CONCLUSION
la création de nombreuses sociétés vouées à Tétude de cette belle province. Il était naturel que dans ces régions montagneuses les Sociétés Alpines prissent une importance particulière. Nulle part en France il n'y en a un plus grand nombre et nous nous contenterons de nommer parmi les plus anciennes et les plus florissantes, le Club alpin et la Société des Touristes du Dauphiné. Rappelons aussi que c'est à Grenoble» que s'est fondé le premier des Syndicats d'initiative de France.
Au point de vue des arts, de l'histoire et de la littérature, il faut citer V Académie delphinale et la Société de statistique, dont les bulletins sont la source la plus précieuse pour l'étude de notrq province, et la Société des Amis des Arts, qui, par ses expositions, ses encouragements aux artistes et ses dons au musée, contribue puissamment au développement du goût artistique dans notre ville.
Enfin je voudrais dire un mot d'une œuvre nouvelle, et très originale, les Cours de français pour les Étudiants étrangers organisés depuis dix ans à l'Université de Grenoble. L'Université de Grenoble s'est mise à la tète de ce grand mouvement qui entraîne toutes les nations vers l'étude des langues modernes et elle a créé, pendant toute l'année scolaire et pendant les vacances, un enseignement du français qui dépasse en importance tout ce que l'on avait fait jusqu'alors. La haute valeur de cet enseignement, joint à tous les avantages que les étrangers trouvent dans la ville de Grenoble, soit au point de vue de leur logement dans des pensions de famille, soit au point de vue des courses de montagne qu'ils peuvent faire facilement autour de la ville, a fait de l'Université de Grenoble la première des Universités de France, pour l'enseignement du français aux étrangers. Cette année plus de 800 étudiants étrangers sont venus suivre ses cours.
En raison des avantages qu'elle présente, le mot que prononçait, il y a quelques années, M. Michel Bréal semblera de plus en plus d'actualité, et nous ne saurions mieux faire que de le rappeler en nous mettant sous la protection de l'éminent philologue qui a dit : « Si j'avais à recommencer mes études, je ne voudrais pas les faire ailleurs qu'à l'Université de Grenoble. »
Et en terminant ce livre, qui sans doute sera lu par quelques étrangers, je veux insister sur la bienveillante hospitalité qu'ils rencontreront en Dauphiné, et surtout leur recommander cette Université si bien placée pour être une Université internationale dans ce pays dont le nom est synonyme de Science et de Beauté.
Musâe-Bibliothéque de Grenoble.