‹ Grossesse et CardiopathiesChapitre 22 sur 63 · DS · texte numérisé non relu

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En réalité. il semble bien que les affections mitrales n’ont pas un pronostic plus sombre que les lésions de l’orifice aortique.

Le tableau de lésions bien compensées que publie Vinay montre par comparaison avec le précédent que les unes et les autres sont bien supportées ou donnent lieu à des accidents suivant une proportion de même ordre.

En effet la compensation est restée suffisante dans :

InsuhSance MITA RE 6 obs.

Rétrécissement mitral................ SRE lire Insuffisance et rétrécissement mitral.,......... 7 —

. 22 obs.

Insuffisance sortiques raie or vs 1 obs.

Insuffisance/tricuspidet" #7" 2727008 TR ER l— lésions ieomplexes RE A er MN re

Si les observations d'accidents gravido-cardiaques sont nombreuses chez les mitrales, tandis que chez les aortiques elles sont relativement rares, «c’est que la fréquence des lésions mitrales, et en particulier du rétrécissement, est plus grande chez la femme » (Vinay).

Peter explique pourquoi les lésions aortiques provoquent rarement des troubles.

«On a vu les raisons qui m'ont déterminé à décrire deux espèces d'insuffisance aortique: l’une par endartérite, l’autre par endocardite : j’ai montré que la première élail surtout l’apanage du sexe masculin, de l’âge avancé, du surmenage ou de la dégradation par la

débauche, l’ivrognerie, le tabagisme. On conçoit donc

que les femmes, au moins à l’âge où elles peuvent devenir enceintes, échappant le plus habituellement à cette première espèce d'insuffisance, les accidents gravidocardiaques soient rares par le fait de cette première espèce d'insuffisance. On comprend qu'ils le soient également par le fait de la seconde espèce que j’ai démontré être la lésion valvulaire la mieux tolérée par l'organisme, celle qui détermine le plus tardivement les congestions viscérales multiples et qui est en un mot la moins grave des maladies du cœur. »

Dans la statistique de Demelin le tableau des femmes ayant présenté des accidents comprend à peu près toutes les lésions cardiaques.

4 primipares avaient :

1 double lésion mitrale rhumatismale ; 2 insuffisances mitrales ;

1 rétrécissement mitral et aortique congénital. 10 secondipares :

À insuffisance mitrale rhumatismale ;

2 doubles lésions mitrales rhumatismales ;

L insuffisances mitrales ;

2 rétrécissements mitraux purs ;

1 insuffisance mitrale et aortique.

2 Il-pares:

À insuffisance mitrale ;

1 insuffisance mitrale avec péricardite sèche, 1 IV-pare:

4 insuffisance mitrale rhumatismale.

— Le = 1 V-pare :

4 insuffisance mitrale:

1 VI-pare:

À insuffisance mitrale. \

1 VIII-pare :

4 double lésion mitrale.

1 XI-pare :

1 insuffisance mitrale rhumatismale.

« La lésion orificielle paraît avoir par elle seule peu d'influence sur l'apparition des accidents gravido-cardiaques » (Demelin). Certains auteurs considèrent avec Spiegelbert et Schræder que les lésions aortiques déterminent plus facilement des accidents pendant la grossesse et les lésions mitrales des accidents au cours du travail et à la suite.

Enfin on sait que, d’une façon générale, en dehors de la grossesse l’asystolie survient à moins brève échéance dans les lésions valvulaires aortiques, mais que si elle apparaît elle est plus rapide et plus irrémédiable.

On est revenu (1) récemment sur la gravité accordée au rétrécissement mitral. Pour certains auteurs, comme Germain Sée, cette lésion jouissait déjà d’une sorte d’immunité pendant la grossesse.

Mais MM. Audebert et Henri Dupont ont montré

1. Communication du 3 juin 1908. Annales de Gynécologie et d'Obstétrique, 1908, t. V, 2° série, p. 399.

On —

qu'on doit absolument distinguer au point de vue de la grossesse les deux variétés de rétrécissement mitral : le rétrécissement consécutif aux infections et souvent associé à l'insuffisance et le rétrécissement mitral congénital. Ars

Nous résumons les résultats des 5 observations relatées dans leur communication.

Les 5 femmes observées eurent ensemble 13 grossesses qui ont évolué comme suit:

Oss. I. — Quatre grossesses: 3 accouchements à terme, 4 à huit mois.

Oss. II. — Une grossesse: 1 accouchement provoqué à huit mois pour viciation pelvienne.

Os. III. — Cinq grossesses : 4 à terme, 4 à huit mois, 1 mort d’hérédo-syphilis.

Os. 1V. — Une grossesse : 1 à terme.

Oss. V.— Deux grossesses : 2 à terme.

Il n’y a jamais eu d’accidents graves et la mortalité tant infantile que maternelle due à la cardiopathie est nulle.

MM. Audebert et Dupont résument en outre une série d'observations prises dans la littérature médicale

depuis 1880.

Os. VI. — Onze grossesses: 11 accouchements à terme. Oss. VII — Trois grossesses : 3 à terme, hémorragies.

Oss. VIII. — Deux grossesses : 2 à terme.

Os. IX. — Six grossesses: 4 à terme, 2 avortements

(hémorragies).

td Os. X. — Six grossesses: 5 à terme (hémoptysie),

L avortement. s £

OBs. XI. — Une grossesse: enfant mort d'hérédosyphilis.

O8s. XII. — Neuf grossesses: 9 à terme.

O8s. XIII. — Une grossesse : mère et enfant morts. Oss. XIV. — Trois grossesses : 2 à terme, 1 à sept mois, sort inconnu.

O8s. XV. — Une grossesse : 1 à terme.

Sur 43 grossesses : 38 sont arrivées à terme.

Une s’est terminée à sept mois.

Quatre ont été interrompues par un avortement.

La mortalité maternelle est de 1/10.

La mortalité fœtale de 6/43.

En additionnant ces chiffres avec ceux des observations précédentes on obtient :

Quinze femmes ayant eu 56 grossesses, sur ces 56 grossesses 48 se sont terminées à terme.

Trois à huit mois avec tous les enfants vivants sauf 2 hérédo-syphiltiques.

Une s’est terminée à sept mois, enfant de sortinconnu.

Quatre se sont terminées par avortement.

La mortalité maternelle est de 1/15.

La mortalité fœtale de 4/53 soit 7,5 0/0 en tenant compte seulement des décès dus à la cardiopathie maternelle.

Cette statistique opposée aux statistiques globales

comprenant tous les cas de rétrécissement mitral sans

exceptions et sans distinction d’origine congénitale où

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