Indulto du 30 mai
el Biscaye, Avec le concours des armées de Galice et de Catalogne, celle de Biscaye interdira l'entrée de l'Espagne à de nouvelles troupes françaises. On invitera les généraux en chef à répandre des proclamations pour entretenir le courage et la fidélité du peuple : les hommes de lettres publieront des instructions destinées à éclairer l'opinion publique et « réfuteront les infâmes journaux de Madrid, en étendant leurs observations sur ceux de Paris, rédigés par de véritables charlatans, notamment V impudent Moniteur... On ne négligera pas de le dire à la nation : aussitôt que nous serons délivrés de cette guerre cruelle et que notre roi et souverain Ferdinand VII aura été rétabli sur le trône, les Corlès seront assemblées et nous donneront des lois conformes aux lumières du siècle. Pour nous donner ces lois, nous n'avons pas besoin des Français ; ils n'ont fait que nous piller, déshonorer nos femmes, nous massacrer, nous priver de notre liberté, de nos institutions et de notre roi, et blasphémer notre sainte religion ^. »
Il est ordinaire que la petitesse confine à la grandeur, et la Junte de Séville n'échappa point au ridicule; elle ne se borna point à distinguer ses membres par la cocarde nationale et l'ôcharpe incarnat ; considérant qu'en elle résidait l'autorité souveraine et qu'ainsi il lui fallait le lustre dont elle était digne, elle ordonna que son président serait traité (ï Altesse et recevrait les honneurs correspondants, que les députés porteraient le titre d'Excellences avec les honneui's dus aux capitaines généraux, et qu'enfin ses secrétaires seraient ^'e^y;<e^«'^V^s-. L'usage prévalut, en dépit des protestations dont la Junte de Valence prit Finitiative.