‹ Guerre des frontières du Rhin, 1870-1871 (volume 2)Chapitre 38 sur 39 · C. — Observations et rectifications · texte numérisé non relu

C. — Observations et rectifications

Tandis que, dès le début de la guerre il m'a été facile de me procurer / des documents officiels allemands, il en était tout autrement des documents français. J'ai le droit de dire que je n'ai point épargné ma peine pour obtenir des matériaux français et, pendant |e séjour que j'ai fait en France au mois d'août et au commencement de septembre 1870, j'ai réuni tout ce qui pouvait m'être utile. Mais les dépêches officielles que j'eus alors occasion de lire traitaient les faits les plus importants avec une si grande légèreté qu''il était facile de se laisser tromper sur' les détails. — C'est là, du moins, ce qui m'est arrivé au sujet des batailles du 16 et du 48 août devant Metz, et des positions qu'y occupaient les corps d'armée français. (D'autres furent plus habiles que ; moi — six mois plus tard.)

Dans la suite, à mesure que paraissaient les livraisons de cet ouvrage, j'ai reçu beaucoup de documents d'officiers allemands et français, et ces matériaux m'ont servi k faire les rectifications les plus essentielles que le lecteur trouvera plus bas. J'espère pouvoir rétablir la vérité des faits dans une nouvelle édition. J'aurai, du reste, peu à ajouter à ce qui concerne les opérations des Allemands. Je peux dire que la plupart de mes correspondants militaires des deux partis ont reconnu l'exactitude du tableau général que j'ai fait de cette guerre, et je Jes remercie, à ce propos, de n'avoir pas cru inutile d'appeler mon attention sur des détails et des points obscurs de mon récit.

Ce livre m'a valu une immense quantité de lettres particulières. En outre des renseignements qui pouvaient m'étre utiles et pour lesquels je viens de faire mes remerclments, j'ai reçu d'Allemagne une masse de lettres qui avaient pour but de m'instruire, de me donner des leçons

de politique, et de m'enf^ager à me eorriger. Je ne pouvais réposdfe i des centaines de ces aimables lettres, parce qu'elles sont anonymes, et le temps m'a manqaé pour répondre, à beaucoup d'autres qui éUkot signées Que ces messieurs me pardonnent done de iettr faire ici me réponse collective.

Ce dont m*accusent surtout les écrits dont je Tiens de parler, cTest de a persécuter les Juifs ». A cela je puis répondre qae les nombreax amis que j'ai parmi les Juifs n'ont fait que rire de celte aceiisation.

L'autre reproche que me font la plupart de ces lettres, c'est ma partialité pour les Français. Pour plaire à ces correspondants, j^aurais dà répéter trois fois au moins dans chaque page que les Françaûi sont an peuple immoral, dégt^néré, pourri, bon à rieui nne nation eorrompas, — et qae les Allemands au contraire possèdent toutes les vertus connues et à connaître. Or, n'est-ce point en général une grande sotti$» de dépeindre une nation entière comme vertueuse ou sans vertus? Quant aux Français en particulier, ma prédilection pour eux vient justement de ce que j'ai trouvé chez eux. dans toutes les classes, ua grand fonds de moralité. Je ne veux pas faire ici de comparaison. — En France, comme chez toute grande nation, ou trouvera facilement des milliers de mauvais sujets. Mais eeux qui en ooneluen( que toQ^ la nation française est corrompue et dégénérée ne connaissent |>as la France. Je la connais et je proteste hautement contre une affîmatiea

i blesse outrageusement la vérité. — * Il est eneore une autre raisoa e ma prédilection pour les Français. Je les aime> parce qu'ils sont le peuple de la grande révolution de 1789, laquelle leur donne, h mea avis, des droits à la reconnaissance étemelle du monde civilisé. — le sais fort bien qu'il est de mode aujourd'hui, en Allemagne el bon d'Allemagne, de calomnier, de rapetisser la grande révolution firaaçaise^ pour se donner les airs d'une haute éducation. Mais je ne sois pas obligé de suivre la mode, quand elle est ridicule et de mauvail foôt.

Je pourrais encore dire bien des choses sur ce sujet ; mais je m'»* rète pour les mômes raisons qui m'empêchent d^His longtemps àt mettre une préface à mes livres. Je ne voulais que remplir un devoir de politesse dont il ne m'était pas possible de m*acquitter d'une auifv manière.

