Ce vêtement était le paludamentum ou manteau de pourpre
45. Vercingétorix, n’attendit pas que les centurions romains le trainassent pieds et poings liés aux genoux de César. Montant sur son cheval éttharnaché corhme dans un jour de bataille, revêtu lui-méme de la plus riche armure, il sortit de la ville et traversa au galop l'intervalle des deux éamps jusqu'au lieu où siégeait le proconsul. Soit que la rapidité de la course l'eàt emporté trop loin, soit qu'il ne fit par là qu'aecomplir an cérémonial usité, il tourna eh cercle autour du tribunal, sauta de son cheval, et prenant son épée, son javelot et son casque, il les jeta aux pieds du Romain sans prononcer une seule parole. Ce mouvement de Yercingétorit, sa brusque apparition, sa haute taille, son visage fiet et martial, causèrent parmi les spectateurs un saisissement involontaire.
César, après avoir adressé des reproches immérités au ehéf g&ulois, otdontia aux licteurs de le gartotter et de le conduire au camp. Vertingétorix supporta tout avec le plus grand courage. César seul, parmi les spectateurs de cette scène, ne fut point ému. Il envoya son vaillant adversaire à Rome, et aprés l’avoir tenu pendant six an$ dans un cacbot, il le fit tuer le jour où il monta en triomphe au Capitole. Cet acte de froide cruauté est resté comme l'une des plus grandes taches de la vie de César. (aminés THiIxRBY.)
Le siége d'Alise et la défaite de Vercingétorix étaient regardés À Rome comme l'un des plus brillants exploits de César. Velléius Paterculus, en parlant de la prise dé cette ville célèbre, dit qu'il fallait être plus qu'un homme pout tenter ce que César fit en cette circonstance, et presqu'un dieu pour l'ezécuter: Quanta audere eig homini, perficere, pene nullius nisi dei fuerit. (Lib. 11, c. xcvi.)
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