‹ Griphon ou La vengeance d'un valet [microforme]Chapitre 11 sur 63 · SCENE XVI · texte numérisé non relu

SCENE XVI

CITRON, GRIPHON. N’esr-ce pas qu’il est délicieux ?

GRIPHON.

Excellent. ee fait le geste d’une personne qui veut vomir.) Je vous prie de me pardonner, Mudemoiselle, je ne suis pas très-bien aujourd’hui,

aper(

O ture.

Vou:

je sa

préc et ur

tais {

CITRON

C’est donc ce soir, Monsieur Griphon, c’est donc ce soir que mes peines doivent finir. Que je vais trouver les heures longues ! A quelle heure pourrai-je me tenir prête, Monsieur Griphon ?

GRIPHON.

C’est à vous, chère Emilie, à m’appointer le mo-

ment qui vous sera le plus favorable.

CITRON

Eh bien! Cher amant, puisque vous le voulez, soyez ici à neuf heures.

GRIPHON.

Pourrai-je entrer ?

CITRON

Ne risquez pas. Mon oncle pourrait me tromper et être de retour.

GRIPHON, Je vous attendrai donc à la porte ?

CITRON

Oui. Je vais faire un paquet de mes bijoux et de mes habits les plus précieux, et je vous le ferai jeter par une des fenêtres du second étage, si mon oncle est ici. Pour moi, je saurai bien sortir, sans qu’il s’en aperçoive.

GRIPHON.

O bel ange ! Je crois déjà vous voir dans ma vois ture.

CITRON (baissant la vue.)

Mais quel doute affreux s'empare de ma pensée ! Vous allez peut-être oublier votre promesse. Oh! Si je savais. ..,...

GRIPHON,

Pour gage, daignez accepter ces bijoux ; ils sont précieux. (Il tire de sa poche des pendants d’oreille el un collier qu’il offre à Citron.)

CITRON (prenant les bijoux.) Que vous justifiez bien l’idée favorable que je m’é-

tais faite de votre cœur et de vos manières ! Par un senc2

timent de délicatesse, je pourrais refuser ces bijoux ; mais comment ne pas accepter comme souvenir ce qu'offre une main qui m’est plus chère que tout l’or du monde ?

GRIPHON (se tenant le ventre.)

Ouf! Je ne suis pas bien.

CITRON

Buvez de mon vin, vous allez être mieux dans Pinstant.

GRIPHON:.

Pardonnez, je voudrais sortir. (11 se lève.) CITRON:

Vous ne partirez pas, sans goûter de mon vin. Ne le trouvez-vous pas fameux ?

GRIPHON.

Sans doute, CITRON:

Eh bien ? Pourquoi donc vous gênez-vous ?

GRIPHON:

Je ne puis rester plus longtemps. Vous m’excuserez bien,

CITRONe Monsieur Griphon, voulez-vous faire plaisir à celle qui ne peut vivre sans vous ?

GRIPHON:

Qu'est-ce ?

# CITRON

Buvez encore un verre de mon vin.

Eh bien! (1! se verse à boire.) Allons! (J7 boit

la moitié de son verre.) CITRON:

Buvez tout.

GRIPHON:.

Je ne puis. (11 fait le geste d’une personne qui veut vomir.) Excusez-moi, je sors.

CITRON (d’un air surpris.) Ah! Monsieur Griphon, je vois venir Monsieur Jourdain. C’est un jeune fat qui veut me faire la cour.

iserez

| celle

Asseyez-vous donc près de moi, pour voir quelle figure il va faire. On nue peut être plus jaloux que lui. Le voici. (71 s’assied et Griphon s’assied près de lui.)

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