Page 59. — Voir dans l'appendiee : Ordres de bUtaîlle, la téritaiile répartition de Tartillerie en1870*

Page Si.— Il y avait en tout, au début d« la guerre, 120 pièces de 8 rayé ; elles ne furent données aux corps d'armée que successivement.

Page 80. — Voir dans Tappendice: Ordres de bateilia^Uréparaiiofi de la eavalerie allemande.

Page ii8. -^ Uh aTeirtiflsement de mobilisation de l'armée aUemaâdd da Nord fut donné le 14 jttillèt ; mais l'ordre formel de mobilisation sQÎTit la déclaration- de guerre dn 19 jdillel; et les r^^intente lie le reçurent que le 20.

Page 168. — Gotobat deWissembonrg. — Le 25 jaillety Blac-Mahod avait ks divisions Ducrot à Wœrth, Doaay à Hagaenan,- Raonlt et Lartigue à Strasbourg ; les brigades de cavalerie Sepfeùil à Soulz, NansQuty à Seltz, Michel en réserve avec un soutien d*infanterie. — Le 2 août, Donay lût envoyé ft Wisaembourg ; le d ausoir^ il y ap^rrit d'dne manière générale la marche eh avant des Allemands et voulut se retirer, mais il reçut ùë Ducrot (?; Tordre formel de reéter là et d'accepter le combat. Donay n'avait pds de cavalerie. D'aptes tme autre donnée il aurait voultt se Mettre en retraite le 4 aoftt en appreiiant d'une ma-' nière certaine Taftproche des Allemands ; mais cela ne lui aurait plus été possible. Il est cependant <;tin8taté t[ile les Français faisaient la soupe lorsgti'ilè fatettt attacfaés. — Les Français estiment lel pertes deDouay à i ^200 hommes tués et blessés (sans parler des prisonniers)^ 6t celles des Allemande a 1 ^800 hoinmes.

Page i73. ^ Bataille de Wterth. — Le 4 ati soir, Mac-Mahon ap* pelle la division Conseil Dumesnit pour hii servir de Renfort dans II combat cpi'il prévoyait. Cette division du V corps, qui était déjà arritée à Colmar^ venait d'être rappelée ^ Mulhouse, sur la nouvelle de mbu-* vements de troupes allemandes dans la for6t Noire. La division Liébert avait été aussi dirigée sut Mulbouse'deBelfort, et la division Dûment était encore en formation à Lyon. A Mulhouse, la division Conseil fut mise en chemin de fer le 4, entre 8 et 10 heures du soir ; elle arriva à Haguenau le S à 2 heures du matin, et elle marcha de là sur Reichshofen ; elle était à Elsssshausen à 5 heures du sOir. -*^ L'artil-: • lerie de Conseil reçut cohtre-ordre à Bnsiaheim^ dans sa marche de Colmar sur Midhouse ; elle revint à Colmdr et fut mise en chemin de fer à 5 heures dd soir pour être dirigée vers le Nbrd.

Le 5 acrftt, à 8 heures et demie du fioir, lllac-Mahon reçut und dépêche de Napoléon tfai mettait le 9« corp^ à sa disposition. Il demanda donc aussitôt à Failly parle télégraphe de se joindre â lut le plus ràpi-^ dément possible. ^ Lorsque Mab-Mahon, qui né s'attendait h livrer combat que le 7 août, fut informé, le 6 à7 heures du matin que Ducrot était attaqoé, il envoya à de Failly à 9 heures et demie an offieierqui arriva à Bitche à 1 heure de Taprès-nlidi.

A la fin de juillet, de Failly avait la division Guiot de Lespart à l'est de Bitche, la division Ôoze et la brigade de Maussion (division Labbadie) à Touest de Bitche, et enfin la brigade Lapasset à Sarreguemines. — En recevant le télégramme de Mac-Mahon du 5 août, de Failly dirigea la division Guiot de Lespart sur Nlederbronii ; mais

Guiot reçut ensuite l'ordre de 8*arrèter k Philîppsbonrg, parce qiif des nouvelles reçues firent craindre à de Failty d'être (ni-mtaie attaqué de Deux«Pont8. Sur les représentations pressantes que lui fit Tofficier de Mao-Mahon à une heure de raprès-ioî Ji, de FaiiJj ordonin à Guiot de marcher de nouveau en avant. Ce dernier parât à Kieâerbronn à 5 heures du soir, et il protégea un peu h retraite de Mac- Mahon, parce que les Prussiens crurent qu'il y avait derrière lui des forces plus considérables.

