‹ Gringoire (volume 2)Chapitre 39 sur 41 · BALLADE DES PENDUS · texte numérisé non relu

BALLADE DES PENDUS

Sur ses larges bras étendus, La forêl où s'éveille Flore, A des chapelets de pendus Que le matin caresse et dore.

Ce bois sombre, où le chêne arbore Des grappes de fruits inouïs Même chez le Turc et le Mors C'est le verger du roi Louis,

Tons ces pauvres gens morfondus.

Roulant des pensers qu'on ignora.

Dans les tourbillons éperdus

Volligenf, palpitants encort.

Le soleil levant les dévore.

Regardez-les, deux éblouis, Danser dans les feux de Vaurort, C'est le verger du rot Louis.

Ces pendus, du diable entendus, Appellent des pendus encore.

Tandis qu'aux deux, d'azur tendus.

Où semble luire un météore, La rosée en Vair s'évapore, Un essaim d'oiseaux réjouis Par-dessus leur tête picore.

C'est le verger du roi Louis.

Prince, il est un bois que décort Un tas de pendus enfouis Dans le doux feuillage sonore, C'est le verger du roi Louit,

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