noix, les Vaches , les Berges, les Prés, la Bretagne, plus la fabrique d’eau de Javel, située au bord de la Seine. Ces endroits avaient, de tout temps, fait partie de la commune d’Issy2.
Cette tentative n’aboutit pas et les deux communes conservèrent leur intégrité territoriale, contrairement au bon sens le plus élémentaire.
En 1859, ces territoires d’Issy n’en furent pas moins incorporés à Paris.
Nous signalerons que le même fait s’était déjà produit et à la même occasion, pour les habitations de la partie de la rue de Sèvres qui dépendaient de la commune d’Issy. Les propriétaires intra mur os, se trouvant également séparés de leur administration par l’enceinte continue, et se croyant complètement abandonnés aux points de vue de la voirie et de la viabilité, sollicitèrent d’ètre annexés à la commune de Vaugirard. Dans sa délibération du 14 août 1846, le Conseil Municipal de cette dernière localité avait émis un vœu tendant à cette annexion3. Celle-ci n’eut pas lieu non plus, mais les terrains devinrent parisiens en 1859.