Pagel82. — GombatdeSarrebrttck(Spicheren-Forbach). — PrtissarJ n'avait pas reçu Tordre d'évacuer, le 6, la position de Spicheren.

Le 5 août, dans la soirée, le génie du 2« corps reçut Tordre decoœmencer des travaux pour fortifier la position. Le soir même, oq creusa quelques tranchées*abris sur les hauteurs, et d'autres le 6 aa maciQ des deux c6tés de la route de Sarrelouis. Dans la matinée du 6^ la division Laveaucoupet occupait les hauteurs de Spicheren ; la divisiofl Vergé était à gauche de la route à Stiring, la division Bataille ea résore sur le plateau d'Oetingen. Frossard lui-même était, au commencement de Taffaire, à Forbach, où il traitait avec le maire des questions ayaâ peu de rapports avec le commandement. Chacun de ses généraux de division était livré à lui-même. Les trois divisions Laveaacoapet Yergé et Bataille n'avaient pas, le 6 août, plus de 20,000 combattants.

Le 4 août, Bazaine avait reçu — < pour les opérations nûlitains seulement, » -- le commandement en chef des 2*, 3* et 4* corps. U disposa alors son 3* corps pour appuyer Frossard, et ses divisions occupaient, le 6 août, les positions suivantes : Montaudon à Sarreguemines, Castagny à Vœiklingen, Metman à Beningen et Merleohacè, Decaën derrière à Saint-Avold. — - Aucune de ce» divisions ne marchs d'elle-même au secours de Frossard ; la division Metman, qui en avait Tordre, ne prit même pas part au combat ; elle s'arrêta à Morsbacfa. X V • <i9i^s l'><^^^ ^'i' i^® s'agissait qae d'une affaire d'avant-postes.

Notre supposition (page 184) que la direction du vent avait empêche Zastrow et Glumer d'entendre le canon de Spicheren nous a été confirmée des deux côtés. Un officier français observe à ce sujet qœ k vent, contraire aux Allemands^ portait aux divisions de Bazaine te bruit du canon de Spicheren.

Il n'y eut que la division de Laveaucoupet qui restât en ordre ei couvrit la retraite sur le plateau de Kehrbach. La retraite du corpsde Frossard s'opéra d'abord sur Sarreguemines et de là sur Pnttelange, où il arriva le 7 & 4 heures du soir.

Frossard perdit, le 6, 4.000 hommes tués et blessés et 2^000 prisonniers. Laveaucoupet eut à lui seul 163 officiers et 1 ,800 hommes tués • et blessés.

Page 21i . — Bataille de Bomy. — Le 7, le 8 et le 9 août« se reti-

rèrenl sar Metz les 2% 3* et 4* corps^ ainsi qae la garde et la brigade Lapassety eoupée du 5« corpn. En môme temps^ le 6* corps se rendait de Chàlons à Metz. — A la suite d'un conseil de guerre tenu le 13 août, Bazaine résolut de quitter Metz. Dans la nuit du 13 au iÀ, le 6* corps était en avant du fort Saint-Privat sur la rive gauche de la Seiile, le 2« corps depuis le fort Queuleu jusqu'à Ars, le 3* devant Bomy, le 4* devant le fort Saint-Julien, la garde en réserve derrière Borny.

La division Laveaucoupet, du 2* corps, était destinée à occuper les forts détachés de Metz; le U, à 3 heures du matin, Frossard mit en mouvement le reste de son corps d'armée pour passer sur la rive gauche de la Moselle. Decaën le suivait avec le 3* corps. Lorsque la dernière brigade de Decaën rompait, à 3 heures et demie du soir, les Allemands attaquèrent. Decaën fit alors demi-tour« ainsi que Ladmirault, dont deux divisions étaient déjà passées sur la rive gauche de la Moselle. Il les rappela, et marcha au canon. — Ce n'est qu'après le combat que le 3* et le 4* corps reprirent leur mouvementde retraite sur la rive gauche de la Moselle. — Le %* et le 6* corps, ainsi que la garde, ne s'étaient pas retournés pour marcher au canon, mais ils avaient continué tranquillement à passer sur la rive gauche de la rivière. Malgré cela, comme le désordre était affreux, la tète du 2* corps n'arriva an Point-du-Jour que fort tard dans la soirée du 14 août.

