SCÈNE TX
LOTSE:, fel^ant malicieusemeot d'étie distrait*.
Quoi conc, Sire? De qui parlez-vous?
LE ROI
De l'époux que je te destine.
SIMON FOURNlEis.
Quel époux ?
L'acceptes-tu ?
Non.
NonI
L O Y s E , à part.
Celle fois, il faudra bien qu'il parle.
Tu le refuses! Toi, Loyse!
LOYSE, regardant Gringoire à la dérobée.
Je ne puis épouser un inconnu... dont on n'a pas môme voulu me dire le nom!
NICOLE, an Kol.
Ahl J'en étais sùrel il a été brave jusqu'au bout.
LOYSE
Je savais bien qu'il était en danger l
LE ROI, h loyse.
Gringoire ne t'a pas dit qu'il avait oITensé le Roi son seigneur en composant une certaine... Ballade des Pendus, et que pour racheter sa vie...
LOYSE , deTinaot,
Il devait en une heure, en un instant...
Se faire aimer de toi t
LOYSE, poussant un grand cri de joie. Ah 1 (Allant à Grlngoire qu'elle prend par la main.) SirC, je VOUS
demandais ce matin un époux capable d'une action héroïque, un vaillant qui eût les mains pures de sang versé : eh bien ! le voilà, Sire. Donnez-le-moi. Je l'aime. C'est moi qui réclame votre parole, et je serai Gère d'être sa compagne à toujours^ dans la vie et dans la mort I
LE UOI, à Simon Fournie*.
£h bien, Simoa ?
SIMON FOURNIEZ.
J'entends, Sire. Vous voulez mon consentement ?
LE ROI
Me le donneras-tu ?
SIMON FOURNIEZ.
Vous le savez, Sire, nous n'avons pas coutume de nous rien refuser l'un à l'autre.
LE ROI, riant.
Merci , compère. (AGringoire.) Et toi, Gringoire, qu'eu dis-tu?
GRINGOlRu), éperdu de jol«.
Sirel Elle ne rit pas !
LE ROI, paiement.
Elle ne pleure pas non plus! (Bas à Gringoire.) Faut-il lui apprendre à présent la raison que tu avais d'être si timide ?
GRINGOIRE, désignant avec méluncolie son pauvre visage.
A quoi bon, Sire, si elle ne s'en aperçoit pas t
LE ROI, & Simon Fourninz.
Mon cher ambassadeur...
SIMON FOURNIKZ, rayonnant de joie.
Ambassadeur 1
LE ROI
Voilà la fille mariée ; prépare-loi à partir pour les Flandres.