‹ Guerre du Canada, 1756-1760; (volume 2)Chapitre 8 sur 37 · Mohicans ou Mahingans. Voyageau Canada de · texte numérisé non relu

Mohicans ou Mahingans. Voyageau Canada de

2 — Journal de Montcalm.

3 Dumas crut que le parti anglais était commandé par

Washington.

“ Les sauvages ont fait vingt-deux chevelures et deux prisonniers, dont leurs femmes en ont brûlé un”. Collection Moreau de Saint-Méry. Bigot au ministre, 6 octobre 1756.

“ Les Anglais ont tué sept personnes et ont perdu dix-huit des leurs, dont deux prisonniers. Les sauvages n’ont pas tardé à partir pour se venger ; la revanche sera prompte et sanglante Journal de Bougainville.

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de toutes parts au delà des montagnes, ne se croyant en sûreté que dans les villes.

M. de Villiers, à la tête de cinquante-cinq hommes seulement, s’avança jusqu’à vingt lieues de Philadelphie, et prit le fort Granville, bâti sur le bord de la rivière Juniata. Ce fort de cinq cents pieds carrés, flanqué de quatre bastions, muni d’artillerie, avait une garnison de soixante-quatre soldats. M. de Villiers surprit les sentinelles ; pénétra à travers les portes, l’épée à la main ; tua une partie de la garnison avec son commandant, le lieutenant Bradford ; fît le reste prisonnier, et brûla le fort h

Le colonel Washington, forcé de reculer devant ce torrent dévastateur, s’écriait dans son désespoir : “Je déclare solennellement que je m’offrirais volontiers en sacrifice à nos barbares ennemis, si, en donnant ma vie, je pouvais contribuer au soulagement du peuple ”.

Cependant, quelque sanglantes que fussent ces incursions, elles auraient été plus cruelles encore, si les commandants français n’eussent sans cesse recommandé aux chefs d’expédition d’empêcher, par tous les moyens possibles, les sauvages de commettre des cruautés sur les prisonniers. Les commissions données par écrit à ces officiers, sont remplies de ces recommandations 1 2

1 — “ M. le chevalier rie Villiers a fait, cette année-ci, une campagne très brillante ”. Monicalm à M. de La Bourclonnane 20 septembre 1756.

2 — J’en ai cité quelques-unes adressées aux frères Baby,. officiers dans les milices canadiennes. Voir Un Pèlerinage au Pays d’ Evangéline, p. 224.

Les frères Baby s’étaient fait un nom par la hardiesse de leurs expéditions. Il est dit dans une attestation, signée par

MONTCALM ET LÉVIS

Le prestige de la France dans les pays d’en haut était en ce moment à son apogée. Les deux victoires consécutives de Monongahéla et de Chouaguen avaient rallié toutes les tribus autour de son drapeau. On va les voir, dans la campagne suivante, accourir de toutes les profondeurs de l’Ouest, et venir pousser leur terrible cri de guerre jusque sous les murs de William-Henry.

Vauclreuil, “ que les sieurs Baby frères se sont distingués par leur bravoure et leurs talents... qu’en dix occasions, on leur a confié des détachements qu’ils commandaient en chef jrnur aller frapper sur l’ennemi et toujours avec succès, entre autres, en 1758, avec trente hommes, ayant fait dans la Virginie et amené au fort Duquesne vingt-neuf prisonniers L’un des trois frères, Jacques-Duperon Baby, est le bisaïeul de l’auteur.

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