Page 214. — Bataille de Yionville. — Le 15 août au matin, les corps qui se trouvaient déjà sur la rive gauche de la Moselle continuèrent leur marche sur Rezonville. Le 2* corps bivouaqua entre Rezonvilleet Vionville au sud de la route, le 6* corps au nord de la route de Verdun, la garde à Gravelotte.

Ce n'est que le 16 au matin que le 3' corps (actuellement Le Bœuf) marcha sur Gravelotte par Longeville et Mouiins-lez-Metz ; le 4* corps (Ladmirault) gagna d'abord, par Woippy, la route de Briey, pour rejoindre ensuite celle d'Etain à Doncourt. — La division de cavalerie Forton devait éclairer la route de Saint-Mihiel, la division du Barail celle d'Etain.

Lorsque l'attaque des Allemands commença, le 16 au matin, il n'y avait d'arrivée à Mars-la-Tour que la brigade Margueritte qui escortait l'Empereur dans son voyagea Verdun ; la division de Forton et le eorps de Frossard furent surpris à Yionville par les Prussiens.

Page 221. — Ladmirault, qui suivait la route de Briey, entendit le canon en arrivant à Saint Privat-la-Montagne, et il y marcha aussitôt par Doncourt et Bruville, pour s'engager plus tard à l'aile droite de Canrobert. Le Bœuf reçut de Bazaine l'ordre de marcher sur Mars-la- Tour« mais Ladmirault arriva avant lui et Le Bœuf dut rester en réserve. — Ladmiranlt n'avait alors avec lui que deux de ses divisions.

la troisième (Lordncêz) avait été coupée sur la hantenr de Lessy par Tir équipage de ponts et n'avait pas pu se porter en avants — preave ài désordre qui régnait \ — Les deux divisions de Ladmiraail perdirent. le id août, 3^000 hommes, le 3* corps (Le Bœuf) 800 hommes seule* ment. — Les Françaisestiment leur perte lotaio, le 16 aoât (page â^4> à 8Û0 officiers et 16,000 hommes, y compris les disparus.

Page 226. — Bataille du 18 août. — Bazaine dit qu'il prît après àé 16 la position d'Amanvilliers pour les raisons suivantes : l^manqih? d'eau à Gravelotte et aux environs ; 2* nécessité de prendre des vivre? et des munitions, notamment des projectiles pour les pièces de 4 ; 3* nécessité d'évacuer les blessés sur Metz.

C'est encore Ladmirault qui prit la meilleure part au combat à Amanvilliers. Le 2* et le 3^ corps se sentaient en sûreté dans leur^ positions. Quant au 6' corps, qui devait tenir l'aile droite, le point le plus faible de la position, il était justement le moins fortement constitué, puisqu'il n'avait ni sa cavalerie, ni une artillerie suffisante.

Bazaine avait ordonné de fortifier la position d'Amanvilliers ; mais les troupes passèrent toute la journée du 17 août à chercher et à installer leurs camps. Ce n'est que le 18 août et, en grande partie, après le commencement de la lutte, que l'on creusa des tranchées-abris, mais sans aucune liaison. Chaque général agissait pour son compte, et la direction générale fit encore complètement défaut. Bazaine ne donna pas d'ordres, et chaque commandant de corps i|^norait ce qui se passait à côté de lui.

Résultat des trois premiers combats devant Metz, du 14 au 18 août, page 247. — Bazaine affirme qu'il ne perdit pas dans ces trois journées plus de 25,000 hommes tués et blessés ; — et a l'Officier de l'armée du Rhin » (La Campagne de iSlO jusqu'au V^ septembre) dit que ces chiffres se sont vérifiés après la capitulation de Metz. Mais combien les Français perdirent-ils de prisonniers? Du reste, combien de choses ne reste-t-il pas encore à vérifier des deux côtés !

