‹ Griphon ou La vengeance d'un valet [microforme]Chapitre 62 sur 63 · SCENE XXVIII · texte numérisé non relu

SCENE XXVIII

LES PRECEDENS, A L’EXCEPTION DE CHAMPLURE r) FANCHON, (Les musiciens conversent dans le Jond du théâtre.)

GRIPHON.

Crrron ! (Il regarde Citron allentivement. \ NORMAND.

Mais.....,(riant.) Ha haha, Monsieur Griphon de la partie ?

GRIPHON (examinant toujours Citron.) Citron !

NORMAND

C’est votre valet, je parie. Je vais vous aider à le reconnaître. (4 ôle la perruque de dessus la téte de Citron.)

Quoi !

NORMAND

Serait-ce une demoiselle de vos connaissances ?

GRIPHON (stupéfuit.)

Rêvé-je ?

CITRON

Je vous jure que cela ne m’arrivera plus.

GRIPHON,

Comment, coquin, c’est toi ? (Il va pour donner un coup de canne à Citron.)

NORMAND (l’arrétant.)

N'oubliez pas que vous êtes chez moi, au moins. GRIPHON.

Ils m'ont volé, ils m'ont abusé, je veux me venger. Voici l’autre coquin ! (ZE va pour frapper Boucau.) NORMAND (l’arrétant.)

Je comprends laffaire, je comprends Paffaire. Vous courtisiez Citron. Ils ont bien agi, et moi, à leur place, j'aurais peut-être fait plus. (Griphon regarde Normand.) Qu’avez-vous à me regarder d’un air étonné ? Vous ne me connaissez peut-être pas, je ne suis pas une belle, moi, il est vrai, Pour moi, je connais trèsbien Monsieur Griphon. Ses excursions nocturnes ne me sont pas non plus inconnues, C’est honteux. N'y a-t-il pas d'autre moyen de dépenser l'argent qui vous nuit. Que de pauvres ! Que de prières ils adresseraient au ciel pour vous ! Fi donc ! Un vieillard respectable comme vous !

GRIPHON,

Ouf! (Il va pour sortir.)

aider à le la téte de

ww” donner

1 moins.

ne venger.

Boucau.)

aire, Vous leur place, de Norir étonné ?

ne Suis pas nnais trèscturnes ne eux. N’v it qui vous resseraient espectable

NORMAND (le retenant.)

Attendez. Qu’allez-vous faire de Citron ?

GRIPHON.

La justice sera informée.

NORMAND

Là. Vous voulez donc mettre vos libertinages encore plus au jour qu’ils ne le sont déjà. Ecoutez : Citron est un brave garçon......

C’est un coquin.

NORMAND

Il m'a servi avec fidélité pendant plusieurs années. Je veux que vous lui pardonniez les petites espiègleries qu’il aurait pu..,....

GRIPHON.

Moi ?

NORMAND

Si vous ne le faites, je vous jure que je dévoile tout.

CRIPHON,

Mais ma bague.

CITRON

Je vais vous la rendre. (1! donne ne bague à Grihon.) Pardonnez-moi, s’il vous plait.

GRIPHON, Mes pendans d'oreille. .....

CITRON

Ils sont dans ma valise, mon cher maître. J’y ai ussi mis l’argent pour les messes et celui que je vous i volé sur le chemin...

GRIPHON,

Comment, pendard ! C’était toi !...,

NORMAND

Chut ! I vous le rendra.

CITRON

Ce revenant...

Quoi ?

GRIPHON,

CITRON

C'était Boucau.

GRIPHON.

OQuf!.... et je vois maintenant que ce lutin de

Jourdain. ..ocooe CITRON.

C'éts aucst Boucau.

Et vous voulez que je pardonne tout cela ! Et ma figure ; regardez...... Et ma voiture qu’ils sont cause que j’ai cassée ..4s.

CITRON

Mon maître......

NORMAND

Je ne sais quels tours ils peuvent vous avoir joués ; mais quels qu’ils soient, votre conduite les occasionnait, et il faut tout pardonner. Si vous ne le faites, voilà votre nom à jamais nurdu. Ces deux valets peuvent

raconter par toute la ville ce qui s’est passé, et montrez-vous donc ensuite.

GRIPHON:.

Mais...

NORMAND, Marchez tête haute ensuite.

GRIPHON:

Me promettront-ils de tenir le secret ?

CITRON

Oui : je le jure, mon cher maître.

GRIPHON (à Boucau.) Et toi ?

BOUCAU.

Jamais personne n’en entendra parler.

NORMAND

Vous entendez ?

GRIPHON.

E 4 bien, CP !

NORMAND

Leur pardonnez-vous ?

GRIPHON (@ Citron.) Tu vas me rendre ce que tu m’a déroté ?

CITRON

lutin de Oui, oui, mon cher maître.

NORMAND

Vous oubliez tout ?

GRIPHON.

Eh bien !..., Oui. (à part.) Ouf.

! Et ma CITRON.

u’ils sont Merci, mon cher maître.

BOUCAU,

Merci, Monsieur.

UN MUSICIEN

Et nous? qui va nous payer.

GRIPHON:

Aux autres, maintenant. Combien demandez-vous ?

peuvent et mon-

UN MUSICIEN

Cinq chelins pour chacun de nous.

GRIPHON:

Je vous donne le double de cela, si vous me promettez le secret le plus absolu sur tout ce que vous avez vu et entendu ici ce soir,

LES MUSICIENS. (Les uns après les autres.)

Nous le promettons—— Parole d’honneur Pour ma part—— Oui, oui, nous tiendrons le secret.

GRIPHON:

J'aurai occasion de vous employer souvent chez moi, remarquez bien. (11 leur donne de l'argent.) N’oubliez pas. ... (à nart,) Je me convertis dès cet instant,

UN MUSICIEN

Nous vous somines obligés, Monsieur, (Les musiciens sortent.)

Page 1