SCENE XII
LES PRECEDENS, CITRON. Eu bien, lutin, tout est-il prêt ?
CITRON
Oui, Monsieur.
GRIPHON:.
As-tu remarqué comme le cheval est gras ?
CITRON
Oui, il luit comme un miroir.
GRIPHON:
Sais-tu pourquoi il jouit d’un si grand embonpoint !
CITRON
Je lui donne chaque jour une bonne portion d’avoine. GRIPHON:
Oui; c’est cela qui le rend gras. Nigaud, ne vois-tu pas qu’un lutin bienfaisant lui donne ses soins ? N’as-tu as remarqué qu’il avait quelques crins de la queue si À tressés que tu ne pouvais en défaire un ?
CITRON
Oui.
GRIPHON, Ah! Je te croyais plus savant que cela. Je m'en vais ut-être passer la nuit blanche, Et c’est pour une onne œuvre. Je vais veiller auprès d’un de mes grands amis qui se meurt, Le pauvre Aimond ! (J{ s’essuye les yeux.) Nous avons eu bien du plaisir ensemble dans nos jeunes ans. Je pars. (à Cifron.) Aye bien soin de ne pas bouger de la maison.
CITRON
Mon cher maître, il est dangereux de sortir seul le soir, Je vais vous accompagner,
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Ou
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GRIPHON:
Je ne veux pas. Quand lon n’a fait de mal à per-
sonne, l’on ne craint personne. Florette, ne demeure pas là. (Griphon et Floreite sortent.)