Page 248. — Ce n'est pas le (jO« de ligne, — du 2* corp«, — ainsi que le disent les rapports officiels, mais bien le 80% du 3^ corpa, qoi occupa Saint-Hubert pendant la bataille du 1^ août. Le 80* se rendit au Pointrdu-Jour le ^7 août ai^ ffïnilUf et so^deuxièoie bataillon, eom^ majfdant Molière, occupa Saint-Hubert et tes environs. ^4^ 19» Pe bataillon fut canonné surtout de Grayelotte, et l'attaqa^ d'infantetia des Allemands le menaça d'être coupé. On ne voyait pas des tranchéesabris eotre Moscou et le Point-du-Joor la position avancée de Saint- Hubert, et il était epcore plus impossible de la aQu^nir. jLe batailloa Molière évacua Saint-Hubert e^tre 3 et 4 heures djii soir, «près «voir perdu 300 hommes sur 700.

Page 262.— Le corps de Mac4lahon s'enfuit de Wo^rth dans le plas grand désordre, le gros se dirigeant sur Saverne. C'est là que Mac*

Mahon put organiser la retraite le 7 août à 6 henres da soir. Il arriva le 8 au malin à Barrebourg^ le 9 à Biamont, le 10 à Luné ville. Il résolut alors de marcher sur Neufchàteau et le chemin de fer de Ohaumont à Blesmes. Le il, il éiait à fiayou>sur-Moselle, le 12 à Haroué, le 13 à Vichery, le 14 à ISeufchàteau. Là, il mit en chemin de fer quelques troupes qui arrivèrent, le 15, au camp de Châlons; d'autres détachements continuèrent leur route à pied sur Join ville et Sain i-Dizler, d'où elles gagnèrent le camp deChâlons en chemin de fer.

De Pailly reçut^ le 6 au soir, la nouvelle de la défaitede Wœrth, et il ordonna la retraite pour le 7. Mais» k l'arrivée d'autres renseignements, il se mit en marche dans la nuit du 6 au 1, en abandonnant ses bagages à Bitohe^ et la brigade Lapasset à son propre sort ; il arriva le 7 à la Petite-Pierre, le 8 à Lixheim, le 9 à Sarrebourg, le 10 à Arracourt et le 11 à Lunéville. Ses troupes arrivèrent au camp de Châlons le 19 et le 20, la plupart par le chemin de ier de Chaumont. La division Go^o marcha à pied de Vitry à Châlons.

Page 263. — Le général Félix Douay re^^it, le 7 acùt, du quartier générai de Napoléon im télégramn^e lui ordonnant de jeter une division dans Strasbourg et de couvrir Beifort avea ses deux autres divisions. — Or, Douay avait déjà dominé la division Conseil Dumesnil k Mac- UahoA, la division Dnmont se formait à Lyon, et il n'avait donc sous lamaiii que b divisiim Liébert,iue brigade de cavalerie et la réserve d'artillerie da T corps. Il réunit ces troupes à Beifort le 8, et les fit travailler aux forts détachés. Le 13 août, la division Dumont arriva à Belfort« La 16, Dooay reçut un premier télégramme de Palikao» lui disant de conduire toutes ses troupes à Paris en chemin de fer et, une heure après, une seconde dépêche lui ordonnait de se rendre au camp de Châlons. il se mit aussitôt en mouvement.

Page 265. — D'après « TOfficier ifi l'armée du ^in », il y aurait eu, le 17 août, un conseil de guerre auqMci assistaient Napoléon, Mac- Mahon, Trochu, Schmitz, Berlhaut, et dans lequel on j&iiurait pris la décision de ramener toute l'ariuée de Mac-Mahon sur Paris. ^ £t pourtant on connaissait d'une manière générale la situation de Bazaine t

Page 266. — 11 n'est pas vrai que le 1'' corps d'armée de Mae. Mahon se rendit à Montmédy en chemin de fer ; il marcha comme les autres.

Page 266. — Yoir l'appendice : Ordres de batailles, pour la forc9 et la composition définitive de l'armée de Mac-MahoA.

Page 269, ligne 30. — Ce n'est pas la 47* brigade du corps saxon, mais bien la 48* qui resta en observation devant Verdun.

