BALLADE DES PAUVRES GEN
Le pauvre hère en son Iriste séjour, Est tout pareil à ses bêtes qu'on foitailu, '''endanije-t-il, a-î-il chauffé le four Pour un festin ou pour une épousaille.
Le seigneur vient, toujours plus endurci. Sur son vassal, d'épouvante saisi, Il met sa main, comme un aigle sa serre, El lui prend tout, en disant : « Me voici!» Aux p<iuvres gens tout est peine et miske.
Aijeipiliéiu pauvre fou de cour!
Ayes pitié du pêdieur qui tressaille
Quand l'éclair fond sur lui comme un vautour,
Et de la vierge aux yeux bleus, qui travaille,
Humble et rêvant sur sa chaise de padle.
Aytz pitié des mères 16 souci,
0 deuiU L'enfant rose et blond meurt aussi.
La mère en pleurs entre ses bras le serre.
Pour réchauffer son petit corps transi :
Aux pauvres gens tout est peine et misère.
Prince! pour tous je demande merci !
Pour le manant sous le soleil noirci Et pour la nonne égrenant son rosaire Et pour tous ceux qui ne sont pas d'ici: Aux pauvres gens tout est peine et misère.
L'auteur ne saurait trop engager MM. les directeurs des tluVitres de province, qui voudront monter sa pièce, à ne tenir aucun compte, lorsqu'ils distribueront le rôle de Gringoirc, de l'emploi que tient i
Paris M. Coqucliii. Ce remarquable comédien, à qui sa noturg exceptionnelle permet d'aborder tous les genres, possède des qualités d'émotion, de tendresse, de poésie, bien rares chez les acteurs comictues. Aussi , à moins d'une rencontre heureuse et presqt>« impossible, MM. les directeurs de province devront-ils, en ne consultant que la nature de l'homme et celle de son talent, distribuer ce rôle si varié au comédien qui en aura le physique, les aptitudes et l'intelligence, quelque soit d'ailleurs l'emploi qu'il joue, comiques ou rôles de genre, amoureux ou jeunes premiers du drame ou de comédie*
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ÉMILB COLIN — lUPRIMenlIi DE LIGNY
Lo Bibliothèque
Université d'Ottawa
Echéonce
The Librory
University of Ottawa
Date due
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