‹ Gringoire (volume 2)Chapitre 17 sur 41 · BALLADE DES PENDUS · texte numérisé non relu

BALLADE DES PENDUS

Sur ses larges bras étendus, La forêt où s'éveille Flore, A des chapelets de pendus Que le malin caresse et doré.

Ce bois sombre, où le chêne arbora Des grappes de fruits inouïs Même chez le Turc et le More, C'est le verger du roi Loicis.

OLIVIER-LE-DAIM

Cela commence bien I

Wicole se tourne rers le Boi et le supplie.

NICOLE , au Roi.

Par pitié !

LE ROI, tranquillement, à Gringoire.

La suite?

Tous ces pauvres gens morfondus.

Roulant des pensers qu'on ignore , Dans les tourbillons éperdus Voltigent j palpitants encore.

Le soleil levant les dévore.

Regardez-les j deux éblouis.

Danser dans les feux de l'aurore, Cest le verger du roi Louis.

0L1VIER-LE~DAIM^ répétant le refrain avec ironie.

Le verger du roi Louis !

LE ROI, toujours calme.

Fort bien, (a Gringoire.) Poursuivez.

La troisième strophe est encore plus réjouissante.

LE ROI

Est-ce vrai?

Vous allez voir.

Ces pendus , du diable entendus.

Appellent aes pendus encore. Tandis qu'aux deux, d'azur tendus.

Où semble luire un météore .

La rosée en l'air s'évapore.

Un essaim d'oiseaux réjouie Par-dessus leur tête picore.

C'est le verger du roi Louis,

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