Page 273. — Le 27 août, la 24' divisioQ (saxonne), qui était ^ Dun sur la rive droite de la Meuse, détacha à Stenay la 48* brigade et

Je 2* régiment de cayalerie. Ces troupes restèrentlà josqu'ao %d aotl La 24' division avait rrçut Tordre de se rendre toateniièreàSleiuv: mais le contre-ordre arriva qaand elle se mettait en marche, et ladivsion se porta sur Aouart, sur la rive gauche de la Meuse. Utr^^ ment de cavalerie restait à Stenay.

Dans Tannée de Mac-Mahon, Je 7* corps marchait, le 27 août, sm Youziers, sur la rive droite d*i TAisne, le 5* corps sur GeroumtetBeileville, le 12* sur le Chêne ; le 1*' corps, qui marchait de VoQcq s-zr Terrôn, reçut contre-ordre par suite de nouvelles résolatioos de )h£- Mahon. La division Margueritte était à Stonne, la division BooDeiDaifi sur le flanc gauche à Rethel.

Le 28 août, les directions sont indiquées aux troupes françaises a raison des premières résolutions de Mac- Mahon du 27: ctieichtTi échapper aux Prussiens; mais les dépèches de Palikao viennent eocor^ modifier ses desseins et le décider à marcher au secours de Bazaine Il en résulte du désordre. Le 12* corps va, le 28, à la Besace, le 1'^ a« Chêne ; le 7% qui marche au nord sur Chagny, reçoit contr^ordre i Quatre-Champs, vers 8 heures du matin, et se dirige sur Vouit-an- Bois ; le 5' corps marche sur Belval, la division Bonnemains est aux Grandes-Armoises, la division Margueritte à Sommauthe.

Le 29 août, le 12* corps passa la Meuse à Mouzon ; le i" va à Rsa court, le 5' à Beaumont ; le 7* doit aller à la Besace, mais il s'arrèv à Oches ; la division Margueritte va à Mouzon et Carignan, la divines Bonnemains à Raucourt. Tous les corps qui sont enc(»« sur la me gauche de la Meuse reçoivent Tordre de passer à tout prix sorla rivf droite. le 30 août, le 5' à Mouzon, le V k Villers, le l''à Rémilty; Bonnemains suit le i*' corps. '

Page 275.— La 23* division et la 24" du 12' corps (Saxons) fana: dirigées^ le 30 août, sur Beaumont; la première parla NenviiK Tautre par Beaufoit et le bois de IHeulet. L'artillerie de ce corps prit une part active au combat du 30, mais il n'y eut qu'un régiment d'i> fanterie d'engagé.

Page 277. — De Failly n'arriva à Beaumont que le 30 au matiCf après une marche de nuit ; il y campa sans prendre aucune mesot de ^ûreté^ et fut surpris par l'artillerie de de Taun.

Page 278. — Féliy Douay (7* corps) fit, le 30 août, une mairii^ très-fatigante. Lorsqu'il entendit le feu du corps de Failly, il soof^ à marcher à son secours ; — mais^ après mûre réflexion, il abandonoi ce dessein, — parce, qu'il arriverait trop tard dans tous les cas. - La division Con.seil, qui devait escorter sur Mouzon le convoi du?' corps, fut fortement maltraitée par les Allemands qui poursaivaKflt de Failly. — Douay trouva si insuffisants les moyens de passage préparés à Rémilly qu'il renonça immédiatement k y faire passer H

)use à tout son corps d'armée dans la nuit du 30 au 31, et il diria sa 2* division sur Sedan par la rive ganche de la Mense. L»e 1*' corps, Dncrot» arriva, le 30 août, à Garignan» entre 3 et 4 inres du soir.

Page 278. — De Failly perdit à Beaamont tout son campement e s bagages.

Page 280. — Le corps saxon passa la Meuse à Létanne, sur un pont ) bateaux.

Page 297. — « L'Officier de l'armée du Rhin » donne ainsi qu'il lit les pertes des Français dans les journées de Sedan :

Combats de Nouart, Beaumont, Bazeilies, jusqu'au 31 août inclusivement 9,000 H.

