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ACTE IE

La place publique de Guernica.

A gauche, le palais foral.__ Au fond, devant un grand chéne, desséché à demi, les sept sièges de prerra réservés aux représentants des provinces basques, abrités düne colonnade dorique flanquée de deur tribrous. À droite, Léglise du couvent de Santa-Clara, où chantent les orques, accompagnant les lamentations des religieuses Au premier plan, La foule carliste, tournée vers lorateur et les représentants, aïnsi que Miquel ct Pericn. duan occupe l'une des tribunes: il prononce le discours qui doit soulever les Basques en faveur de Carlos. A la fin de chacune de ses périodes, les psaumes des religieuses, couverts par sa voit, font passer sur La foule des versets latins que tout l'auditoire achève en S’inclinant. Le discours de dan est déelame, l'orchestre ne suivant que Le chant des orgues. Au lever du ridean, éclate uuv rumeur immense, acclamant duan à la tribune.

Moderato.

LABBESSE FH = | ——— | ee —— | du Couvent de SANTA-CLARA HR

SOPRANI et CONTRALTI. 2 GROUPES (duns la coulisse)

RELIGIEUSES, Hs -h D PERICO. CAS AUVErT JUAN. FAT x = MIGUEL. Ê— x TENORS.

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JUAN (<'uvaltant, le geste large, tandis que les religieuses invisibles récitent le roseire) Ma Patrie!

Au sommet du mont d’Altabiscar, Par dessas Ta nue, en révant, à l'écart Des hameaux où tintait la rumeur des sonnailles, Jai contemplé, sous moi, chasseur sudacienx, Ton sol accidenté, tombe de ne aïenx,

Rouge du fer natif et du sang le batallest

Comme une mer figée, aux vagues de granit, Le chaos de tes monts houleux roule et finit Sur Les bords écumeux où lPOcéan halète;

Et la brise dans For des couchants au déclin Mapportait, embaurmé de leffluve salin,

L'air de Fontarabie et de Portugalète.

Pays d’Euskaldunac, j'ai surpris, sous mon oeil, Tes vallons se voiler dun nuage de deuil,

Les Larmes ont qailli de mes regards farouches; Et jai juré que ton passé ressuscité

Ferait, à mes accents, crier la Liberté,

Par les mâles clameurs de tes cent mille bouches!

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