A Sedan, 1*' septembre, y compris les prisonniers

faits pendant la bataille 46,000

Dans la capitulation, officiers compris 70,000

Réfugiés en Belgique 15.000

Ce qui donne un effectif de rationnaires de l'armée

de Mac-Mahon de 140,000

Page 390. — Bataille de Moisseville. — D'après le rapport sommaire e Bazaine, l'armée française s'établit, le 19 août, entre les forts détaxés et la ville de Metz. — Le 26 août, le 4*, le 6* corps et la garde assèrent sur la rive droite de la Moselle. Bazaine voulait chercher à » faire jour sur cette rive. Un orage empêcha cette entreprise. Un onseil de guerre fut alors réuni à la ferme de Griment , et il y fut écidé, pour diverses raisons plus ou moins discutables, que l'armée evait rester sous Metz. Mais comme il était facile de prévoir que les ivres manqueraient bientôt à cette masse d'hommes dont la concen- -ation n'avait pas été prévue avant la guerre, on résolut de faire des )rties continuelles, pour se procurer des vivres et, en outre, pour arceler l'ennemi. — Le 30 août, Bazaine reçut des nouvelles de Naotéon in (vraisemblablement du 25 août), lui disant que l'Empereur srait a après demain » sur l'Aisne, d'où il marcherait au secours de azaine; que sa direction générale était Montmédy. — Là-dessus, mtrairement aux décisions du conseil de guerre du 26 août, Bazaine hmit le 31 toute son armée sur la rive droite de la Moselle, devant 8 forts Queuleu et Saint-Julien. Il voulait de nouveau se faire jour or la rive droite vers Thionville, avec les 3% 4* et 6' corps par Betlinville, avec le 2* corps et la garde par Malroy. 11 choisissait prinjpalement la rive droite, parce que les Allemands avaient coupé, sur I rive gauche, tous les ponts de TOme. La prise des hauteurs de linte-Barbe était le premier objet de la botaille de Noisseville.

Tons nos jogemento sur le commeneement de la journée daSlao sont donc pleinement confirmés.

Après rinsacoôe dn 1"^ septembre, Bazaine renvoya sur la n. ganche de la Moselle le 4% le 6' corps et la garde. Les Français cao mencèrent à se fortifier dans leurs positions les plus avancées.

Page 403. — Le 1", le 3 et le 7 septembre, Bazaine expédia à I^i léon iU des dépêches identiques, dans lesquelles il lui annoocait ^ malheur du i" septembre et la mauvaise situaticn dans laqoieileiii' trouvait (surtout à cause du manque d'approvisionnements) ; il p mettait en mémo temps de continuer à chercher à se faire jour. Il:: reçut naturellement pas de réponse, et ses émissaires nerem'c pas. — Cependant il reçut par diûérentes voies la nouvelle de la cr tuhition de Sedan et4es événements du 4 septembre* Ce n'est p^^ tant que le 16 septembre qu'il en donna connaissance k aon améep: un ordre du jour dans lequel il disait le moins qu'il pouvait dire.

bazaine dit qu'il chercha à se mettre en communication ara:^ Gouvernement de la défense nationale par des émissaires qui Kfii:"-de Metz le 15 et le 25 septembre. 11 ne reçut point de répoose, t^^ messagers ne rentrèrent pas à Metz.

D'après ce qu'a dit lui-même le maréchal Bazaine, on voit i^^ ment que son ignorance des événements qui se passaient hors de ^ ne lui était pas aussi pénible qu'il voudrait le lâire croire* Dtai^ ies cas, il avait un moyen infaillible de se renseigner d'une otfs^ ' pariaitement exacte. C était de demander au prince Frêdénc*Uu-*)i | la permission d'envoyer des officiers lui chercher des nouveikst^ | taines de Tétat actuel de la France. Comme les Altemi"^"*"! montrés très-coulants dans ces détails, il n'est pas âpréso»^^ cette autorisation eût été refusée. *- lï était du moins penmi<^' demander^ et nous ne sachions pas que cela ait été fait

Page 422. -* Bazaine évalue les pertes de l'armée deMeU>eat9i^ blesbes et disparus, du 14 août au commencement d'octobre i^^v«' 25 généraux, 2,099 officiers de tout grade et 40,339 soos^rf^' soldats.

Page 540. ^ Dès le milieu de décembre 1870, pendant h de Chanzy vers l'ouest, on voit se produire des symptêmes que la masse du peuple français n'a pas envie de continuer U gi La nation désespère du succès. Le général Chanzy otàùooe '^ gendarmerie d'arrCter le^ soldats qui quittent l'armée, en pi souvent pour cela le chemin de fer. 11 se plaint de l'esprit peu ^"^ prenant de la cavalerie française en comparaison de celai de 1< ^\ lerie allemande, dont les laioles détachements inquiètent sans che les postes français et causent, à peu de frais, de grandes p< l'armée française. 11 se plaint de l'irrégularité de la ourcb'^

Obiresy de l'absence des rapporte joécesiaires, et de la facilité avec iqaelle les généraux se dispenseoi d'obéir à des ordres formels et récis.

Page 550. — Par un ordre du 9 janvier^ Gbanzy ordonne une «ffensive générale pour le 10. 11 se plaint amèrement de ce que ses ;énéraux n'opposent pas de résistance sérieuse. — Mais ces généraux le trouvent pas eux-mêmes d'obéissance cbez leurs subordonnés. 2ue pourraient-ils faire tout seuls ?

Les corps de Gbanzy occupaient les positions suivantes le 9 janirier 1871 : la 16% Jauréguiberry, à 1 aile droite sur la route du &rand-Lacé à laCbartre; le 17% de Colomb, sur la route de Sain^ UalaiSy et enfin^à Taile gauche^ le 21% iaurëSi sur l'Huisne. «^ Tous les corps devaient attaquer^ sans songer à se retirer sur le Mans, Le général Bourdillon (du W corps), placé à 4 kilomètres en avant du Mans avec ses deux régiments de gendarmerie, avait l'ordre d'arrêter tout ce qui voudrait gagner la ville. Gbanzy se plaint de nouveau que le service des avant- postes se fait d'une manière pitoyable. — Dans un ordre du jour du 9 janvier^ Gbanzy annonçait à spn armée que Bourbaki avait remporté une grande victoire à ViUersexel 1

Page 550. — Le but que le général Gbanzy indiquait dans ses instructions du 9 janvier ne fut point atteint le 10. Il s'en plaignit amèrement, le 10 au soir, en indiquant comme il suit les lignes qui devaient être conservées à tout prix le 14 janvier, sans aucune pensée de retraite :

À l'aile droite, en avant de Pontlieue, les bauteurs situées à i'ouest du cbemin des Bœufs jusqu'au-dessus de la gare d'Yvréi'Ëvêque; — défendues, entre la Sartbe et la roule de Tours, par le& troupes de Bretagne, sous le général Delalande; entre les routes de Tours et de i^arigné-r£vêque,par la division Deplanqae, du 16" corps; de Parigné-rËVêque à Yvré-l'Evéque, par les divisions Jouffroy et Koquebrune du W corps. — ioull'roy devra cbercber^ le 11, à reprendre Parigné-r£véque aux Allemands. Dès que les 2« et 3' divisions du 1 6'' corps se seront retirées jusqu'à Pontlieue, elles devront s'y placer en réserve^ et l'amiral Jauréguiberry prendra le commandement en chef de l'aile droite.

Au centre, entre la route de Saint-Galais et l'Huisne, le plateau d'Auvours et les passages de l'Huisne à Champagne et à Saint* Mars-la-Bruyère, — délendus par le générai de Lolomb avec la 2* division de son corps (le 17*> et la division Gougeard du 2r corps, qui occupe avec des détachements les passages de Champagne et de Marspia-Bruyère ; Colomb s'efforcera de rejeter les Allemands sur Ardenay.

A Taile gauche, le reste du 21' corps, sous le [général Jaurès, entre l'Huisne et la Sarthe, sur les hauteurs en avant de Sargé.

En môme temps qa'il donnait ses iastnicUons poar la défense <k ces lignes, le général Chanzy donnait une masse d'ordres relatif â des dispositions qui vont de soi dans une armée organisée. D menaçait en outre de mesures de terreur^ — couper les ponts derr^ l'armée pour l'empêcher de fuir^ — fusiller tous les houunes qii s'éloigneraient du champ de hataille, etc. — Tristes, bien tristes choses !

Les troupes de Bretagne^ retirées du camp de Conlie, dévalait Hk placées en réserve sûr la rive droite de la Sarthe.

Page tSS3. — le 13 janvier, le 17* et le 16* corps français forent dirigés sur Conlie pour se pourvoir de vivres et de munitions (^ existaient dans le camp. Le 12 janvier au soir, Chanzy n'avait pas encore de nouvelles de son aile gauche, le 21* ooips (Jaurès), qni si dirigeait sur Alençon.

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